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Stado : la réception de Bourg-en-Bresse, le moment d’enfin basculer pour les Tarbais


Avant le match de la dernière chance (19h30), les Tarbais ont fait le pari de modifier leurs habitudes. Avec notamment un entraînement délocalisé à Bazet, ils ont voulu casser la routine. De quoi enfin briser la spirale de défaites ?

Et si les Tarbais n’avaient tout simplement pas la bonne formule depuis le début de la saison ? Avec la série, historique, de onze défaites que traverse le club, c’est une question que le staff tarbais a dû se poser après la nouvelle déconvenue à Périgueux et les 49 points encaissés. Face à ce manque criant de résultats et pour tenter d’enfin enrayer la série de défaites, les Tarbais ont modifié leurs petites habitudes avant la réception décisive de Bourg-en-Bresse vendredi.

Exit la conférence de presse le jeudi et le jour de repos le mercredi, et place à la conférence de presse le mercredi avec le jour de repos le jeudi. Le tout avec un entraînement délocalisé dans la semaine. Les Tarbais, avant de découvrir un nouveau terrain avant le déplacement à Bourgoin samedi prochain, ont eu le plaisir de s’entraîner, mercredi, à Bazet. « C’est pour casser la morosité de Trélut, confie Stéphane Ducos, à l’initiative de cette délocalisation. C’est un moyen pour nous de casser la routine. Essayer de changer un peu les choses et de resserrer encore un peu plus le groupe. »

Une délocalisation accueillie à bras ouverts par les joueurs. « C’est une bonne chose, ça nous fait changer d’air, ça casse la routine, reconnaît Lenny Viola. Ça nous permet de voir les gens de la région, les gens qui nous supportent autour de Tarbes. Pour nous, les joueurs, c’est bien aussi de nous retrouver en dehors de Trélut. »

Toujours pas le match de la dernière chance

Un moyen de dédramatiser la réception de Bourg-en-Bresse, même si les Tarbais se refusent toujours à dire que c’est le match de la dernière chance. « Il en reste 10. Entre nous, on ne se dit pas encore que c’est le match de la dernière chance, même si c’est certain qu’il faut prendre des points », explique le demi de mêlée bigourdan.

Mais si les pensionnaires de Trélut se refusent à l’avouer publiquement, nul doute que dans le vestiaire, la réception de Bourg-en-Bresse ressemble au match de la dernière chance. D’autant plus qu’il sera suivi de deux matchs cruciaux avec le déplacement à Bourgoin et la réception de Marcq-en-Baroeul, les deux équipes devant le Stado au classement. À l’inverse de la semaine dernière, où les Bigourdans avaient joué samedi, ce soir, en cas de victoire, ils auront la possibilité de renverser la vapeur et de mettre un poil de pression aux équipes à la lutte pour le maintien qui jouent seulement samedi.

« Gagner le respect des autres équipes »

Un jeu d’analyse de classement auquel Irakli n’a pas voulu se mêler en conférence de presse. Le visage fermé, l’ancien pilier géorgien a tenu à envoyer un message clair. « Je n’ai pas envie de parler des autres équipes. Du jeu des autres équipes ou autre. La seule chose qui compte, c’est nous. Notre série de défaites est inacceptable, on a lavé le linge sale en famille. Il n’y a pas besoin d’étaler ça publiquement. Aujourd’hui, la seule chose qui compte, c’est regagner à domicile et gagner le respect des autres équipes. Parce qu’à chaque fois qu’une équipe vient à Trélut, elle se dit que c’est possible de gagner. Et ça, c’est un manque de respect à l’institution du Stado. Il faut qu’on gagne vendredi et qu’on regagne le respect de nos adversaires. »

Le message est clair, d’autant plus qu’une douzième défaite sonnerait le glas du maintien tarbais.



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