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Aureilhan. Cinéma : un ECLA sous les lumières de la ville


Jeudi 19 décembre à 20 h 15 sera projeté sur la scène de l’ECLA le film de Charlie Chaplin « lumières de la ville ». Le thème : Un vagabond s’éprend d’une belle et jeune vendeuse de fleurs aveugle qui vit avec sa mère, couverte de dettes. Suite à un quiproquo, la fleuriste s’imagine le misérable, qui vient de lui acheter une fleur, en milliardaire… Les Lumières de la ville (City Lights) est une comédie dramatique américaine réalisée par Charlie Chaplin, sortie le 30 janvier 1931.

Rentrer dans l’histoire du cinéma muet

Il s’agit du premier film sonore de Chaplin, mais qui, en l’absence de dialogues, comprend des intertitres. L’histoire commence par l’inauguration d’un monument dénommé « Paix et Prospérité » sur lequel dort un vagabond, donnant dès le début le ton à une fable moderne drôle et sarcastique avec, à la clé, un gigantesque pied de nez (visible de façon concrète à la quatrième minute du film) aux institutions et à la société, en général. Le scénario traite, entre autres, de la mort (le suicide), des inégalités sociales et du handicap (la cécité) tout en s’autorisant une petite note d’espoir à la fin de l’histoire. Sur ce contexte, le film est contemporain à son époque et se situe entièrement dans une grande ville américaine. On découvre également l’intérieur d’une boîte de nuit et une salle de boxe. Le krach boursier de 1929 et la crise économique qui s’ensuit surviennent durant le tournage du film. La même année, est promulgué le « code Hays », qui, dans les films américains, interdit l’emploi de certains mots, dialogues ou situations, pouvant porter atteinte aux bonnes mœurs ; mais le film étant tourné juste avant que cette loi ne soit appliquée, il n’en subit pas les conséquences.

Avec Charlot, le cinéma sonore est apparu à l’époque où sortait « Le Cirque », film tourné trois ans plus tôt, en 1927, et sorti en 1928, et son réalisateur, Charles Chaplin, n’est pas très enthousiaste face à cette évolution. Son nouveau film tiendra tout de même un style identique aux précédents, à l’émotion exacerbée, et qui narre les aventures d’une jeune aveugle et de son ami vagabond. A vivre à l’ECLA en famille, seul ou accompagné.



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