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« Ça joue beaucoup sur le moral » : quelle est cette résidence avec vue sur les Pyrénées et loyers modérés pour des personnes avec des fragilités psychiques ?
La résidence inclusive « Soleil des Cimes » redonne espoir à des personnes vivant avec des troubles psychiques stabilisés. À Tarbes, vingt-cinq locataires profitent de logements neufs, accessibles et porteurs de lien social. Tout ce qu’il faut savoir sur cette résidence d’un nouveau genre dans les Hautes-Pyrénées.
Accrochée au mur, une écharpe de l’Olympique de Marseille trône fièrement. Dans son appartement, qu’il habite depuis novembre, Eddy se sent chez lui et se voit bien « rester ici jusqu’à la fin de sa vie ». À 48 ans, il vient de Saint-Rémy (Saône-et-Loire) et se plaît dans son nouveau logement. S’il a choisi les Hautes-Pyrénées, c’était pour se rapprocher de son frère et de sa mère, et il a eu la chance de tomber sur cette résidence flambant neuve : « Soleil des Cimes ».
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La « bien nommée », sourit la présidente de l’UDAF 65, Monique Dupuy-Adisson. Installée dans un cadre verdoyant, des herbes séchées tout autour, presque un petit bout d’Espagne en plein cœur de Tarbes. Surtout en cette journée où le soleil fait parler de lui, tant il tape fort.
Pour résidents souffrant de troubles psychiques
Un soleil que l’on devine aussi sur le visage des résidents. Vingt-cinq ont emménagé dans des appartements T2 d’environ 47 mètres carrés, spacieux et totalement neufs. Ils sont réservés à des personnes autonomes et indépendantes vivant avec des troubles psychiques stabilisés.

Trois accompagnatrices se relaient pour être présentes aux horaires de bureau : « La plupart sont amenés ici par l’UDAF ou l’hôpital de Lannemezan », déroule Pauline Taillander, l’une des accompagnatrices.
Offrir un logement digne
Car l’objectif, c’est bien de pouvoir accueillir des personnes fragiles dans des situations dignes. Ce qui n’est pas toujours le cas… Une réalité que rappelle Eddy : « Ici, c’est tout neuf, là où j’étais avant, c’était une ancienne maternité, le crépi partait en morceaux, on vivait parfois sans chauffage ni eau chaude… Je ne m’attendais pas à avoir un logement comme ça, avant je n’avais qu’une seule fenêtre. » Alors qu’ici, sa baie vitrée et son balcon donnent une vue imprenable sur les Pyrénées.

« Le logement, c’est une première estime qu’on donne aux gens », a confirmé le préfet des Hautes-Pyrénées, Jean Salomon. Alors, bien sûr, pour que ça soit accessible, il faut que les loyers suivent. Il est de 550 euros, avec eau et électricité, et est surtout éligible aux APL, avec un reste à charge d’un peu plus d’une centaine d’euros pour les locataires.
« Sur le moral, ça joue beaucoup »
Des espaces communs permettent aussi de créer du lien. Aujourd’hui, le groupe Boulevard des Airs est venu parler aux résidents de leur musique. Et ça leur a même donné des idées : ils se mettent même à chantonner une chanson écrite spécialement pour l’inauguration de la résidence.

Une bonne ambiance dans les espaces communs qui se fait ressentir dans l’air : « On vient boire un café le matin, on fait des repas à thème, on a déjà fait un repas africain, espagnol, et bientôt américain… Ça permet de communiquer, on ne reste pas chez nous », explique Eddy. Vivre dans un tel endroit, ce n’est donc pas anecdotique, « Même sur le moral, ça joue beaucoup », conclut le résident.
Menée conjointement avec l’Union départementale des associations familiales (UDAF 65) et l’Office public de l’habitat (OPH 65), cette résidence a coûté un peu plus de 3 000 000 euros, avec notamment une aide de l’État. Un investissement essentiel, et l’UDAF semble déjà annoncer une nouvelle construction de ce type. « La saison 2 », souffle Monique Dupuy-Adisson. Affaire à suivre…