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« Un exemple pour les jeunes générations » : l’adjudante Valérie Guérin honorée pour son départ à la retraite après 35 ans d’engagement au sein de la gendarmerie


l’essentiel
La gendarmerie d’Argelès-Gazost salue le départ à la retraite de l’adjudante Valérie Guérin après trente-cinq ans de service. Une carrière marquée par la rigueur, l’écoute et un engagement sans faille dans les Hautes-Pyrénées.

Une page se tourne à la brigade de gendarmerie d’Argelès-Gazost. Après trente-cinq années passées sous l’uniforme, dont près de vingt-quatre à Argelès-Gazost, l’adjudante Valérie Guérin a officiellement fait valoir ses droits à la retraite. Une carrière exemplaire saluée avec émotion par ses collègues, ses proches et les nombreux amis réunis à l’occasion de son départ.

Née le 6 janvier 1969 à Lons-le-Saunier, dans le Jura, Valérie Guérin rejoint la Gendarmerie nationale le 17 avril 1989. À seulement 20 ans, elle intègre la 131e promotion de l’École des sous-officiers de gendarmerie de Montluçon. Huit mois plus tard, elle est affectée à Rabastens-de-Bigorre. Une première affectation qui marquera le début d’une longue histoire avec les Hautes-Pyrénées, département qu’elle ne quittera plus.

À une époque où les femmes sont encore peu nombreuses dans les rangs de la gendarmerie, elle doit s’imposer dans un univers largement masculin. En 1994, elle obtient le diplôme d’officier de police judiciaire (OPJ), une étape importante dans sa carrière.

« Une confidente, une oreille attentive, une maman pour tous »

Durant ses treize années passées à Rabastens, sa vie personnelle se construit également. Elle devient mère d’Éponine en 1997, puis d’Othélie en 2001. En décembre 2002, elle rejoint la compagnie d’Argelès-Gazost où elle exercera jusqu’à son départ. D’abord affectée au secrétariat de compagnie pendant cinq ans, elle s’y distingue par sa rigueur et sa maîtrise des procédures administratives. En 2004, la naissance d’Isaline vient compléter sa famille.

Au fil des années, Valérie Guérin s’impose comme une référence au sein de l’unité. Ses collègues louent unanimement sa disponibilité, son empathie et son sens du collectif. « Une confidente, une oreille attentive, une maman pour tous, résume avec affection l’adjudant-chef Julien Sabatier lors de son discours d’hommage. L’exigence, jusqu’au dernier jour que tu t’es imposée, fait de toi une femme exceptionnelle et tu dois, je pense, pour ton professionnalisme, être un exemple pour les jeunes générations. »

Après avoir servi la population pendant plus de trois décennies, l’adjudante Valérie Guérin referme un chapitre important de sa vie. Elle jette désormais l’ancre à Vic-en-Bigorre, non loin de Rabastens où son aventure haut-pyrénéenne avait commencé trente-cinq ans plus tôt. Une retraite méritée pour celle qui laisse derrière elle le souvenir d’une gendarme exemplaire et d’une femme profondément appréciée de ses pairs.



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