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Forfait général du Stado : attaquée, la mairie de Tarbes se défend sur son soutien au rugby tarbais


Alors que le forfait général du Stado a été officialisé par la fédération après que le club a déposé le bilan, la mairie de Tarbes, par la voix d’Andrée Doubrère, a tenu à contre-attaquer après avoir été secouée par les uns et les autres.

« Les réactions fleurissent et elles ne sont pas sympathiques envers la ville de Tarbes, quelles qu’en soient leurs raisons. Il me semblait nécessaire de rétablir la vérité sur ce que la ville doit engager pour le rugby tarbais. » Alors que le forfait général du Stado était officialisé ce mardi, c’est donc Mme le maire, Andrée Doubrère, qui a relancé du côté de la ville de Tarbes à l’occasion d’une conférence de presse où elle était épaulée par Sylvain Boucheron, le directeur général des services, et Catherine Lombard, directrice du service des sports.

L’élue a rappelé qu’une seule structure était labellisée, l’association Stado TPR, avec son centre de formation, mais aussi d’une SASP pour son équipe une. « La ville ne participe pas au financement de la SASP conformément à la législation en vigueur. Contrairement à ce qu’on entend, la collectivité n’en a pas le droit. Par contre, nous assurons un soutien financier et humain à l’association pour laquelle nous mettons à disposition gratuitement les infrastructures de Maurice Trélut et de Camescasse. »

Soutien réaffirmé à l’association

Et de poursuivre : « L’association, c’est 392 licenciés et 44 éducateurs. 60 % des jeunes sont Tarbais, les autres du reste du département. L’association vise à accueillir, encadrer et promouvoir la pratique pour les jeunes de moins de 6 ans et moins de 23 ans avec dix équipes au total. Des bénévoles participent à la formation des jeunes et à leur éducation citoyenne. Quant au centre de formation labellisé, il doit donner aux stagiaires un maximum de chances de réussir. Le club s’engage à suivre et accompagner ces joueurs au niveau scolaire, universitaire, sportif et médical. »

Andrée Doubrère est ensuite revenue dans le détail sur le financement de l’association, représentant 5 M€ sur la mandature qui se décompose en 2,21 M€ de subventions, 1,6M€ d’investissement notamment sur l’entretien des installations, le matériel de musculation, l’éclairage des terrains ou encore la nouvelle structure pour l’école de rugby, fraîchement inaugurée pour 500 000 €. Enfin, la mairie finance pour 1,5M€ de fonctionnement avec l’entretien, le concierge et les fluides. « Nous allons continuer à soutenir l’école de rugby et ces équipes. La subvention a déjà été votée pour cette année, alors qu’on savait qu’il y avait des difficultés. On ne peut que déplorer ce qui arrive. Tarbes a toujours été une ville sportive. On le subit et j’en suis très triste. Mais ce n’est pas à la ville de financer un club professionnel. »

Aucun projet de reprise ne s’est fait jour

Mais a-t-elle facilité la venue d’éventuels sponsors ? « Je regrette que peu d’entreprises locales soutiennent nos équipes. Il y a eu des démarches de rencontres d’entrepreneurs. Mais souvent rien n’est décidé ici dans ces sociétés et c’est compliqué d’aller les chercher à Paris. » Depuis la mise à jour des déboires financiers du club, aucun investisseur ou porteur de projet ne s’est présenté à la mairie afin d’évoquer la suite. Pas plus qu’il n’y a eu d’échanges avec Philippe Rancoule. Quant à la modernisation de Trélut, la maire estime qu’on a « fait ce qu’on a pu. Humainement, c’est terrible pour nos joueurs. Mais alors que les comptes arrêtés en juin faisaient état d’un déficit de 353 000 € que le président Terré, sur le départ, s’était engagé à combler, peut-être aurait-il été préférable de ne pas démarrer cette saison… » Qui va se terminer sur le terrain judiciaire ce jeudi où le dossier de la SASP se jouera devant le tribunal de commerce.



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