Actualités Bagnères-de-Bigorre

Bagnères-de-Bigorre – Carnet noir- Roland Bertranne, le « petit taureau furieux » du rugby français, est décédé à 75 ans


Ancien joueur emblématique du XV de France et figure du Stade bagnérais, Roland Bertranne s’est éteint ce jeudi 2 octobre. Le natif d’Ibos, surnommé « le petit taureau furieux », laisse derrière lui une carrière exceptionnelle et un héritage durable dans le rugby français.

Roland Bertranne est décédé à l’âge de 75 ans. La ville de Bagnères-de-Bigorre et son club de coeur, la Stade Bagnérais sont en deuil comme le rugby français.

Roland Bertranne, né le 6 décembre 1949 à Ibos, dans les Hautes-Pyrénées, s’impose rapidement comme l’un des centres les plus importants du rugby français dans les années 1970. Repéré dès ses années scolaires par Jean Gachassin, ancien international français, il rejoint le Stade bagnérais, club où il passera la majorité de sa carrière.

Il connaît sa première sélection avec le XV de France le 27 février 1971 face à l’Angleterre. Très vite, il s’affirme comme un joueur incontournable, participant à onze Tournois des Cinq Nations consécutifs entre 1971 et 1981. Il remporte deux Grands Chelems avec les Bleus, en 1977 et 1981.

Roland Bertranne détient encore le record de sélections consécutives avec l’équipe de France : 46 matchs disputés d’affilée sur un total de 69 capes au cours de sa carrière internationale. Auteur de 17 essais, il a marqué les esprits par son physique, sa puissance et son engagement sur le terrain.

Capture decran 2025 10 02 a 10.57.08

Fidélité au Stade bagnérais et exploits en club

Après avoir été repéré par Jean Gachassin, Roland Bertranne intègre le Stade bagnérais dès 1969. Seul un passage d’une saison à Toulon, en 1972-1973, interrompt son parcours au club haut-pyrénéen. Avec Bagnères, il atteint deux finales du championnat de France : en 1979, le club s’incline 10 à 0 face au RC Narbonne, puis en 1981 contre l’AS Béziers (22-13).

Titulaire au centre, souvent capitaine, il devient une figure emblématique du club et reste profondément attaché à ses racines bagnéraises. Après sa carrière de joueur, il s’investit dans la vie du club, devenant co-président entre 2015 et 2018, et restant président d’honneur jusqu’à sa disparition.

Capture decran 2025 10 02 a 10.57.19

Les débuts à Ibos : un village sur la carte du rugby

Roland Bertranne découvre le rugby à Ibos en 1966, lorsque Pierre Comet et Denis Pecassou créent une équipe juniors locale. Capitaine dès ses débuts, il se distingue rapidement par ses qualités physiques et son sens du jeu, se forgeant le surnom de « petit taureau furieux ».

Plus de cinquante ans après ses débuts, ses anciens coéquipiers ont souhaité lui rendre hommage. Avec le soutien de la municipalité, le stade d’Ibos a été renommé Stade Roland-Bertranne en 2022. L’inauguration a réuni de nombreux internationaux et anciens coéquipiers du Grand Chelem, symbolisant l’importance du joueur pour son village et le rugby français.

« Roland, c’est celui qui a placé Ibos sur la carte », raconte Sylvain Pebay, président de l’association « Les Amis de Roland ». Selon lui, le joueur a rendu son village célèbre au niveau national, à l’image d’Antoine Dupont pour Castelnau-Magnoac aujourd’hui.

Capture decran 2025 10 02 a 10.57.46

Un joueur international reconnu

Au fil de sa carrière, Roland Bertranne participe à de nombreux événements marquants du rugby international. Il marque un essai lors de la victoire historique de la France contre la Nouvelle-Zélande en 1973 et joue avec les Barbarians britanniques. En 1971, il est sélectionné pour l’équipe du « reste du monde » lors du centenaire de la RFU en Angleterre, aux côtés de Villepreux et Cester.

En équipe de France, il dispute 11 Tournois des Cinq Nations consécutifs et contribue à deux Grands Chelems, en 1977 et 1981, réalisations rendues d’autant plus remarquables que le Grand Chelem 1977 est remporté avec les mêmes quinze joueurs sur toute la compétition.

Une vie sportive diversifiée

Au-delà du rugby, Roland Bertranne s’adonne à d’autres passions sportives. Amateur de course automobile, il participe au Rallye Paris-Dakar en 1982 avec Georges Debussy, terminant à la sixième place. Ce goût pour l’aventure et la compétition illustre sa personnalité déterminée et polyvalente, fidèle à l’image du joueur combatif qu’il était sur le terrain.

Palmarès et distinctions

En club :

Vice-champion de France de première division en 1979 et 1981 avec le Stade bagnérais.

En équipe nationale :

69 sélections entre 1971 et 1981, avec 46 matchs consécutifs (record).

17 essais inscrits, soit 66 points.

Deux Grands Chelems : 1977 et 1981.

Onze Tournois des Cinq Nations disputés consécutivement.

Participation à sept tournées internationales : Afrique du Sud (1971, 1975, 1980), Argentine (1974, 1977), États-Unis (1976) et Australie (1981).

Sélectionné chez les Barbarians britanniques et dans l’équipe du « reste du monde » pour le centenaire de la RFU en 1971.

Un héritage durable

Roland Bertranne laisse une empreinte indélébile dans le rugby français et dans son territoire natal. Son parcours illustre la fidélité, le talent et le charisme d’un joueur qui a marqué son époque. Le Stade Roland-Bertranne à Ibos témoigne de la reconnaissance d’un village pour son enfant prodigue, tandis que le Stade bagnérais garde le souvenir d’un joueur exemplaire, capable d’allier puissance, technique et esprit d’équipe.

Son nom restera associé à la rigueur, à l’engagement et à la passion du rugby, inspirant de nouvelles générations de joueurs dans les Hautes-Pyrénées et dans toute la France.

La rédaction de La Semaine des Pyrénées présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Le jour où le stade d’Ibos a été baptisé à son nom

Le rappel à la carrière de Roland Bertranne en vidéo par sa fille Davina

L’annonce du décès de Roland Bertranne ce jeudi 2 octobre entraîne de nombreuses réactions.

Le Stade Bagnérais Rugby : « C’est avec une très profonde tristesse et une énorme peine que nous avons appris la disparition de la Légende du XV de France et du Stade Bagnérais Rugby, l’immense Roland Bertranne, qui nous a quitté à l’âge de 75 ans. Un grand coup de massue sur tout le Club et sur toute une Ville dont l’admiration était et restera sans faille pour ce grand joueur et ce grand homme. Roland, et ses 69 sélections avec l’Équipe de France dont 46 consécutives (toujours en record), était symbole de générosité et de gentillesse. L’humain était son moteur, sur le terrain et dans la vie. « Petit taureau furieux », comme l’avait surnommé Roger Couderc, est parti au paradis du Rugby rejoindre d’autres illustres… Nos cœurs pleurent à chaude larmes pour Roland pour lequel notre affection et notre respect sont sans limites et éternels. Nous partageons la douleur de Martine son épouse dévouée jusqu’au bout, de Davina et Franck ses enfants, de ses petits enfants qu’il aimait tant, et de tous ses proches. Qu’ils soient tous assurés de notre soutien dans ce moment très difficile. Repose en Paix Ami Roland. On ne t’oubliera jamais. »

Claude Cazabat, Maire de Bagnères-de-Bigorre : ​« Roland Bertranne vient de nous quitter, nous venons de perdre un ami à la personnalité très attachante. Roland aura été l’une des figures emblématiques du Stade Bagnérais Rugby, Capitaine de cette glorieuse équipe qui joua les deux finales du Championnat de France de 1979 et 1981 mais aussi joueur de l’Equipe de France dont il détient toujours le record des sélections consécutives (46) avec ses 69 sélections (record côté sélections de l’époque). Roland était quelqu’un de gentil et disponible, qui savait avec son caractère très réservé, avoir toujours le mot juste pour dénoncer des situations complexes. Il aura marqué l’histoire du Stade en tant que joueur, dirigeant et co-président mais aussi membre du Comité Armagnac Bigorre et dirigeant fédéral. Roland aura fait rayonner la ville de Bagnères-de-Bigorre sur le plan national et international. Chacun de nous gardera de merveilleux souvenirs de ses réactions tranchantes sur les terrains de rugby ou sur l’écran de télévision avec le Tournoi des 5 Nations, mais nous garderons aussi en mémoire l’homme affable et souriant doté d’admirables qualités humaines. »

Capture decran 2025 10 02 a 13.25.41

Le comité départemental de rugby des Hautes-Pyrénées : « Le Rugby des Hautes Pyrénées est en deuil, avec la perte de Roland Bertranne. Le comité Départemental de rugby des Hautes Pyrénées s’associe à la peine de la famille et aux dirigeants du Stade Bagnérais. »

Le Comité départemental de Rugby Gers : « C’est avec une immense tristesse que nous vous annonçons le départ brutal de 𝗥𝗼𝗹𝗮𝗻𝗱 𝗕𝗲𝗿𝘁𝗿𝗮𝗻𝗻𝗲. Joueur à la carrière exceptionnelle, il a marqué l’histoire de notre sport et inspiré des générations entières. Le rugby français perd aujourd’hui l’une de ses grandes figures. Nos pensées vont à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui l’ont admiré sur et en dehors des terrains. »

Jeunesse Sportive Iboscéenne XV : « Toute l’équipe de la JSI,  Présidents, Joueurs et Dirigeants présentons nos sincères condoléances à ses proches. Nos pensées sont tournées vers sa famille, ses amis et l’association des « Amis de Roland ». »

RCT – Rugby Club Toulonnais : « Le Rugby Club Toulonnais a appris avec une profonde tristesse le décès de Roland Bertranne. Légende du rugby français (69 sélections) et du Stade Bagnérais, Roland Bertranne avait porté le maillot Rouge & Noir lors de la saison 1972-1973. Le RCT adresse ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à l’ensemble du rugby français. »

Gérard Froment : « Toute une époque de la rue Victor-Hugo, avec des joies quand le stade gagnait et que les commerçants de la rue Victor-Hugo l’arrêtaient pour le féliciter : Jean-Marie le coiffeur, les Sabas, le magasin Phildar et d’autres. Merci, Roland, de nous avoir fait vivre ces magnifiques dimanches de rugby ! Bravo. »

Alain Schmitt : « C’est triste ! Avec ce départ, une page de l’histoire sportive de Bagnères se tourne. Grâce à lui et à d’autres, notre génération a vécu une très belle époque rugbystique à Bagnères. Merci à lui pour ces belles années. Je retiens sa gentillesse, sa simplicité. Paix à son âme ! Toutes mes condoléances à sa famille. »

Christophe Michelot : « Oui, je t’aimais tellement, Roland. Cette photo à Ibos est pour moi encore plus chargée d’émotions, car tu as dans les mains mon ballon, celui que mon papa m’avait acheté dans le magasin de sport d’André Boniface à Mont-de-Marsan. Je devais avoir 12 ans. RIP Roland. »

Henri Rami, ancien président du Stade Bagnérais : « Un grand homme, un grand dirigeant et toujours fidèle au Stade Bagnérais. Mes très sincères condoléances à Martine et à ses enfants. »

Jean-Pierre Rives (troisième ligne du quinze de France entre 1975 et 1984, 59 sélections) a réagi dans les colonnes du journal L’Équipe : « C’était un mec extraordinaire, d’une sensibilité et d’une simplicité immenses. Au-delà du joueur, Roland, c’était un roc, un pilier de notre groupe en 1977 et en 1981. Même s’il jouait trois-quarts centre, il avait un mental d’avant. Son truc, c’était d’aller défier les piliers à l’entraînement, il adorait ça. Il avait aussi la classe des grands centres. Je ressens une peine immense. »

Capture decran 2025 10 02 a 13.25.56

Denis Fégné, député des Hautes-Pyrénées et ancien maire d’Ibos : « J’ai appris avec une profonde tristesse la disparition de Roland Bertranne, immense figure du rugby français et enfant de notre Bigorre. Né à Ibos, c’est là, sur le terrain de son village, qu’il a chaussé ses premiers crampons en 1966 avant qu’un certain Jean Gachassin ne l’oriente vers le Stade bagnérais ouvrant ainsi la voie à une carrière exceptionnelle. En 2022, lorsque j’étais maire d’Ibos, j’avais eu l’honneur avec mon conseil municipal et l’association « Les amis de Roland », de donner son nom à notre stade communal. Il était alors présent à nos côtés pour cette inauguration, entouré de ses proches et de nombreux passionnés de rugby. Ce fut un moment de fierté et d’émotion, à la hauteur de l’homme qu’il était. Roland Bertranne, c’est un palmarès exceptionnel : 69 sélections en équipe de France, des performances qui ont marqué l’histoire du rugby mais surtout un état d’esprit fait d’humilité, de solidarité et d’attachement à son territoire. Au-delà du joueur, il restera dans nos mémoires comme un homme altruiste, fidèle et profondément humain. Mes pensées vont à sa femme Martine, ses enfants Davina et Franck, à l’ensemble de sa famille et à tous ses proches, à qui j’adresse mes plus sincères condoléances. Qu’ils trouvent réconfort dans l’immense affection et l’admiration que suscitait Roland. l continuera d’inspirer les jeunes générations d’Ibos, de Bagnères et de tout le rugby français, à travers son exemple et les valeurs qu’il a incarnées toute sa vie. Merci Roland, pour ton héritage et ton humanité. »

FC Lourdais XV : « C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Roland Bertranne. Roland fut un adversaire coriace du FCL, respecté de tous, et nous ne l’oublierons jamais. À sa famille, à ses proches ainsi qu’au Stade Bagnérais Rugby, dont il était président d’honneur, le FC Lourdes Rugby adresse ses plus sincères condoléances. »

Capture decran 2025 10 02 a 13.26.19

Florian Grill, président de la Fédération Française de Rugby : «C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Roland Bertranne, grande figure du rugby français et légende du XV de France. Joueur d’exception, il a marqué de son empreinte l’histoire de notre sport avec 69 sélections en équipe nationale, dont 46 consécutives, un record qui témoigne de sa constance et de son engagement sans faille. Aux côtés de ses coéquipiers de l’époque, il a contribué à écrire quelques-unes des plus belles pages du rugby tricolore, notamment lors des Grands Chelems de 1977 et 1981. Fidèle à son club de cœur, le Stade Bagnerais, il incarnait aussi les valeurs d’attachement, de générosité et de passion qui font la force de notre sport. Au-delà de ses exploits sportifs, Roland Bertranne restera dans nos mémoires comme un homme profondément humain, respecté et aimé de tous. Son surnom, « le petit taureau furieux », donné par Roger Couderc, traduisait son énergie sur le terrain, mais aussi cette volonté de ne jamais rien lâcher. Au nom de la Fédération Française de Rugby, de son Comité Directeur et de l’ensemble du rugby français, j’adresse à sa famille, à ses proches et à son club de toujours, le Stade Bagnerais, nos plus sincères condoléances et notre profonde solidarité dans cette épreuve. »

Capture decran 2025 10 02 a 13.26.08

Yves Cartier : « J’ai des sanglots au bout des doigts en écrivant ces lignes. A peine avons-nous enterré Jean-Louis Bérot il y a 3 jours que ce matin Roland Bertranne nous quitte. A 75 ans. Encore plus tôt que Jean-Louis. Roland Bertranne c’est le « petit taureau furieux » de Roger Couderc, à l’aile, mais surtout au centre, c’est 11 ans d’équipe de France, c’est la victoire sur le Blacks de 1973, ce sont les 4 matchs du Grand Chelem de 77, ce sont des dizaines de matchs consécutifs avec les Bleus, c’est un club, son club, Bagnères, à son apogée, avec 2 finales en 79 et 81… c’est une deuxième partie de vie paisible dans son magasin de sport ouvert à toutes les visites, à toutes les rencontres. Roland, nous sommes immensément nombreux à te pleurer aujourd’hui. A tous, ta familles, tes proches, tes amis du rugby et tous les autres, j’adresse mes plus sincères condoléances. Repose en paix. A l’ombre de tes montagnes. »

Joël Latapie : « Sincères condoléances à toute la famille de Roland et au Stade Bagnérais. C’est un super bonhomme qui nous quitte et un très grand joueur. Fier de l’avoir rencontré et d’avoir joué contre lui avec le FCL. Il va retrouver de sacrés champions là-haut. Repose en paix Roland. »

Alain Palacios : « Super souvenir avec lui sur ses épaules alors que je n’avais que 9 ans pour la finale !!!!! Chapeau l’artiste. »

Christian Batut : « RIP et sincères condoléances à tous ses proches… C’était un joueur que j’admirais. Nous avions le même âge et j’ai écumé les terrains, pas du tout au même niveau, mais à la même époque ! »

Jean-Marc Sallaberry : « Nos très sincères condoléances à la famille et bien sûr au Stade Bagnérais, qui perd aujourd’hui l’un de ses totems, et avec lui la nostalgie de ce rugby fait de combat et de romantisme, qui a marqué tous les passionnés de notre sport. Grand respect pour le joueur. Le FCO RUGBY. »

Joël Lapeyre : « C’est avec tristesse que j’apprends le décès de Roland. J’étais un petit garçon plein d’admiration devant la télé pour voir le sacre de 1977 et 1981. Tu as toujours montré l’exemple sur un terrain. Repose en paix. »

Jean-Pierre Abadie : « Un grand champion qui nous a fait rêver, que de souvenirs inoubliables. Condoléances à la famille. »

Patrice Lefèvre : « De beaux souvenirs de vous avec le XV de France pendant le Tournoi des 5 Nations. J’étais un jeune adolescent. Sincères condoléances à Mme Bertranne, à ses enfants et à toute la famille. »

Michel Lagarde : « Enfin libéré face à son handicap… Une pensée émue pour ses proches, pour saluer l’ami du lycée Victor Duruy et le grand joueur qu’il avait été, fort de ses 65 sélections, où la concurrence à son poste de trois-quarts était rude, c’est peu dire. Au regretté Roland, repose en paix. »

Michel Moreau : « J’avais eu le bonheur de partager son bureau à la DDE de Tarbes deux étés de suite. Il était alors au sommet de sa carrière internationale, et d’une simplicité incroyable. Souvenir des casse-croûtes du vendredi matin, et de sa Ford Capri blanche et noire… »

Patrick Bouisset : « Un super copain du lycée Victor Duruy. Il était interne en 1969-1970. Grand rugbyman. Condoléances à sa famille. »

Stade Bagnérais Handball : « Nous venons d’apprendre le décès de Roland Bertranne aujourd’hui… Une légende de notre rugby français, mais aussi une figure emblématique de Bagnères et un fidèle supporter du SBHB. L’ensemble du bureau du Stade Bagnérais Handball et l’ensemble du club pensent fort à Martine, Franck, Sophie, Amaya et Émilie, ainsi qu’à toute sa famille, ses proches et ses amis. »

Patrice Villenavedornon : « Triste… C’était l’ami de mon père, du même village où ils avaient débuté le rugby ensemble : l’un en demi de mêlée, Roland au centre. Ce village d’Ibos où Roland avait lancé sa carrière… Le monde de l’ovalie est en deuil. C’est une figure du rugby français que le temps a emportée. Détenteur de 69 sélections avec le XV de France (1971-1981), Roland Bertranne est décédé ce jeudi à l’âge de 75 ans. Joueur au physique imposant pour les standards de l’époque, le “Petit taureau furieux” – surnom donné par Roger Couderc – aura marqué le rugby français de son empreinte. À l’image de ce record tout simplement grandiose qu’il détient encore aujourd’hui : celui du plus grand nombre de sélections consécutives, avec 46 capes de rang entre octobre 1973 et mars 1979. Adiu, le Petit taureau furieux. »

Michel Bernini : « Je l’ai rencontré dans son fief, à Bagnères-de-Bigorre, à la fin d’un spectacle d’impro. Il avait tenu à nous féliciter. Il avait des étoiles dans les yeux parce qu’il avait rigolé pendant une heure et demie. Et puis il y avait moi, redevenu un petit garçon, celui qui avait commencé le rugby parce qu’il l’admirait. À chaque fois que j’ai porté le numéro 13, c’est à lui que je pensais. Aujourd’hui je suis triste, parce que Roland Bertranne a fait son dernier cadrage-débordement. »

Jean-Paul Huet : « RIP. Après Jean-Louis Bérot il y a peu, le rugby français est de nouveau en deuil : c’est une autre légende qui disparaît, en la personne de Roland Bertranne. L’ancien centre et ailier du XV de France, joueur emblématique du Bagnères de la grande époque, aura marqué les années 1970/1980. Celui que Roger Couderc avait surnommé “le Petit taureau furieux” était un rugbyman qui alliait puissance, élégance et panache. Bertranne, c’est mon adolescence : il faisait partie des joueurs qui m’ont fait aimer ce sport à nul autre pareil. L’homme aux 69 sélections en équipe de France, aux deux Grands Chelems, avait mis un terme à sa carrière en 1981, passant le flambeau à un autre centre de légende : Philippe Sella, son digne successeur. Roland Bertranne restera à jamais l’un de ceux qui ont contribué à ce fameux “jeu à la française”. Il est parti rejoindre les Dauger, Boniface, Prat, qui avaient été ses maîtres et modèles. »

Michel Duffau : « Toutes mes sincères condoléances à Martine, à ses enfants et à ses petits-enfants. Roland était un très grand monsieur, dans le rugby mais aussi dans la vie. J’ai eu l’occasion de le côtoyer au Stade Bagnérais, où je vais tous les dimanches : un mec vraiment pas fier du tout, sympa avec tout le monde. J’étais avec lui en classe à Victor Duruy : c’était une “tronche” en cours et, déjà à l’époque, au rugby, il sortait du lot. Il était sélectionné partout. Nous, on allait le voir jouer, car on n’avait pas son niveau. Repose en paix Roland. »

Jean-Michel Aguirre a déclaré à nos confrères de Rugbyrama : « J’étais en train d’y réfléchir dans ma voiture. Nous avons vécu le rugby ensemble, étions dans la même chambre en équipe de France, et étions ensemble sur le terrain aussi en club avec Bagnères. Il fait partie de mon histoire, de ma vie. J’étais d’ailleurs avec lui hier. C’était le joueur collectif par excellence. Il jouait avec l’autre et pour l’autre. Un jour, un journaliste m’a dit : « qui est le meilleur joueur avec lequel tu as joué ? ». J’y ai réfléchi en faisant le tour des joueurs que j’ai côtoyé et j’ai répondu que c’était celui avec lequel j’ai aimé jouer et contre lequel je n’aurais pas aimé jouer : Roland Bertranne. C’était l’archétype du joueur de rugby. Il avait l’engagement, le mental. Je ne l’ai jamais vu douter. Quoi qu’il en soit il ne montrait pas et ne disait pas. C’était plutôt un taiseux, qui souriait et rayonnait dans le groupe. »

Gérard Cholley s’est également exprimé chez nos confrères de Rugbyrama : « Roland, c’était un charmant garçon, toujours bruyant, toujours heureux… J’étais très copain avec lui. On a partagé une infinité de choses ensemble. On a même fait partie du comité de sélection tous les deux. On se voyait assez souvent, c’était un bon camarade, quelqu’un de jovial, toujours en train de « déconner ». Quand on jouait, il fallait le voir à l’entraînement, il n’arrêtait pas de chambrer. Il voulait faire des mêlées avec moi, alors je faisais des mêlées. Il me faisait tellement rire que je reculais un peu. Il était heureux ! Ces dernières années, il nous arrivait de jouer au golf ensemble… On a eu une vie de complicité ! À l’inauguration de son stade déjà, on sentait qu’il commençait à faiblir… Ces derniers temps, j’ai eu des nouvelles par Jean-Michel Aguirre… Elles n’étaient pas très bonnes… C’est terrible de perdre un ami. »



Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *