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À 18 ans, ils sont jugés pour avoir agressé un agent de sécurité de la SNCF à la gare de Tarbes
Deux jeunes de 18 ans comparaissaient ce jeudi 18 décembre pour des violences sur un agent de sécurité de la SNCF. Les faits remontent au samedi 13 décembre, à la gare de Tarbes.
Ce jeudi 18 décembre, deux jeunes de 18 ans arrivent dans le box des prévenus au tribunal de Tarbes. Ne pas se fier à leurs visages juvéniles, presque innocents : ils sont accusés d’avoir, le samedi 13 décembre dernier, agressé un agent de sécurité de la SNCF dans la gare de Tarbes. Il est 22h30 quand une altercation éclate sur le quai, à l’arrivée d’un train en provenance de Toulouse. Un passager vient de se faire dérober un billet de dix euros. Les deux voleurs sont agressifs et prennent la victime à partie. Un agent de sécurité de la SNCF tente de calmer le jeu. Mal lui en prit : les deux mis en cause se retournent contre lui. L’un des deux lui crache d’abord dessus en cherchant quelque chose dans sa sacoche. Les deux majeurs finissent par s’éloigner. Mais dix minutes plus tard, les voilà qui reviennent à la charge, munis d’une bouteille de champagne.
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L’un des deux compères vise l’agent de sécurité avec la bouteille de champagne qui atterrit sur son avant-bras. » J’ai ressenti une vive douleur « , expliquera le gardien aux policiers. Il croit en avoir terminé avec le binôme. Mais non. Car les deux jeunes se représentent 10 minutes plus tard équipés cette fois-ci d’un pavé et d’une bouteille de bière. L’agent essuie à nouveau les projectiles. » J’ai eu le réflexe de me protéger la tête en me tournant légèrement et en mettant mon bras devant moi. Le pavé est arrivé très proche de ma tête, il a heurté la porte coulissante du hall d’entrée de la gare « , notifiera la victime aux policiers.
La victime ne demande que 100 € de dommages et intérêts
Alcoolisés, les mis en cause sont interpellés rapidement puis placés en garde à vue. Ils assurent d’abord ne se souvenir de rien auprès des enquêteurs. Mais leurs casiers judiciaires ont gardé une bonne mémoire : l’un et l’autre affichent déjà plusieurs condamnations. L’un des deux a comparu pour détention de cocaïne, extorsion et violences. Le deuxième pour vol en réunion et usage de produits stupéfiants. Hébergés dans un foyer à Toulouse, les deux amis rejoignaient des copains pour la soirée, à Tarbes.
» Je n’ai jamais voulu cracher sur quelqu’un, je respecte tout le monde « , commence par se justifier l’un des prévenus. » On a la vidéo, vous ne pouvez pas contester « , répond la magistrate. Il nie pourtant les crachats et l’utilisation d’une bouteille de bière. » Ce qui est regrettable c’est que vous n’arriviez pas à assumer « , reprend la juge. La SNCF s’est constituée partie civile. La victime, qui n’a pas eu d’ITT et qui est absente à l’audience, a simplement demandé 100 euros de dommages et intérêts.
» On aurait beau les torturer pour essayer d’avoir des explications que ça ne changerait rien. L’amnésie est bien pratique et l’alcool a bon dos « , observe la procureure qui demande 6 mois de prison et 9 mois de prison. » C’est une année noire le concernant mais jusque-là, il n’avait pas fait parler de lui. Il ne cherche pas à se défausser, au contraire, il présente des excuses « , insiste Maitre Elodie Bedouret pour l’un des prévenus. Maitre Rudy MBemba, met en avant » tous les efforts » effectués par son client depuis sa dernière condamnation, notamment chez son employeur et dans son foyer de jeunes travailleurs. Le premier écope finalement de huit mois de prison et le deuxième, de huit mois de prison dont quatre mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans.