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deux écoles menacées de fermeture


Réuni mardi 31 mars, le Conseil social d’administration (CSA) du premier degré a validé les mesures de carte scolaire pour la prochaine rentrée dans les Hautes-Pyrénées. Avant leur adoption définitive lors du Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) prévu le 10 avril, ces décisions dessinent déjà une rentrée marquée par des fermetures de classes et d’écoles, malgré quelques créations de postes.

C’est une étape clé dans la préparation de la rentrée scolaire dans les Hautes-Pyrénées. Le CSA du premier degré, réuni ce mardi 31 mars, a arrêté une série de mesures concernant l’organisation des écoles du département. Ces décisions doivent encore être entérinées lors du CDEN du 10 avril, mais elles donnent une orientation claire : la carte scolaire 2026 s’annonce marquée par des suppressions. Au total, dix classes devraient fermer dans les Hautes-Pyrénées. Une évolution qui s’inscrit dans un contexte de baisse démographique scolaire, régulièrement avancé pour justifier ces ajustements.

Des fermetures de classes réparties sur le territoire

Plusieurs communes sont concernées par ces suppressions. Les 10 fermetures proposées sont les suivantes : Théophile Gautier à Tarbes ;  Odos bourg ; Labatut-Rivière ; Bourg-de-Bigorre ; Burg ; Arreau ; Pinas ; Jules Ferry à Bagnères-de-Bigorre, Lamarque-Pontacq et Luz-Saint-Sauveur.

Deux écoles menacées de fermeture totale

La situation est donc très critique pour certaines communes. En effet, à Labatut-Rivière et à Burg, les deux établissements perdraient leur dernière classe. Une décision lourde de conséquences puisqu’elle entraîne de facto la fermeture des écoles. Ces fermetures totales posent la question de l’accès à l’école de proximité, notamment dans les zones rurales, où les temps de transport pour les élèves pourraient s’allonger.

Quelques ajustements positifs

Dans ce contexte globalement marqué par des suppressions, certaines mesures viennent un peu nuancer le tableau. Un poste de remplaçant doit être créé afin de renforcer la capacité à faire face aux absences d’enseignants. Par ailleurs, un poste de coordonnateur du Pôle d’appui à la scolarité sera mis en place. Il sera rattaché à l’école de Bordères et couvrira le secteur nord-ouest de Tarbes. Cette création vise à améliorer l’accompagnement des élèves à besoins spécifiques.

Une décision finale attendue le 10 avril

Si ces mesures ont été validées en CSA, elles devront encore franchir une dernière étape administrative. Le CDEN du 10 avril devra entériner – ou ajuster – cette carte scolaire. D’ici là, élus locaux, parents d’élèves et équipes pédagogiques restent mobilisés face à des décisions qui, au-delà des chiffres, auront un impact concret sur la vie des territoires et l’organisation du service public d’éducation.

 Avec 14 116 élèves attendus à la rentrée scolaire 2026, les Hautes-Pyrénées anticipent une baisse modérée de leurs effectifs. Ces prévisions s’accompagnent néanmoins de suppressions de postes et de fermetures de classes, dans un contexte académique globalement en recul.

Les projections pour la rentrée 2026 font état de 14 116 élèves dans le premier degré dans les Hautes-Pyrénées. Une baisse de 209 élèves est attendue en septembre, soit une diminution de 1,6 %. Malgré cette tendance, le département se distingue au sein de l’académie par une baisse plus limitée que ses voisins. À titre de comparaison, le Gers enregistrerait une perte de 428 élèves.

Des indicateurs qui évoluent progressivement

Plusieurs indicateurs permettent de mesurer l’évolution des conditions d’enseignement. Le ratio professeurs par élève (P/E) poursuit sa progression : 6,37 en 2023 ; 6,44 en 2024 ; 6,71 en 2025. Dans le même temps, le nombre moyen d’élèves par classe (E/C) diminue légèrement : 19,8 en 2023 ; 19,7 en 2024 ; 19,4 en 2025. Ces données traduisent une amélioration relative des conditions d’encadrement, malgré la baisse des effectifs.

Des suppressions de postes à l’échelle académique

La baisse démographique entraîne des ajustements en matière de ressources humaines. Huit postes devraient être supprimés dans les Hautes-Pyrénées, contre treize dans le Gers. À l’échelle de l’académie, ce sont 94 postes qui sont appelés à disparaître.

Des critères précis pour guider les décisions

Les retraits d’emplois s’appuient sur plusieurs critères définis par l’administration : l’évolution des effectifs au niveau des écoles ou des regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) ; les seuils d’effectifs, notamment autour de 24 élèves par classe ; l’historique des ouvertures et fermetures ; l’offre pédagogique (langues vivantes, occitan) ; l’impact sur l’organisation des classes (nombre de niveaux) ; les ressources humaines disponibles ; l’accompagnement des dispositifs spécifiques, comme les pôles d’appui à la scolarité (PAS) ; le dialogue avec les élus locaux.

Dix fermetures de classes proposées

Dans ce cadre, dix fermetures de classes sont envisagées pour la rentrée 2026. À Tarbes, l’école Théophile Gautier passerait de 10 à 9 classes, avec un effectif moyen par classe (E/C) passant de 17,40 à 19,33. À Odos, l’école du bourg perdrait une classe (de 8 à 7), avec une hausse du ratio E/C de 17,88 à 20,43. La perte de décharge est évoquée, avec un maintien temporaire sur un an.

Des fermetures totales et redéploiements d’élèves

Certaines situations aboutissent à des fermetures complètes d’écoles. À Labatut-Rivière, la rentrée 2026 se ferait sans aucune classe. Les élèves seraient redirigés vers Vic-en-Bigorre, Madiran ou vers des établissements du Gers, selon leur lieu de résidence. Même issue pour Burg, où l’école fermerait également. Les élèves seraient orientés vers Tournay ou vers le regroupement de Sère-Rustaing / Bonnefont.

Des réductions d’effectifs dans plusieurs communes

D’autres écoles verraient leur nombre de classes diminuer. À Bourg-de-Bigorre : passage de 3 à 2 classes (E/C de 11 à 16,50) ; À Arreau : de 6 à 5 classes (E/C de 15,50 à 18,60) ; À Pinas : de 3 à 2 classes (E/C de 14 à 21) ; À Lamarque-Pontacq : de 3 à 2 classes (E/C de 14,67 à 22) ; À Bagnères-de-Bigorre, l’école Jules Ferry passerait de 7 à 6 classes, avec un E/C évoluant de 16,71 à 19,50. Enfin, à Luz-Saint-Sauveur, une classe serait supprimée (de 4 à 3), avec une hausse du ratio de 14,75 à 19,67. Là encore, une perte de décharge est évoquée, avec un maintien temporaire sur un an.

Un équilibre fragile entre effectifs et moyens

Si les Hautes-Pyrénées limitent la baisse de leurs effectifs par rapport à d’autres territoires, les ajustements restent significatifs. Entre amélioration des ratios d’encadrement et suppressions de postes, la préparation de la rentrée 2026 repose sur un équilibre délicat.



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