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Budget 2026 : une mobilisation syndicale pour « mettre le débat sous pression »


l’essentiel
Le projet de budget 2026 de la France suscite l’incompréhension et la colère des syndicats. Les revendications portent sur les salaires, la justice fiscale et la protection sociale. Une mobilisation est prévue le 2 décembre pour peser sur les décisions.

Le projet de budget 2026 de la France, personne n’y comprend plus rien, à commencer par les syndicats. Julie Perriguey, secrétaire départementale de la CGT, confie s’être infligée l’intervention du Premier ministre Sébastien Lecornu, jeudi 27, lequel a rappelé les cinq priorités du gouvernement. Elle n’y a guère décelé les revendications principales portées par la mobilisation du mardi 2 décembre prochain, censée « mettre le débat budgétaire sous pression. Nous souhaitons obtenir des engagements concrets et démontrer que la société refuse un budget qui pèse sur les salariés tout en favorisant les plus riches ».

L’action du 2 décembre se décline autour de quatre grands thèmes : les salaires et le pouvoir d’achat, la justice fiscale et la redistribution des richesses, les retraites et la protection sociale, les services publics et les conditions de travail. Julie Perriguey détaille, pêle-mêle, la hausse générale des salaires et l’égalité salariale homme/femme, la suppression de la flat tax sur les revenus du capital et l’alignement des revenus du capital sur ceux du travail, bien entendu l’abrogation de la réforme des retraites, la défense des services publics, etc. Elle pointe un chiffre qui choque : « En 2024, il y a eu 764 morts au travail. Le budget 2026 doit renforcer la protection des salariés ».

« Les précaires vont encore payer l’addition »

Philippe Braconnier (Solidaires), estime nécessaire « une conditionnalité des aides publiques aux entreprises, en matière d’emploi, de salaires et de respect de l’environnement ». Il précise que « le coût de l’inaction écologique représente – 10 % du PIB annuel, or, le budget ne va pas dans le bon sens ». Il ajoute que « les baisses d’impôts ont profité aux plus riches et que ce sont encore les précaires qui vont payer l’addition ».

David Castebrunet (FSU), souligne de son côté, « la difficulté de mobiliser ». Et de regretter que l’union de huit organisations syndicales, en 2023, contre la réforme des retraites, ne soit pas maintenue pour cette mobilisation du 2 décembre qui ne rassemble que la CGT, Solidaires et la FSU. Pourtant, il croit à « la mobilisation et à la grève » pour gagner des combats. Il estime que dans le budget 2026, la fonction publique sera « encore ciblée », par des suppressions de postes, des gels de point d’indice, etc. « Or, on a besoin de fonction publique et on peut encore peser sur le budget par l’action syndicale ».

Le rendez-vous est fixé ce mardi 2 décembre à 10 h 30, à la Bourse du Travail. Le cortège rejoindra la préfecture où se tiendra la prise de parole.



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