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Le robot chirurgical Da Vinci XI a déjà réalisé 200 opérations à l’hôpital, les élus de l’agglomération de Tarbes Lourdes ont voté un financement mais s’interrogent sur le désengagement de l’Etat


l’essentiel
L’hôpital Tarbes-Lourdes mise sur la chirurgie robotique pour renforcer son attractivité. Malgré deux cents opérations déjà réalisées avec le robot Da Vinci XI, le financement de 300 000 € de l’agglomération et du département à hauteur de 800 000 € relance le débat sur le désengagement de l’État. 

Thierry Lavit, président du conseil d’administration de l’hôpital Tarbes-Lourdes, invite les conseillers de l’agglomération, réunis en conseil communautaire à voter une enveloppe de 300 000 € pour le financement du robot Da Vinci XI acheté par le centre hospitalier. « Ce nouvel équipement, qui a effectué il y a quelques jours sa 200e intervention, participe au maintien du pôle d’excellence de l’hôpital. Il permet d’attirer et de fidéliser de nouveaux chirurgiens. Il réduit le transfert des patients vers d’autres établissements, d’améliorer l’efficacité du bloc opératoire et d’optimiser la qualité et la sécurité de la prise en charge. »

Thierry Lavit précise que ce type d’équipement n’est financé par le ministère de la Santé que pour les CHU. Dans le cas présent, le maire de Lourdes souligne « le haut niveau de participation du conseil départemental, à hauteur de 800 000 €, pour un coût total de l’appareil de 1,6 M€ ». Et d’ajouter : « Aujourd’hui, on ne parle plus de l’hôpital de Tarbes et de Lourdes mais d’un hôpital de recours départemental… Les soignants n’en peuvent plus et nous demandent de les écouter. Allons vers la modernité. » Il ajoute que l’hôpital Tarbes-Lourdes entend travailler avec celui de Pau afin d’aller chercher « un label CHU pyrénéen ».

Désengagement de l’État

Erick Barrouquere-Theil souligne que les élus du groupe « Communiste et républicain » s’abstiendront sur ce dossier. « Il n’est pas question de voter contre un équipement de haut niveau mais il s’agit d’une question de fond. Ce n’est pas le rôle des collectivités locales de financer du matériel médical pour l’hôpital, mais à l’État. Si on finance le robot aujourd’hui, demain, quels équipements va-t-on nous demander de financer pour le nouvel hôpital ? »

Un autre conseiller demande pour sa part si, pour un équipement qui va bénéficier à tout le département, « d’autres intercommunalités » auraient pu être sollicitées. Patrick Vignes, président de l’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées, confie, en préambule, « partager les points de vue » de ses conseillers.

« L’État se désengage et nous n’avons pas d’autre choix que de pallier ce désengagement pour notre population. » Sur la participation d’autres intercommunalités, Patrick Vignes explique en substance « qu’il ne désespère pas, via le projet de territoire du conseil départemental, d’avoir ce type de discussion ». La subvention du robot est adoptée moins onze abstentions.

La liaison cycliste Tarbes-Lourde à l’étude

Le conseil communautaire a voté le cofinancement d’une étude de faisabilité pour une liaison cyclable structurante entre Tarbes et Lourdes, conduite dans le cadre du schéma directeur départemental cyclable. Ce document a été approuvé par le conseil départemental le 8 décembre 2023. Il classe les voies cyclables en trois niveaux. Les axes Tarbes-Lourdes et Tarbes-Bagnères sont classés en niveau 1. L’étude actuelle porte sur la portion -d’environ 6 km – entre Tarbes et Louey. Le montant est estimé à 100.000€. La participation de la CATLP se monte à 50.000€. Un conseiller a regretté que le tracé Lourdes-Bagnères ne fasse pas partie des priorité car « c’est un coupe-gorge pour les cyclistes ». Patrick Vignes a répondu, qu’en matière de vélo, « ce sera peut-être la prochaine étape »



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