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Petits As de Tarbes : « Je me suis fait insulter par les coachs, les parents », Mathéo Carrère un jeune arbitre déjà plein de sang-froid
Mathéo Carrère, 18 ans, licencié au TC Bagnères-de-Bigorre est arbitre de tennis et passionné de ce sport. Il officie actuellement aux Petits As de Tarbes
Le jeune Bagnérais a commencé par jouer il y a une dizaine d’années, puis le tennis est devenu une véritable passion. Tant et si bien que Mathéo Carrère a voulu s’impliquer davantage. Aujourd’hui, il passe sa formation pour être juge-arbitre après une formation pour être coach et aussi des qualifications en tant qu’arbitre de terrain. Il est actuellement arbitre durant la durée des Petits As
Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de devenir arbitre de tennis ?
Au tennis, on a besoin de physique comme de mental, de tactique, de technique. C’est un sport super complet et c’est ce qui m’a plu. Au début je voulais savoir ce que ça faisait d’être de l’autre côté, parce que j’étais un gros râleur et je ne comprenais pas… Je n’avais pas en tête que l’erreur était humaine. Ça m’a permis de voir l’autre côté, de pouvoir avoir un impact sur le match sans jouer. Et puis, aussi, d’avoir de grosses opportunités comme celles de partir en voyage, pouvoir arbitrer sur des courts plus grands que ceux de Bagnères où je vis, même si on est bien à Bagnères ! Ça me permet de découvrir de nouvelles choses aussi.
Par exemple, je suis parti à Miami au mois d’octobre, une opportunité proposée par la Fédération, pour les play-off des Petits As américains. Donc arbitrer des U14 américains qui se qualifient pour le tournoi mondial à Tarbes.
Et c’était comment ?
C’est une super expérience, moi qui rêvais d’aller à Miami en plus. J’ai accompli mon rêve tout en restant dans le tennis. Ça donne envie de rester dans l’arbitrage, de viser encore plus haut et encore plus grand.
L’objectif à long terme, ça serait d’être professionnel ?
Peut-être et pourquoi pas, je n’ai pas envie de me fermer la porte à cette idée-là. J’ai mes études en parallèle à côté aussi, je suis en 1re année de Staps, et je veux essayer de pouvoir lier les deux.
C’est un bon job étudiant en gros ?
Pas trop, si l’on veut partir. Parce qu’un tournoi c’est sur la semaine, donc il faut rater des cours. Certains ont un statut pour pouvoir les rater, et ils rattrapent derrière. Moi je vais le demander pour le second semestre parce que je veux faire des tournois sur la ligne, pour pouvoir être arbitre de ligne à Roland-Garros en juin !
Qu’est-ce que vous aimez dans l’arbitrage ?
De voir les différents caractères, les styles de jeu des joueurs. L’analyse des joueurs et même de moi-même, pour voir comment je réagis dans certaines situations. Comment réagir, rebondir pour ramener la sérénité sur le court.
Et comment gérez-vous les joueurs un peu « véhéments » ?
Je suis un garçon très détendu à la base, pas prise de tête. J’arrive à rester serein et sur ma position. Au début j’étais très très stressé sur la chaise. D’autant plus que ma première partie s’est très mal passée, j’ai été très mauvais, je me suis fait insulter par les coachs, les parents. Ça forge, et maintenant j’essaie de gérer les problèmes du mieux possible, tout en restant dans la bonne humeur et en étant strict un minimum.
Sur votre relation avec les joueurs…
J’aime bien parler avec eux. Ça rassure de savoir que l’arbitre n’est pas méchant. Je peux être là si le joueur ne comprend pas, qu’on s’explique. Je sais que j’aurais aimé que l’arbitre fasse ça avec moi, donc je le fais avec les joueurs.