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« Vous l’avez caressée » : il agresse sexuellement une femme de 81 ans dans un EHPAD


l’essentiel
Un homme de 64 ans a été condamné par le tribunal de Tarbes pour agression sexuelle contre une femme de 81 ans, dans l’EHPAD d’Aureilhan où les deux résidaient.

Ce sont des faits d’agression sexuelle particulièrement crus qui amènent un sexagénaire devant le tribunal de Tarbes. Les faits se déroulent cet été à la maison de retraite d’Aureilhan, où le prévenu et la victime résidaient comme l’explique l’assesseur du tribunal : « Fin août, l’une des résidentes de ce foyer va s’entretenir avec le psychologue de l’établissement et lui expliquer que vous venez régulièrement dans sa chambre le soir, après qu’elle a été mise au lit par les infirmières. Un peu pour discuter avec elle, mais elle explique que vous l’embrassez sur la bouche, elle semble dire qu’elle n’est pas opposée à ce principe, mais que ça va plus loin, que vous lui portez des baisers sur les seins, et vous auriez insisté auprès d’elle en introduisant votre main dans la protection qu’elle porte la nuit, que vous l’avez caressée sur le sexe, et potentiellement introduit un doigt dans son sexe. »

Une victime particulièrement vulnérable, âgée et atteinte d’ostéoporose, « complètement dépendante physiquement à partir du moment où elle est allongée sur son lit, elle ne peut pas bouger » souligne la procureure.

« Non, non, non ! »

À la barre, l’homme frêle, avec un QI inférieur à la moyenne comme le précise l’expertise psychiatrique, communique difficilement mais nie avoir agi sans le consentement de la victime. « Elle venait de perdre son mari, elle voulait mettre fin à ses jours. Je lui ai mis la main sur la cuisse, elle l’a pris et a mis ma main entre ses jambes. »

Une version qui n’a pas convaincu la procureure : « Il aura toujours cette même version, mais qui vient en contradiction avec les différents éléments rappelés au cours de cette instruction. La victime, âgée de 81 ans a déposé plainte le 2 septembre, le jour de son anniversaire, elle a expliqué de manière très claire le déroulé : elle n’en rajoute pas. »

Le témoignage d’une voisine de chambre lors de l’instruction attesterait des faits non consentis : « Elle raconte qu’une fois, elle a entendu la victime dire ‘non, non, non !' » explique l’assesseur. Selon elle, « il avait l’habitude de venir discuter le soir avec Madame, ce ‘non, non, non’ n’était pas un cri de détresse, mais dans une conversation indiquant qu’elle n’était pas d’accord. »

Déjà condamné pour agressions sexuelles

Le tout dans un contexte où l’homme, décrit comme « serviable », avait déjà une partenaire « officielle » dans l’établissement, ainsi qu’une relation avec une autre femme qu’il aurait également embrassée, des baisers consentis.

Surtout, l’homme a déjà été condamné en juin dernier par le tribunal de Tarbes pour agression sexuelle envers une amie de sa fille, mineure au moment des faits, et sera prochainement jugé pour des faits similaires sur sa propre fille.

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Exclu de l’EHPAD, le prévenu vit désormais dans un foyer à Lourdes, avec seulement des hommes. La procureure a requis une peine de douze mois de prison, un suivi sociojudiciaire de trois ans et obligation de soins craignant un « renouvellement des faits, avec au quotidien des situations à risques. »

L’homme a finalement été condamné par le tribunal à six mois de prison assorti d’une détention à domicile avec obligation de soin, ainsi qu’une peine d’inéligibilité de cinq ans. Il devra verser à la partie civile 2 000 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral. Le tribunal constate également l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.



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