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la vaccination bovine s’achève dans les Hautes-Pyrénées, la mobilisation se poursuit
Alors que la campagne de vaccination d’urgence contre la DNC touche à sa fin dans les Hautes-Pyrénées, la Chambre d’agriculture dresse un premier bilan et alerte sur les enjeux à venir. Si une étape importante vient d’être franchie, de nombreuses difficultés techniques, économiques et réglementaires restent à traiter pour accompagner durablement les éleveurs.
Engagée le 16 décembre dernier, la campagne de vaccination de l’ensemble des bovins présents dans les élevages des Hautes-Pyrénées arrive à son terme. En l’espace de trois semaines, cette opération d’ampleur a mobilisé de nombreux acteurs sur le terrain.
Les vétérinaires sanitaires, appuyés par des éleveurs volontaires mobilisés par les syndicats agricoles, ainsi que huit techniciens de la Chambre d’agriculture, ont travaillé conjointement pour mener à bien ces vaccinations dans un calendrier très contraint.
Une campagne menée dans l’urgence
Selon la Chambre d’agriculture, plus de 92 % des élevages, représentant plus de 80 % des cheptels du département, ont pu réaliser ces opérations. Un chiffre présenté comme déterminant dans une « course contre la montre décisive pour tous ».
Une solidarité matérielle saluée
La Chambre d’agriculture tient également à souligner la réactivité des détenteurs de matériels de contention, qui ont accepté de prêter leurs équipements là où ils faisaient défaut. Ces solutions de contention ont permis de sécuriser et d’accélérer les interventions, condition indispensable à la réussite de la campagne.
Les services et élus de la Chambre, l’ensemble des vétérinaires du Groupement technique vétérinaire (GTV) et les éleveurs restent désormais dans l’attente du délai nécessaire à l’acquisition de l’immunité par les animaux vaccinés.
Une information continue auprès des éleveurs
Depuis un mois, tous les moyens de communication de la Chambre d’agriculture sont mobilisés afin d’informer les éleveurs au plus près de l’évolution de la situation et des démarches à accomplir. Cette communication vise notamment à accompagner les exploitants face aux contraintes réglementaires et aux conséquences économiques de la crise.
Parmi les dispositifs mis en place figure l’accès au fonds d’urgence destiné à compenser, dans un premier temps, les blocages d’animaux liés aux interdictions réglementaires de transport. Les dossiers doivent être constitués avant le 18 janvier. À cet effet, des permanences sont organisées par la Chambre pour permettre le dépôt des demandes.
Des difficultés persistantes dans les filières
Au-delà de la vaccination, la situation entraîne d’autres difficultés. Un dialogue technique constant est engagé avec l’État et les structures concernées afin de trouver des solutions opérationnelles, notamment pour les abattages d’urgence et le remplissage des ateliers d’engraissement.
Après 28 jours sans foyer constaté, la Chambre d’agriculture indique qu’une perspective pourrait s’ouvrir, sous réserve de confirmation, vers un régime dérogatoire permettant d’assouplir les règles de mobilité des animaux à l’intérieur de la zone réglementée. Une réunion avec les acteurs de l’aval des filières concernées est prévue mardi prochain afin de faire un point sur cette éventualité.
Anticiper les impacts à moyen terme
Pour éviter ce que la Chambre qualifie de « doubles peines », l’anticipation des autres perturbations sur les cycles annuels est jugée primordiale. La continuité des aides de la Politique agricole commune (PAC) figure parmi les priorités identifiées et suivies de près. Les informations utiles seront diffusées au fur et à mesure de leur avancement.
Par ailleurs, les besoins d’accompagnement économique liés à la crise DNC ne sont pas encore considérés comme couverts à hauteur des préjudices constatés. La Chambre poursuit donc un travail d’expertise afin de calibrer précisément les effets de cette situation inédite. Une réunion de l’ensemble des opérateurs économiques est prévue la semaine prochaine pour faire remonter auprès de l’administration les besoins complémentaires.
Une mobilisation appelée à durer
La Chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées estime que la pleine prise en compte de la situation de l’élevage haut-pyrénéen est cruciale pour préserver l’avenir du secteur. Elle appelle les éleveurs à signaler toute situation problématique non encore identifiée afin d’y faire face collectivement.
Tout en gérant cette crise, la Chambre indique poursuivre son action sur les autres dossiers impactant les filières agricoles du département, notamment les effets de la sécheresse ou la hausse des charges pesant sur l’économie des exploitations.