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Un automobiliste alcoolisé cause un accident et blesse une jeune femme dans les Pyrénées
Un quarantenaire de Séméac a été lourdement condamné par le tribunal Tarbes, hier, après avoir causé un accident de la route le 22 décembre 2022. Fortement alcoolisé, il a grillé un cédez le passage et percuté le véhicule d’une conductrice blessée dans l’accident.
« Depuis l’accident, je n’ai plus jamais bu une goutte d’alcool. » Nicolas M., un homme dans la quarantaine qui réside à Séméac a tenté de montrer patte blanche face au tribunal de Tarbes. Jugé pour voir causé un accident de la route alors qu’il avait beaucoup bu le 22 décembre 2022 à Aureilhan, et dans lequel une jeune femme a été blessée, l’homme a pourtant déjà été condamné pour des délits routiers en lien avec l’alcool.
» Le jour des faits, vous étiez dans un bar avec des amis. Vous avez raccompagné l’un d’eux. Vous sites avoir bu 3 ou 4 bières avant de reprendre le volant », a relaté la présidente de la chambre correctionnelle, Lucile Pichenot. « Un témoin qui circulait sur la même route vous a vu arriver à grande vitesse dans son rétroviseur. Vous l’avez doublé, puis le véhicule encore devant. »
Seulement, le conducteur qui n’était plus tout à fait alerte n’a pas eu le temps de voir un cédez le passage et est venu percuter de plein fouet la voiture d’une jeune femme. « Le choc a été tellement violent que les deux véhicules ont été déclarés épaves », a relevé Me Maéva Sampaio, l’avocate de la conductrice.
« Vous parlez de vous, peu de la victime »
Soumis à des analyses de sang, le conducteur en tort présentait un taux avoisinant le 1,30 g d’alcool dans le sang. « C’est à cause de ça qu je n’ai pas eu le temps de freiner », a analysé l’homme à la barre. « Je regrette car ce jour-là, j’ai perdu beaucoup de choses. » À l’époque, il était à la tête d’une auto entreprise d’électronique. Son permis de conduire suspendu pendant 4 mois, il n’a pu honorer plusieurs chantiers en cours et a accumulé une dette auprès de l’Urssaf selon ses dires.
« Vous parlez beaucoup de vous depuis le début de cette audience mais je n’ai pas entendu un seul mot pour la victime », a déploré la juge. Car la jeune femme a elle aussi perdu gros dans le sinistre puisqu’elle venait tout juste d’acquérir son véhicule comme l’a rappelé son avocate. » À ce jour, elle peine à obtenir des justificatifs et n’a toujours pas été indemnisée par les assurances. » Mais surtout, les blessures dont elle a souffert ont nécessité une incapacité totale de travail de 10 jours.
« Pourquoi avez-vous pris le volant alors que vous aviez bu ? », a questionné la procureure. Pour seule réponse, l’homme a indiqué « qu’il n’aurait pas dû ». Une attitude qualifiée de désolante pour l’accusation, qui a requis 6 mois d’emprisonnement aménageables en détention électronique à l’encontre du chauffard et l’annulation de son permis de conduire. Mais aussi l’obligation d’installer un éthylomètre embarqué sur son véhicule lorsqu’il aura à nouveau l’autorisation de conduire.
Seul pour assurer sa défense, l’homme a sollicité la clémence du tribunal afin de pouvoir conserver son titre. « Sans permis, je ne pourrai plus travailler. » Un argument qui n’a pas fait pencher la balance en sa faveur. L’homme a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve et devra repasser son permis. Il devra également s’acquitter d’une amende de 2 000 euros.