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Petits As de Tarbes : « On se souvient de Nadal » : l’arbitrage au cœur du Mondial
Poste central des Petits As, la cellule arbitrage est tenue par une paire d’expérience qui veille au bon déroulement des rencontres d’un tournoi qui ne cesse d’évoluer.
Dans un tournoi des Petits As qui fait figure de référence mondiale, le « comptoir de l’arbitrage » se dresse au milieu du hall des joueurs comme un passage obligé vers le sacre pour les jeunes désireux d’inscrire leur nom au palmarès. Derrière ledit comptoir, la paire Noël Vignes et Jean-Pierre Sansoulet ; deux bénévoles emblématiques du tournoi tarbais pour qui la partie dure toujours.
Présents depuis pratiquement les origines, ces derniers prennent leur rôle avec plaisir et toujours avec le même sérieux : « Il faut de la rigueur car on gère la programmation des arbitres sur les matchs et on récupère leurs fiches avec les scores que l’on enregistre officiellement. On a commencé en tant qu’arbitre sur les courts et maintenant, nous tenons tous les deux ce comptoir de l’arbitrage. Tous les ans on prépare ce rendez-vous très à l’avance de manière presque professionnelle mais on a également hâte de retrouver les copains. C’est comme une grande famille. »
Un passé d’arbitre international
Il faut dire qu’à leur passé de sportif, notamment d’ancien joueur du Stado et du grand Lourdes pour Noël Vignes, s’ajoute celui d’arbitre de tennis avec plusieurs Roland-Garros, 13 pour le Barbazanais Jean-Pierre Sansoulet et des tournois tel que Monte-Carlo à leur actif avec même une Coupe Davis à Toulouse sans oublier plusieurs décennies d’arbitrage aux Petits As.
Cela les a aidés à bien appréhender leur rôle dans le tennis des jeunes tout en s’adaptant à l’évolution : « Il faut bien voir que le tournoi est monté en puissance au fil des années pour devenir la référence chez les jeunes. Et nous, on est passé de l’arbitrage amateur à celui exigé par les standards de notre époque. Les enjeux sont tels que la moindre approximation pourrait avoir des conséquences graves pour les jeunes en compétition. Même si le tennis est un des rares sports qui peut se jouer sans arbitre. »
Car, les deux compères ont bien noté l’évolution du tennis chez les jeunes avec une pratique qu’ils qualifient de professionnelle, « quand ils arrivent, ils veulent tous gagner les Petit As. Le niveau est vraiment très fort et de plus en plus homogène avec beaucoup de jeunes dans des académies de tennis et avec des structures privées autour d’eux. Rien n’est laissé au hasard désormais et il faut obligatoirement du monde pour arbitrer tous ces matchs qui se déroulent tous les jours durant 10 jours. ».
Une relation spéciale avec Nadal
Et dans l’armoire aux souvenirs, la paire en a quelques-uns comme le passage de ceux qui sont devenus plus tard des stars avec pour Noël Vignes une affection spéciale pour l’Espagnol Rafaël Nadal qu’il a vu évoluer : « Je me souviens très bien que Richard Gasquet a battu Nadal en 1999. Mais il est revenu l’année suivante et a gagné les Petits As en 2000. À partir de là, je l’ai vu évoluer et rencontrer à plusieurs reprises. Il est revenu en match exhibition et il y a 2 ans, avec Jean-Claude Knaebel l’un des fondateurs des Petits As, nous sommes allés à Majorque où Rafaël Nadal a son académie. Nous l’avons rencontré et l’Espagnol a eu des mots très sympas pour nous. »
Peut-être parce qu’un passage aux Petits As ne s’oublie pas, comme une madeleine de Proust dans la tête de tous ces champions : « C’est vrai et tous les jeunes qui passent par Tarbes se rappellent toujours ce moment et leurs victoires aux Petits As restent gravées à jamais. Alors imaginez un peu pour les vainqueurs. »
Et tous ces jeunes, ceux qui deviendront des stars comme pour le plus grand nombre qui restera anonyme, se souviennent de leurs premiers scores aux Petits As que le comptoir de l’arbitrage vérifie et enregistre, une nouvelle fois, pour cette 44e édition.
Jeux, sets mais pas match pour la paire Noël Vignes et Jean-Pierre Sansoulet.