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« Les gens ne sont pas trop réceptifs ici » : le Dry January, un défi sans grand impact pour les cavistes locaux


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Malgré une offre croissante de boissons sans alcool, les ventes restent marginales, même pendant le Dry January, chez les cavistes de Lourdes et d’Argelès-Gazost.

Au moment d’évoquer le Dry January, certains vous diront « c’est quoi encore ce truc »… Pourtant, ce défi est suivi par des millions de Français depuis son apparition il y a quelques années. La règle est simple : ne pas boire d’alcool pendant l’entièreté du premier mois de l’année, soit 31 jours d’affilée. Au-delà de faire une pause – parfois bienvenue – après les fêtes de fin d’année, ce challenge venu du Royaume-Uni nous invite avant tout à repenser notre rapport à l’alcool.

Avec des effets notables : selon une étude, environ deux tiers des participants déclarent consommer moins d’alcool, en fréquence et en quantité, dans les mois suivant le défi… Ce qui n’est pas négligeable quand on sait que la consommation d’alcool, un enjeu de santé publique majeur en France, est à l’origine de 49 000 décès par an.

Yann Beril, le gérant de Méli-Mévin à Lourdes, ne ressent pas l’impact du Dry January sur son activité.
Yann Beril, le gérant de Méli-Mévin à Lourdes, ne ressent pas l’impact du Dry January sur son activité.
DDM – Clément Beaume

Mais le Dry January (littéralement « janvier sec » en français) est-il vraiment suivi chez nous ? En consultant notre entourage ou en nous rendant sur la terrasse d’un bar, les avis sont quasiment unanimes : janvier ne rime pas forcément avec sobriété.

Un engouement restreint pour le sans alcool

Un constat partagé par Yann Beril, le gérant de la cave Méli-Mévin, avenue Alexandre Marqui à Lourdes : « L’activité est celle habituelle d’un mois de janvier. On ne ressent pas d’effet Dry January. Tant du côté des particuliers que des professionnels de la restauration, il n’y a pas vraiment d’engouement pour le sans-alcool. Du moins pas plus en janvier que le reste de l’année… »

Comme de nombreux cavistes, Yann a pourtant développé depuis quelques années une petite gamme sans alcool, où l’on retrouve du vin, des boissons artisanales et même des spiritueux. « Il en faut pour tout le monde. C’est important d’avoir une offre adaptée aux envies de chacun, poursuit le caviste installé depuis 15 ans dans la cité mariale. Mais, les ventes des produits sans alcool restent marginales… Idem pendant le Dry January. Par exemple, depuis le début du mois, je n’ai vendu qu’une petite dizaine de bouteilles de vin sans alcool, et aucun spiritueux ! Peut-être que le défi est plus suivi ailleurs, dans les grandes villes… En tout cas, ici, les gens ne sont pas trop réceptifs. »

Aux Caves Vignau, les ventes des produits sans alcool progressent mais restent très marginales.
Aux Caves Vignau, les ventes des produits sans alcool progressent mais restent très marginales.
DDM – Clément Beaume

Si la consommation d’alcool fléchit régulièrement depuis des années, surtout chez les jeunes, le Dry January ne semble pas intéresser outre mesure la population de Lourdes et de la vallée des Gaves. C’est en tout cas l’avis de Charlène Alves, la responsable du magasin des Caves Vignau, du réseau Comptoir des vignes, à Argelès-Gazost : « Aujourd’hui, on a environ une vingtaine de références sans alcool, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. Mais les ventes restent dérisoires comparées au reste : ce sont surtout les femmes enceintes qui constituent la clientèle principale de cette gamme sans alcool. On ne ressent pas d’effet Dry January, ce n’est pas un phénomène ancré dans notre vallée. »

Quoi qu’il en soit, janvier ou pas, l’alcool est évidemment à consommer avec modération…



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