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Avec Proche, l’artiste Aline Prat présente sa vision du monde, ces clichés qu’elle combat et ceux qui lui tiennent à cœur


l’essentiel
En capturant des détails incongrus et des instants lumineux de son quotidien, l’artiste Aline Part livre une sorte de journal intime dans l’exposition « Proche » à découvrir à la galerie Omnibus jusqu’au 4 juillet.

Proche. Une exposition bien nommée, au propre comme au figuré. Au propre car elle évoque la manière avec laquelle Aline Part capture l’instant, l’espace, en le réduisant souvent à sa plus simple expression, épuré, au plus près. « Je cherche à ce qu’il y ait le moins d’éléments possible, fidèle au less is more (*), explique cette Paloise d’origine, partie étudier l’art plastique dans la ville rose, avant de se poser au Pays basque, non sans une épopée andalouse. Plus on épure, plus ça rentre, plus c’est efficace pour faire passer les messages, surtout dans ce monde où l’on est abreuvé d’images et d’éléments. Il ne faut pas se disperser et aller à l’essentiel. » Proche, au figuré aussi, quand l’artiste a tiré de ses réserves et collections personnelles plusieurs clichés. « Là, on est dans l’intime », sourit-elle au milieu de ces images vestiges d’un moment, d’une authenticité. 

Si les photographies constituent l'essentiel du travail présenté à Omnibus, des sculptures et des œuvres peuplent aussi la galerie.
Si les photographies constituent l’essentiel du travail présenté à Omnibus, des sculptures et des œuvres peuplent aussi la galerie.
Andy Barréjot

Si les photographies constituent l'essentiel du travail présenté à Omnibus, des sculptures et des œuvres peuplent aussi la galerie.
Si les photographies constituent l’essentiel du travail présenté à Omnibus, des sculptures et des œuvres peuplent aussi la galerie.
Andy Barréjot

Des photos mais pas que. À l’image de cette œuvre, comme une colonne de chemises imaginées et réalisées par les élèves de la section mode de Reffye, où la militante écologiste s’exprime. « Avec ces paysages sur les chemises, je voulais montrer que les belles images que nous vend la fast-fashion ne sont que mensonges. Au contraire, elle détruit et souille ce qu’elle met en avant. »

Si les photographies constituent l'essentiel du travail présenté à Omnibus, des sculptures et des œuvres peuplent aussi la galerie.
Si les photographies constituent l’essentiel du travail présenté à Omnibus, des sculptures et des œuvres peuplent aussi la galerie.
Andy Barréjot

Un univers propre, proche, qu’Aline a présenté à l’occasion du vernissage vendredi soir dans cette galerie associative Omnibus qui lui est chère. « Je n’expose quasi plus qu’ici, tant le monde de l’art contemporain ne me convient plus, explique-t-elle. Ici, c’est un joyau. Il n’y a pas de posture, c’est très humain, très populaire, avec tout de même le regard artistique exigeant d’Ericka (Breton). C’est précieux de pouvoir s’adresser à un public différent. »

(*): Moins, c’est plus.
Proche, à voir jusqu’au 4 juillet à la galerie Omnibus, 29 avenue Bertrand-Barère, du mercredi au samedi de 15 h à 19 h – entrée libre. À noter, le vendredi 19 juin, à 19 h, la présentation par Michel Maliarevsky, photojournaliste, de ses Chroniques d’un voyageur ébahi (1972-2022).



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