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156 détenus pour 69 places à la prison de Tarbes : la nouvelle cheffe d’établissement veut s’attaquer à la surpopulation carcérale et améliorer les conditions de détention
La nouvelle cheffe d’établissement Karine Fromentin veut faire baisser « le taux d’effectif » des détenus et poursuivre les travaux de rénovation de la maison d’arrêt de Tarbes.
« 156 personnes écrouées pour 69 places » : c’est le chiffre assez édifiant de la surpopulation carcérale de la maison d’arrêt de Tarbes.
Nouvelle cheffe d’établissement depuis le 1er février, Karine Fromentin s’est fixé une priorité : « faire baisser le taux d’effectif »‘ des détenus et « poursuivre le chantier de réfection des cellules commencé dans le petit quartier » pour offrir « de meilleures conditions de détention et plus d’intimité » aux prisonniers. Et aussi « accompagner les personnels dans leur travail, en ces temps de sureffectif carcéral ».
Lors de sa cérémonie d’installation, Nathalie Faustin, adjointe au directeur interrégional des services pénitentiaires, a souligné « ses qualités professionnelles et humaines indispensables à l’exercice de la fonction de chef d’établissement, à la fois exigeante et exaltante ».
« Je suis rentrée à 20 ans dans la pénitentiaire et j’ai pu gravir tous les échelons »
Qualités que Karine Fromentin a démontrées depuis qu’elle a été nommée adjointe au chef d’établissement et cheffe d’établissement par intérim à la maison d’arrêt de Tarbes depuis le 1er avril 2025, et tout au long de son parcours.
« Je suis rentrée à 20 ans dans l’administration pénitentiaire comme élève surveillante et j’ai pu gravir tous les échelons. C’est une administration qui offre de grandes possibilités d’évolution » témoigne la quadragénaire qui a effectué le tour de France des lieux pénitentiaires au cours de sa carrière.
Centres pénitentiaires de Fleury-Mérogis, de Fresnes, centre pénitentiaire pour femmes de Rennes, première surveillante au centre pénitentiaire de Caen : la Bretonne a expérimenté de nombreuses prisons, avant d’être nommée lieutenant au centre de détention de Melun puis cheffe de détention à la maison d’arrêt de Montauban.
La réinsertion au cœur de sa mission
Karine Fromentin conçoit son métier comme « humain », même s’il requiert aussi et surtout de « la fermeté » face à une population carcérale « de plus en plus difficile ».
Côté humain, justement, la nouvelle chef d’établissement attache aussi beaucoup d’importance à la réinsertion et à la prévention des récidives.
Comme elle le rappelle, cela passe par « la prise en charge médicale » par l’unité sanitaire de la maison d’arrêt de Tarbes, les activités culturelles et sportives, la partie scolaire et les formations professionnalisantes numérique, agent de propreté et d’hygiène, le chantier école bâtiment et le maintien des liens familiaux par le parloir, le visiophone et le téléphone « classique ».