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Élections municipales 2026 à Argelès-Gazost : l’ancien maire Francis Cazenavette veut reconquérir la mairie
Ancien premier adjoint de l’illustre Robert Coll, puis maire de 2008 à 2014, Francis Cazenavette est de retour sur le devant de la scène politique à Argelès-Gazost. Le retraité de 72 ans conduit une liste pour les élections municipales de 2026.
Pourquoi ce retour en politique ?
Francis Cazenavette : J’ai été sollicité par de nombreux habitants d’Argelès depuis l’été dernier. Des gens qui jugent que la maire actuelle et son équipe n’ont pas été à la hauteur des attentes et des enjeux de la ville. On m’a souvent dit aussi que, s’il n’y avait que les deux listes déjà en course (celles de Gaëlle Vallin et Mathieu Varis), certains ne se retrouveraient pas dans ces choix. J’ai donc décidé de favoriser la démocratie et d’être présent avec une nouvelle équipe.

Donc, ce sont vraiment les habitants qui vous ont poussé à vous engager… Quel constat faites-vous aujourd’hui concernant Argelès ?
La situation est inquiétante, notamment au niveau thermal. Vous connaissez les problèmes qu’il y a eus : la fermeture de l’établissement pendant près de la moitié de la saison. La gestion n’y est pas étrangère. La maire a recruté une direction sans compétence thermale, ce qui a été une grosse erreur. À partir de là, un savoir-faire a disparu. Des choses essentielles n’ont pas été faites, notamment au niveau des traitements et de l’entretien de la source. Le résultat, c’est une perte de curistes très importante. Cela touche toute la ville d’Argelès, mais aussi le territoire, car l’hébergement et l’économie locale en dépendent.
Les thermes seront votre priorité pour le prochain mandat ?
Absolument. Le maire précédent (Dominique Roux, entre 2014 et 2020) avait signé un contrat « Bourg-centre » dans lequel figurait une opération de fiabilisation de la ressource thermale. Cette opération n’a jamais vu le jour. On n’en a jamais parlé, et on en subit aujourd’hui les conséquences. C’est regrettable.
Êtes-vous favorable à un nouveau forage au niveau de la source ?
Un nouveau forage, ce n’est pas si simple. Cela avait déjà été étudié à l’époque de Robert Coll. Un forage n’est pas évident, car on n’est pas sûr de retrouver la même ressource. On peut la perdre ou en trouver une autre, mais sans agrément. Le risque est donc de tout perdre. Avant de se lancer, il faut bien réfléchir. De plus, il y a une épée de Damoclès au-dessus de nous : l’État n’exclut pas de revoir le remboursement des cures, ce qui remettrait tout en question. On ne peut pas envisager un forage sans l’assurance que l’État poursuivra le remboursement.
La liste de Francis Cazenavette
Marie Esther Roques-Lago, Adrien Latapie, Cécile Cavagnac, Michel Majesté, Patricia Teilh, José De Carvalho, Muriel Dupuy, Michel Sanguinet-Arboucau, Cathy Gamel, Christophe Gallon, Liza Minvielle-Larrousse, Patrick Reillat, Maria Rosa Ferrando Saez, Sébastien Leclerq, Marie-Claude Labadens, Jean-Jacques Majesté, Naïs Rosso, Laurent Cazenave, Catherine Labarrère, Sylvain Delaporte, Sylvie Lago, Pascal Valens.
Quelles sont les autres priorités ou projets que vous souhaitez mener si vous êtes élu ?
D’abord, être à l’écoute des habitants. Pendant six ans, on nous a bercés de belles formules sur l’écoute, l’intelligence collective, le verdissement de la commune, le bien-vivre ensemble… Mais à Argelès, on n’a pas attendu la dernière équipe pour bien vivre ensemble. Le verdissement, c’est dans les gènes de la commune. Nous voulons une écoute active des habitants sur les problèmes du quotidien et des solutions pragmatiques. Rien que du pragmatisme.
Avez-vous déjà des projets concrets à annoncer ?
La ville est passée à côté de beaucoup de choses durant ce dernier mandat, notamment des politiques publiques. Je vous ai parlé du contrat « Bourg-centre ». Il en a été de même pour le programme « Petites villes de demain ». Une personne avait été embauchée pour y travailler, comme l’exigeait l’État, mais il n’en est rien sorti. Après le Covid, l’État a débloqué des milliards d’euros pour la rénovation énergétique et l’accessibilité des bâtiments communaux. C’était du sur-mesure pour la villa Suzanne, mais rien n’a été fait… La villa Suzanne sera donc une de nos priorités.