Actualités Hautes-Pyrénées
Municipales à Tarbes : un candidat « appelle les médias et la société civile à organiser de véritables débats publics »
La lutte contre l’extrême droite est au cœur des préoccupations du Collectif Unitaires à Tarbes. Kévin Gracia prône une ville apaisée, loin du modèle de Béziers revendiqué par le candidat soutenu par le RN, et appelle à des débats publics pour un choix éclairé.
Pour la tête de liste du Collectif Unitaires, la liste de rassemblement de certaines composantes de la gauche et des écologistes, l’ennemi, c’est l’extrême droite.
Alors que « Tarbes est une ville populaire, marquée par une histoire paysanne, militaire, ouvrière, par une tradition de résistance, de solidarité et d’accueil, notamment des réfugiés républicains espagnols », Kévin Gracia l’affirme tout haut : « non, le modèle de Béziers revendiqué par le candidat soutenu par le RN, n’est pas souhaitable pour Tarbes.
Certes, l’insécurité est une préoccupation légitime qui doit être traitée. Mais sans stigmatiser, sans installer la peur et sans opposer les habitants entre eux.
À Unitaires, nous voulons une ville sûre, avec des élus honnêtes, une écologie populaire et des services publics accessibles à tous. Mais surtout, ce que nous voulons, c’est une ville apaisée ».
Devant le Palais de justice de Tarbes « qui symbolise ce qui doit guider l’action publique : le respect du droit, l’égalité et la probité », Kévin Gracia estime que « ces principes sont aujourd’hui fragilisés », « après 24 années d’une même gouvernance à Tarbes ».
Le chef de file du collectif Unitaires ajoute : « Nous n’avons pas besoin d’une personne providentielle » mais « d’une équipe, d’une force collective et d’associer les habitants aux décisions publiques. Il faut renouveler le personnel politique et changer les pratiques politiques ».
C’est pourquoi Kévin Gracia « appelle les médias et la société civile à organiser en février de véritables débats publics, ouverts et contradictoires, pour que les Tarbais puissent comparer les projets ».