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Pas assez de bio à la cantine : la ville de Tarbes épinglée par une association


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D’après le dernier rapport de l’association « Agir pour l’environnement », la ville de Tarbes, avec 4,8 % de taux de bio dans ses cantines, se trouve en bas du palmarès des villes et préfectures proposant des aliments issus de l’agriculture biologique dans les restaurants scolaires.

C’est un carton rouge. Depuis 2022, la loi Egalim exige 20 % d’alimentation biologique par volume d’achat dans les cantines publiques.

Aujourd’hui, Jacques Caplat, auteur du rapport de l’association  » Agir pour l’environnement » qui dévoile le palmarès des cantines bio, constate que moins du quart des établissements respecte cette loi. Il explique : « Seulement 40 % des cantines scolaires inscrivent leurs données, et sur ces dernières seulement 44 % respectent la loi Egalim. »

Une obligation dont la majorité des cantines ne tient pas compte, bien qu’elles soient tenues de rendre public leur pourcentage de produits biologiques sur le portail gouvernemental « ma-cantine ».

« Actuellement, en cas de non-respect de cette loi, aucune sanction n’est mise en place », déclare l’agronome, qui poursuit : « il faut que ça naisse d’une volonté politique, seulement les partis de gauche ont tendance à prioriser l’écologie et le bio dans les cantines, tandis qu’à l’inverse les élus de droite estiment que le développement du bio n’est pas une priorité ».

Tarbes priorise le local

Selon l’enquête, la ville de Tarbes, dernière du classement, ne présente que 4,8 % de bio dans ses cantines. Gilles Craspay, premier adjoint au maire de la ville de Tarbes, en charge de la restauration collective, affirme que la mesure, bien que faisant partie de ses objectifs, est difficilement réalisable. « Dans le fond on est pour une alimentation biologique dans les cantines, mais dans la pratique, ce n’est pas le rôle de la ville de Tarbes ».

La priorité selon lui est avant tout de privilégier le local par rapport à l’alimentation écologique. Il témoigne d’une difficulté à accéder à un marché bio de proximité : « Face aux quantités quasi industrielles nécessaires pour satisfaire les besoins, les producteurs locaux biologiques ne sont pas en capacité. On n’arrive pas à obtenir des filières qui produisent suffisamment de bio ».

Jacques Caplat, qui prend la ville de Saint-Étienne, première du palmarès, comme exemple, affirme : « c’est un investissement, mais avantageux sur le long terme. Les communes feraient rapidement des économies ». Seulement l’agronome explique qu’un tel changement de pratique ne se fait pas sans accompagnement. « Ce n’est pas rien, puisque ça implique par exemple une modification des stockages et des menus dans les cantines. Il faut aider les communes et les mettre en relation avec des groupements bio. Plusieurs associations aident à améliorer cet aspect, je pense notamment à l’association « les pieds dans le plat » ».



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