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Élections municipales à Tarbes : François Meunier, le candidat inoxydable de Lutte Ouvrière


l’essentiel
Que serait une élection sans François Meunier ? Il manquerait quelque chose… C’est que le garçon, leader de Lutte Ouvrière 65, est candidat aux élections municipales de mars 2026, ce qui fera la cinquième fois qu’il se présente à ce scrutin.

Oui, c’est la cinquième fois que François Meunier s’aligne aux élections municipales à Tarbes. Et on ne compte plus les candidatures à chacune des élections européennes et législatives depuis le début des années 2000. Non, Meunier ne dort pas… « Je ne compte plus », sourit-il, et il ne paraît pas lassé de porter la parole des travailleurs. « Notre liste va s’appeler « Lutte Ouvrière, le camp des Travailleurs », et elle est déjà prête à quelques détails près. Maintenant, place au débat. » Car c’est ça qui le guide, le débat, pour faire triompher les travailleurs contre le capitalisme et ses suppôts, les patrons. « Il faut savoir que dans le monde, une étude a montré que 308 milliardaires polluent à eux seuls autant que 107 pays. C’est incroyable, ce fossé. Et leurs fortunes, ils les ont bâties sur le dos des travailleurs, il ne faut pas l’oublier ! »

« Le capitalisme, ça suffit ! »

Un discours qui n’a pas changé depuis des décennies, François Meunier n’est pas homme à suivre le vent ou les modes. Même pour glaner des voix ? « Non, les hommes et les femmes politiques sont à la botte du grand capital. Les plus grandes fortunes sont les maîtres de l’économie, et donc les maîtres de la société. Alors, ce ne sont pas les élections, quelles qu’elles soient, qui vont changer quoi que ce soit. Il faut que le peuple des travailleurs se soulève, le capitalisme, ça suffit. » Surtout ses dérives, qu’il estime inhérentes au système. « On marche sur la tête. Quand on voit nos députés, même ceux de gauche, qui s’écharpent pour savoir s’il faudra ponctionner les plus grandes fortunes de 1 ou 2 % de leur patrimoine, c’est pathétique. Ce sont toujours les mêmes, les travailleurs, à qui on va presser le citron. L’État a aidé les 1 500 plus grosses entreprises françaises à hauteur de 271 milliards, et qu’il manque « seulement » 44 milliards pour boucler le budget, on se demande comment nos élus fonctionnent… C’est pourquoi les travailleurs doivent s’affirmer, pour de meilleurs salaires, ça suffit de reverser des milliards aux actionnaires. Ce ne sont pas eux qui produisent la richesse, ce sont les travailleurs, mais ils n’en récoltent que des miettes. »

« On nous presse le citron »

Et pour changer ça, François Meunier ne compte pas sur les politiques. « Ils se battent entre eux pour sauver leurs privilèges, pas ceux du peuple. Nous, on veut se battre contre le capitalisme, les patrons, et plus globalement le système. » Dans son ensemble, puisque François Meunier refuse l’étiquette de gauche, et même d’extrême gauche. « Quand on voit ce que la gauche a fait, elle a été complice de beaucoup de choses, non merci ! Nous, à Lutte Ouvrière, on est ailleurs, on est différents. Parce qu’on veut porter la voix du peuple, des travailleurs, et révolutionner le système. » Même s’il est très ancien. « Oui, j’en veux pour preuve le cambriolage du Louvre. Les œuvres volées sont qualifiées de « trésor national ». Mais de qui se moque-t-on ? Ce sont des bijoux, des couronnes que se sont offerts des reines, sur le dos du peuple. En quoi est-ce un trésor « national » ? Si c’est le cas, il faut tout fondre et le redistribuer à ceux qui y ont vraiment contribué. Les travailleurs… » Une seule solution, la révolution…



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