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de-Bigorre – École Jules Ferry : le Parti socialiste de la Haute-Bigorre s’alarme d’une nouvelle fermeture de classe


La fermeture annoncée d’une classe à l’école Jules-Ferry de Bagnères-de-Bigorre à la rentrée de septembre 2026 suscite l’inquiétude de la section du Parti socialiste du canton. Dans un communiqué signé par son secrétaire, Éric Dupuy, la formation politique dénonce une décision prise selon une logique essentiellement comptable et appelle à une mobilisation des élus et de la population pour défendre l’école de proximité.

La décision de fermer une classe à l’école Jules-Ferry de Bagnères-de-Bigorre a été programmée lors du Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) du 10 avril dernier. Selon la section locale du Parti socialiste, cette mesure s’inscrit dans une série de réductions des moyens éducatifs engagées depuis plusieurs années sur le territoire. Le communiqué rappelle qu’au total, dix fermetures de classes dans le premier degré ont été enregistrées en Haute Bigorre depuis 2015. Pour la section socialiste, cette nouvelle suppression constitue une étape supplémentaire dans une évolution jugée préoccupante pour l’avenir du service public d’éducation sur le territoire.

Le silence des élus locaux pointé du doigt

La section du Parti socialiste regrette l’absence de réaction des élus de Haute Bigorre à la suite de cette décision. Elle souligne notamment qu’aucune prise de position n’a été exprimée à ce jour par les deux représentants siégeant au CDEN au titre de la collectivité départementale ou d’une structure associative éducative, et qui exercent également des mandats municipaux sur le territoire.

Cette absence de contestation contraste, selon le communiqué, avec la mobilisation observée dans d’autres instances du monde éducatif.

Les syndicats et les parents d’élèves mobilisés

Le Parti socialiste rappelle que les organisations syndicales d’enseignants ainsi que les associations de parents d’élèves ont exprimé leur opposition à la fermeture de dix classes et de deux écoles rurales dans le département des Hautes-Pyrénées.

Selon ces organisations, la baisse des effectifs scolaires, estimée à 1,5 %, ne devrait pas conduire automatiquement à des suppressions de postes ou de classes. Le communiqué reprend cette analyse et critique ce qu’il qualifie de « vision comptable à court terme ».

Pour la section socialiste, la diminution du nombre d’élèves pourrait au contraire être mise à profit pour améliorer le taux d’encadrement, renforcer l’accompagnement pédagogique des élèves et améliorer les conditions de travail des personnels de l’Éducation nationale.

La question des spécificités rurales

Au-delà du cas de l’école Jules-Ferry, la section du Parti socialiste déplore l’absence d’un véritable plan d’action en faveur de la ruralité.

Elle estime que les décisions administratives reposent principalement sur le nombre global d’élèves sans prendre suffisamment en considération la répartition des effectifs par niveau scolaire. Le communiqué souligne également les conséquences organisationnelles que peuvent entraîner ces fermetures, notamment dans les écoles fonctionnant avec des classes à double niveau.

Pour les auteurs du texte, ces éléments devraient être davantage intégrés dans l’évaluation des besoins éducatifs des territoires ruraux.

Une inquiétude sur l’avenir de la compétence scolaire

La section socialiste fait également part de ses préoccupations concernant une éventuelle évolution de la gouvernance scolaire locale. Elle évoque l’hypothèse d’un transfert de la compétence École vers un établissement public de coopération intercommunale (EPCI), une perspective qui aurait déjà été évoquée par certains maires.

Dans cette configuration, souligne le communiqué, le président de la Communauté de communes de la Haute Bigorre deviendrait l’interlocuteur unique de l’Éducation nationale pour les questions de restructuration scolaire concernant les 25 communes du territoire.

La section du Parti socialiste considère que cette évolution pourrait avoir des conséquences importantes sur les décisions relatives à l’organisation du réseau scolaire local.

Un appel à la mobilisation

En conclusion, la section du Parti socialiste du canton de Bagnères-de-Bigorre appelle les élus locaux et la population à se mobiliser pour préserver une école de proximité et maintenir une offre éducative de qualité sur le territoire.

Elle affirme son opposition à ce qu’elle considère comme une politique de réduction progressive des services publics en zone rurale et réaffirme son attachement au maintien des équipements éducatifs au plus près des habitants. Une fermeture de plus dans un contexte de réduction des effectifs.



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