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Noël sous tension à Bagnères-de-Bigorre : un voleur en série condamné après une razzia de cambriolages qu’il dit avoir commis sous la menace


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Les cambriolages à Bagnères-de-Bigorre se sont multipliés en décembre 2025. École, restaurants et halles, le voleur a frappé plusieurs fois en seulement quelques jours. Pourtant, le butin du ravisseur était bien faible… Il vient d’être condamné à un an de prison ferme. Voici ce qu’il faut savoir sur cette série de cambriolages.

Ce fut une fin d’année particulièrement productive en méfaits pour le prévenu, pas présent à l’audience. Il comparaît pour une série de vols à Bagnères-de-Bigorre en décembre 2025.

Déjà dans la nuit du 18 au 19 décembre, l’individu rentre notamment dans une école et y dérobe une tablette, puis le lendemain s’introduit dans un restaurant. L’alarme sonne « qu’entendent les propriétaires qui habitent au-dessus », explique le tribunal, « sur les caméras ils ne voient rien, et au matin ils s’aperçoivent que la baie vitrée était ouverte ».

Cette fois, le voleur fuit, mais il recommence. Juste après Noël, dans la nuit du 26 au 27 décembre, au centre aéré où « la porte ne cède pas », raconte-t-il durant l’enquête. Mais il repart la même nuit dans un restaurant où il dérobe le contenu de la caisse : 200 euros.

Les halles visées

Mais il ne se décourage pas. Peut-être pour viser plus gros, il se rend le 29 décembre dans la nuit aux halles. Il escalade probablement les grilles et force la porte coulissante, où l’on retrouve « des traces de doigts ». Un néon est même retrouvé au sol et « des pièces de monnaie et des traces de chaussures » à proximité.

Plusieurs vidéos l’identifient. Il se rend notamment sur l’étal d’une boucherie, cette fois « la caméra de surveillance filmait une boule de Noël », raconte l’assesseure, mais une autre caméra permet de l’identifier. Il ouvre une nouvelle fois le tiroir-caisse et vole 680 euros.

« Vers 3 heures 30, un individu tient une caisse de magasin dans les bras, il part en courant, (…) on voit deux individus », explique le tribunal.

« Obligé » à commettre ces vols

Car pour sa défense, le prévenu (pas présent à l’audience) explique lors des dépositions avoir été obligé de réaliser ses méfaits sous la menace. « Il dit qu’il a été enlevé le soir des faits par des dealers qui l’ont frappé, qui l’ont obligé à commettre tous ces vols », continue l’assesseure.

Même si sa version varie un peu dans sa déposition : « Il explique que les vols avaient lieu en voiture, puis quand on lui dit qu’il avait un vélo, il dit que c’est vrai. La suite est plus floue… » soutient le tribunal. Mais il « reconnaît que c’est bien lui, à savoir s’il était seul ou pas… »

Un faible butin et un an de prison

Le procureur a estimé qu’il fallait « mesurer les désagréments de ce genre de razzia, pour appeler les assurances ». Et même si à chaque fois, le voleur n’a pas eu un butin très lucratif, »si il y avait eu 50 000 euros, il aurait pris 50 000 euros, sa démarche est de prendre tout ce qu’il y a » déroule le parquet.

Le procureur a requis quatre ans de prison ferme, s’appuyant sur le lourd casier du prévenu et regrettant qu’il ne vienne même « pas prendre ses responsabilités » lors de l’audience et dans ses choix de vie. « Quand on passe ses nuits à cambrioler, il est clair que le jour il faut dormir et ne pas gaspiller son temps à chercher du boulot. »

Le tribunal a condamné le prévenu à douze mois de prison, 130 euros à verser à la communauté de communes Haute-Bigorre et 400 euros de préjudice matériel pour l’un des restaurants touchés.



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