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1er-Mai. « Pour nous, c’est tout bénéfice » : après des semaines de tensions, ces fleuristes salariées de Tarbes ont été autorisées à travailler en toute légalité


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Le travail du 1er-Mai s’assouplit cette année, offrant un répit aux fleuristes et boulangers. Chez Carrément fleurs à Tarbes, quatre fleuristes salariées se sont portées volontaires pour composer les bouquets et servir les nombreux clients venus chercher un brin de bonheur.

Le muguet a un parfum particulier cette année. En ce 1er-Mai, la tension des derniers jours a laissé place à un net soulagement chez les fleuristes et boulangers, après une nouvelle volte-face du gouvernement sur la question du travail lors de la fête du Travail.

Avenue Alsace-Lorraine, la gérante de la boutique Carrément Fleurs affiche un large sourire. Il y a encore quelques jours, elle dénonçait une situation intenable. Aujourd’hui, elle respire. « Nous avons finalement appris que nous pourrions faire appel à nos salariées à condition qu’elles soient volontaires pour travailler le 1er-Mai. J’ai simplement dû leur faire signer un document dans lequel elles expriment leur souhait », explique-t-elle.

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Car depuis plusieurs semaines, le gouvernement a navigué entre fermeté et assouplissement de la règle, sous la pression des organisations syndicales attachées au caractère chômé du 1er-Mai et celle des professionnels pour qui cette journée représente l’un des moments clés de leur activité. Inscrit dans le Code du travail depuis 1947 comme seul jour férié obligatoirement chômé et payé, le 1er-Mai reste un symbole fort, mais son application stricte dans certains secteurs, comme la fleuristerie ou la boulangerie, suscite de fortes tensions.

Du beurre dans les épinards

Après des échanges tendus avec les syndicats et plusieurs signaux contradictoires, le gouvernement a finalement opté pour la souplesse cette année. Les commerçants ont pu faire travailler des salariés volontaires sans craindre de contrôles ni d’amendes. Une tolérance qui n’efface pas pour autant les débats de fond, mais qui a immédiatement apaisé les secteurs d’activité concernés.

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Dans la boutique tarbaise, quatre fleuristes ont répondu présent pour cette journée particulièrement chargée. Une aide précieuse face à l’affluence des clients, mais aussi une opportunité pour les salariées. « Pour nous, c’est tout bénéfice. On est payées double et cela nous permet d’arrondir les fins de mois. Il faudrait plus de jours fériés », plaisante l’une d’elles, satisfaite de pouvoir mettre un peu de beurre dans les épinards.

Une clarification attendue

Le 1er-Mai reste, pour la profession, un rendez-vous incontournable. Symbole du printemps et de la fête du Travail, les clochettes blanches porte-bonheur attirent chaque année une clientèle nombreuse. « Le muguet est bien parti cette année. Il était d’une qualité supérieure, et pour la première fois j’ai pu me fournir auprès d’un producteur du Béarn », se réjouit la commerçante. Un choix local qui a séduit les clients, sensibles à la fraîcheur des brins.

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Malgré ce dénouement favorable, l’épisode laisse un goût d’inachevé à la fleuriste. « Nous n’avons toujours pas compris pourquoi une telle polémique », glisse la gérante, qui espère désormais une clarification durable de la loi. Car si le gouvernement a calmé le jeu pour cette année, aucune réforme structurelle n’a pour l’heure été adoptée.



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