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200 offres d’emploi à pourvoir au Salon de l’emploi public des Hautes-Pyrénées
Plus de 200 offres d’emploi seront proposées lors du 3e Salon de l’emploi public des Hautes-Pyrénées, ce jeudi 12 décembre, au centre Jean-Jaurès d’Aureilhan.
« Un fonctionnaire, ça travaille ». Pas question pour le préfet Jean Salomon de faire du « fonctionnaire bashing » comme le désormais ex-ministre de la Fonction Publique, Guillaume Kasbarian, et ce, au lendemain de la mobilisation des agents de la fonction publique.
D’autant plus que les trois fonctions publiques – territoriale, hospitalière et d’état- ne font plus rêver et ont du mal à recruter. Aussi, l’objectif du 3e Salon de l’emploi public des Hautes-Pyrénées, a pour but de faire connaître la multitude de métiers de la fonction publique, tant manuels qu’intellectuels. « La fonction publique offre de belles possibilités de parcours variés, de mobilité. On peut choisir de rester dans le département et de changer de services ou bien de voyager ». Jean Salomon souligne ensuite qu’outre le peu de candidats pour pourvoir les offres, le recrutement se heurte à un décalage entre les besoins et les qualifications des personnes. Pour y pallier, Sonia Puyssegur, directrice de France Travail Tarbes-Pyrénées, rappelle que le département propose une large palette de formations.
Le préfet évoque également les passerelles entre les trois fonctions publiques, mais pas seulement. « Nos deux régiments emploient de nombreux contractuels lesquels, quand ils quittent l’armée, ne pensent pas toujours à la fonction publique ». Des recruteurs de l’armée seront notamment présents sur le salon.
Faute de titulaires, le recours aux contractuels concerne les trois fonctions publiques. « Or, les contractuels n’ont pas les mêmes droits que les titulaires. Il faut que l’on avance sur ce travail de titularisation » convient Jean Salomon.
Michel Pélieu, président du conseil départemental, rappelle qu’il y a « 150 métiers différents » au département, fort de 1 700 agents. « Compte tenu des contraintes budgétaires, nous recrutons moins mais on continue de recruter », notamment dans des métiers en tension, dans le médico-social, la restauration collective où il manque des cuisiniers.
« L’incertitude tue l’emploi stable »
Gérard Trémège, maire de Tarbes et président de l’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées rappelle que les deux collectivités emploient 1 400 personnes. « Nous avons créé à la mairie de Tarbes une structure dédiée aux demandeurs d’emploi. Nous avons 4 000 personnes dans nos fichiers mais le paradoxe, c’est que lorsque l’on a besoin de quelqu’un pour un poste précis, on a du mal à trouver des réponses positives ». Le maire ajoute qu’il y a aussi « pas mal de postes temporaires à pourvoir pour remplacer des personnes en maladie ». S’agissant des départs en retraites, « en principe, on remplace, mais là, on essaie d’attendre d’avoir plus de visibilité sur notre budget. L’incertitude tue l’emploi stable » martèle Gérard Trémège.
De son côté, Christian Dublé, directeur de l’hôpital de Tarbes-Lourdes, indique qu’il y « a plus de 200 métiers à l’hôpital public ». Le groupement hospitalier des Hautes-Pyrénées compte 4 800 agents hospitaliers.