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Nouvelle fin de saison forcée pour les thermes d’Argelès-Gazost : quelles solutions pour l’avenir ?


l’essentiel
En raison d’une contamination bactériologique, les thermes d’Argelès-Gazost resteront fermés jusqu’à la fin de la saison. La municipalité souhaite explorer plusieurs solutions afin d’assurer la pérennité de l’établissement.

Le couperet est tombé en fin de semaine dernière. En raison de la contamination bactériologique à répétition de l’eau thermale, l’ARS (Agence régionale de santé) et la préfecture des Hautes-Pyrénées, en lien avec la municipalité, ont décidé de fermer les thermes d’Argelès-Gazost jusqu’à la fin de la saison. Une décision qui fait suite à la dernière fermeture, décrétée le 12 septembre dernier et désormais prolongée pour le restant de la saison thermale, s’achevant normalement début novembre.

Une problématique devenue récurrente puisque, pour les mêmes raisons, l’établissement argelésien avait déjà dû fermer en mai 2023, en octobre 2024 ou encore, plus récemment, en juin 2025. Comme à chaque fois, il a été proposé aux curistes, dans la mesure du possible, d’effectuer leur cure dans d’autres établissements de la vallée (Luz ou Cauterets). Un désagrément auquel s’ajoute un important manque à gagner pour la station thermale. Le résultat financier des thermes s’est largement dégradé avec toutes ces fermetures, et la municipalité a dû pratiquement doubler la subvention d’équilibre versée entre 2024 et 2025 (393 000 à 650 000€).

Clairement, tant pour les curistes que les équipes soignantes ou la ville d’Argelès-Gazost (propriétaire des thermes), il est inenvisageable de vivre la prochaine saison comme l’ont été les deux précédentes. D’autant plus que le problème est identifié de longue date. « Cela ne vient pas des canalisations, nous expliquait la maire, Gaëlle Vallin, en juin dernier. Il vient du captage de la source, qui se fait à Gazost en pleine montagne et à plus de 20 km des thermes. C’est une zone où il peut y avoir des animaux et, lorsqu’il y a des fortes pluies notamment, l’eau s’infiltre dans la terre et vient contaminer celle de la source au niveau du captage. »

Des solutions provisoires dans l’attente d’un nouveau forage

Les travaux de sécurisation du captage réalisés l’hiver dernier s’avérant encore insuffisants, l’équipe municipale envisage d’explorer deux autres pistes d’actions avant la fin de l’année. La première est de « sécuriser » de nouveaux terrains en montagne à proximité de la source. Autrement dit, il s’agit d’établir un large périmètre en amont du captage où les troupeaux ne pourront pas se rendre, de sorte à éviter notamment que leurs selles ne viennent polluer l’eau thermale. « Mais les terrains n’appartenant pas à la ville, il faut donc s’entendre avec les différents propriétaires fonciers », indique la maire

La seconde action, avec l’aide d’une entreprise spécialisée dans l’eau potable et thermale, est de « revoir le protocole sanitaire à l’intérieur de l’établissement ». C’est-à-dire d’avoir un traitement plus efficace contre cette contamination bactériologique lorsqu’elle survient…

Ces deux mesures temporaires pourraient permettre à l’établissement de fonctionner normalement dans l’attente d’une solution pérenne : la réalisation d’un nouveau captage de l’eau thermale à Gazost. « Notre volonté est de procéder à un nouveau forage, confirme la maire d’Argelès. Des études sont en cours avec la société Antéa Group et on devrait avoir, dès l’année prochaine, une estimation affinée du coût des travaux et un calendrier pour leur mise en œuvre. » Celui-ci s’inscrira forcément dans la durée puisque, avec toutes les démarches administratives et techniques en lien avec le code de l’environnement, la concrétisation du projet n’interviendra qu’entre trois et cinq ans ! En espérant ne pas rencontrer d’écueils d’ici là, car il est bien question de la survie des thermes d’Argelès-Gazost…

À noter que l’espace thermoludique, le Jardin des Bains, ainsi que l’institut de bien-être restent ouverts, car pas concernés par la contamination de la source.



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