Actualités Hautes-Pyrénées, Actualités Tarbes

Un robot pour l’hôpital, déviation Soues-Séméac… de grands chantiers pour l’agglomération Tarbes-Lourdes Pyrénées


l’essentiel
Une séance riche du conseil communautaire de la CA-TLP, avec un débat d’orientations budgétaires apaisé, une contribution pour l’achat d’un robot chirurgical pour l’hôpital et le début des travaux routiers entre l’A64 et la RD 8, sur la zone Séméac-Soues.

Un robot pour l’hôpital

Le centre hospitalier Tarbes-Lourdes se dote d’un robot chirurgical dernier cri. Forcément, ça coûte un peu (1,6 M€), mais c’est devenu nécessaire, comme l’ont présenté Anne Ribeiro, directrice-adjointe de l’hôpital et Amandine Pinto, chirurgien digestif. « C’est un outil qui dispose de bras articulés et permet au chirurgien de réaliser des opérations plus fines et précises, avec moins de dommages, notamment en urologie/gynécologie et en chirurgie digestive. Cela montre aussi la volonté de faire de notre hôpital un pôle d’excellence, et c’est un vecteur pour attirer de jeunes médecins et développer d’autres spécialités. » Bref, ce n’est pas pour se faire plaisir… Le robot est cofinancé par le Département (800 000 €), l’ARS (500 000 €) et il est donc demandé à la CA-TLP de contribuer à hauteur de 300 000 €. Pas de difficulté ? Si, plusieurs élus de gauche, notamment Yannick Boubée, ont estimé que ce n’était pas le rôle de l’agglo. « Normalement, c’est l’État qui finance ces équipements ». Et se sont abstenus du vote, malgré le plaidoyer de Thierry Lavit. « C’est une opportunité à saisir si on veut une santé de qualité. Il faut savoir ce que l’on veut ! » Le principe a été voté.

Le financement de l’OSP revu

Les temps sont durs pour tout le monde. Ainsi, la région Occitanie a décidé de revoir à la baisse sa participation dans le financement de Pyrénia et de l’OSP. Ainsi, sa part passe de 51 % à 35 %, ce qui implique une montée en puissance du Département, de 24,5 à 35 % (+ 1,1 M€) et de la CA-TLP, de 24,5 % à 30 % (+ 600 000 €). C’est plus cher, certes, mais ça renforce « l’autonomie » et la liberté des collectivités locales sur le sujet de l’aéroport.

Des finances maîtrisées

À l’occasion du Débat d’Orientations Budgétaires, les finances de la CA-TLP ont été longuement disséquées par Gérard Trémège en personne. Que faut-il en retenir ? Déjà, que le budget est à l’équilibre, ce qui n’est pas, par exemple, le cas de l’État… Ce qui entraîne une certaine prudence sur le plan des recettes attendues, les « coups de rabot » étant toujours possibles… Pour autant, l’investissement se maintient aux alentours de 25 M€, l’emprunt se limite à 15 M € (prévus en fonction de la réalisation) et la dette diminue. Cela dit, certaines dépenses restent théoriques, puisque Gérard Trémège a émis des réserves sur la participation de la CA-TLP au financement de la ligne GPSO (ex-LGV), qui ne nous apportera rien. Et quant au financement de la rocade nord-est de l’agglo tarbaise, d’un montant de 24 M€, il a souligné qu’au départ, il avait été conclu une participation à 50/50 avec le Département, qui a depuis été ramenée à 65/35, mais Gérard Trémège ne désespère pas de la réduire encore. « Nous n’avons pas la même force de frappe financière que le Département, mais nous nous engageons quand même à ses côtés dans ce projet. » Un débat qui n’a pas eu lieu (peut-être lors du vote ?), hormis l’intervention d’Eric Barrouquère, qui avouait avoir « fait un rêve… Celui d’une agglo qui protège et rassure, dans un monde anxiogène, guidé par les peurs, en investissant dans la culture, le sport. » Gérard Trémège a répliqué : « Si vous rêvez, ça veut dire que vous dormez et ne voyez pas ce que nous faisons, en matière de sport, de culture et de solidarité. Sans parler de la solidarité avec les communes… »

Davantage d’aides aux communes

Justement : en 2017, le Fonds d’Aide aux Communes (FAC), destiné à soutenir les projets des petites communes, était de 400 000 €, mais devant le succès, il a régulièrement été abondé, pour atteindre aujourd’hui 700 000 €. Ce qui a généré, depuis sa mise en place, 60 M€ d’investissement. Ce qui n’est pas négligeable. À ce propos, Jean Buron, maire de Bazet, dont la commune a bénéficié de cette aide pour réaliser une passerelle, a indiqué malicieusement que « pour éviter tout conflit d’intérêts, je ne prends pas part au vote ». Une petite saillie qui a fait sourire Gérard Trémège. « Je n’ai pas eu ce réflexe, et aujourd’hui, j’en paye le prix. Mais tu fais bien, mon cher Jeannot. »

De grands chantiers

Au chapitre des réalisations, il faut noter le lancement du grand chantier de la médiathèque de Tarbes, sur le site de l’Arsenal. Mais c’est surtout le lancement dans les semaines qui viennent de l’aménagement de la ZAC du Parc de l’Adour, entre Séméac et Soues. Ce qui implique la réalisation de la jonction routière entre la déviation de Soues-Barbazan et le rond-point de l’autoroute, un aménagement attendu depuis longtemps.



Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *