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Pyrénées – Pourquoi les élus ont voté à l’unanimité le budget 2026 du Département
Adopté ce vendredi 27 mars 2026 en séance plénière, le budget du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées a, une nouvelle fois, fait l’unanimité. De la gauche à la droite, les 34 élus ont tour à tour justifié leur vote, mettant en avant un texte jugé équilibré, responsable et tourné vers l’intérêt général.
Comme en 2025, le budget présenté par le président Michel Pélieu a été adopté sans opposition. Une situation devenue presque habituelle au sein de l’assemblée départementale, où les différents groupes politiques ont pris la parole pour expliquer les raisons de leur soutien. Au fil des interventions, plusieurs points de convergence sont apparus : la maîtrise des dépenses contraintes, l’importance des investissements et le rôle central des politiques sociales.
« Un acte politique dans l’intérêt général »

Premier à s’exprimer, Gilles Craspay, conseiller départemental de Tarbes 2, a insisté sur la portée du vote budgétaire, qu’il distingue du simple constat du passé. « Le budget c’est à la fois un acte prévisionnel […] mais c’est aussi un acte politique et c’est surtout sous cette dimension qu’il faut voir le budget », a-t-il expliqué. Refusant toute logique partisane, l’élu a défendu une approche fondée sur l’intérêt collectif : « Ce n’est pas dans une opposition partisane que l’on se trouvera, mais […] dans une conjonction d’objectifs dans l’intérêt de tous. » Il a également souligné le poids des dépenses contraintes, qui limitent les marges de manœuvre : « On a une grande partie de ce budget […] des dépenses contraintes […] donc il n’y a pas grand-chose à discuter. » À ses yeux, l’essentiel réside dans l’effort d’investissement : « Ce budget d’investissement […] porté à 86 millions d’euros […] montre toute la volonté du département de mobiliser un maximum de ressources pour soutenir l’économie. »
Un soutien assumé au-delà des clivages politiques
Du côté du Moyen Adour, Jean-Michel Ségnéré, maire de Horgues, a lui aussi affiché un soutien sans ambiguïté, malgré une position en dehors de la majorité. « On est très satisfait de ce budget donc une fois de plus nous allons le voter », a-t-il déclaré. L’élu a notamment mis en avant certains marqueurs du budget : « Une DMTO qui n’augmente pas, des investissements en hausse d’un million d’euros… » Avant de conclure sans réserve : « Nous voterons ce budget sans la moindre hésitation et sans la moindre observation. »
Un budget « offensif » pour préparer l’avenir

Maryse Carrère, sénatrice des Hautes-Pyrénées et conseillère départementale de la vallée des Gaves, a salué un budget tourné vers l’investissement et les communes. « Un budget très offensif, un budget très conséquent en termes d’investissement […] surtout dans la période dans laquelle on vit », a-t-elle souligné. Elle a notamment insisté sur l’effort supplémentaire en direction des communes : « 1 million d’euros en plus d’aide aux communes […] ce n’est pas neutre. » L’élue a également mis en avant les enjeux de transition et de mobilité : « Les mobilités […] sont des enjeux importants aussi pour nos territoires », évoquant un réseau routier « hyper performant » malgré les contraintes d’un territoire de montagne.
Une gestion jugée « responsable et lucide »
Pour Maryse Beyrié, conseillère départementale Neste, Aure et Louron, le vote du budget s’inscrit dans une double logique. « Ce vote traduit une position à la fois responsable et lucide », a-t-elle affirmé. Responsable, car la collectivité « va continuer à agir concrètement pour notre territoire », et lucide face aux contraintes financières croissantes. Elle a particulièrement insisté sur le rôle de l’investissement public : « Il joue un rôle déterminant pour accompagner des territoires, soutenir l’activité économique et préparer l’avenir. » Tout en rappelant l’importance des politiques sociales : « La protection de l’enfance, l’accompagnement des personnes en situation de handicap […] constituent le cœur des activités départementales. »
Le rôle central du social et de la proximité
Enfin, Joëlle Abadie, conseillère départementale de la Vallée de l’Arros et des Baïses, a mis en lumière le travail social mené par la collectivité. « Le travail social […] est déterminant pour l’avenir […] si l’on veut en maintenir la cohésion », a-t-elle déclaré. Elle a insisté sur les nombreuses actions de terrain, souvent méconnues, et sur leur impact concret : « Nous arrivons à contenir les dépenses […] tout en préservant les moyens d’être au plus près des personnes les plus fragilisées. » L’élue a également salué une approche équilibrée : « Nous démontrons […] que même dans le domaine social nous savons allier fonctionnement et investissement. »
Un consensus autour des priorités départementales
Au-delà des sensibilités politiques, les interventions ont convergé vers un constat commun : le budget 2026 maintient un équilibre entre contraintes financières, ambition d’investissement et engagement social. Un consensus qui explique ce vote unanime et confirme une ligne politique partagée au sein de l’assemblée départementale des Hautes-Pyrénées : privilégier l’action concrète, soutenir les territoires et répondre aux besoins des habitants.