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Ligne Morcenx – Bagnères-de-Bigorre : le collectif « Osons le train » refuse d’abandonner le combat


Reçus à la préfecture de région Occitanie, les représentants du collectif « Osons le train » ont plaidé pour que la réouverture de la ligne ferroviaire Morcenx–Bagnères-de-Bigorre soit inscrite au futur Contrat de plan État-Région 2028. Si l’État reconnaît l’intérêt du ferroviaire, il ne considère pas, à ce stade, ce projet comme prioritaire. Une position que le collectif conteste et qui renforce sa détermination à poursuivre la mobilisation.

Le 1er juillet, Hervé Buffat (Hautes-Pyrénées), Christian Duprat (Landes) et Éric Ferron (Gers), représentants du collectif « Osons le train », ont été reçus à la préfecture de région Occitanie par le Secrétaire général pour les affaires régionales. Cette audience faisait suite à un courrier adressé le 27 mai au préfet de région. L’objectif était clair : demander que la réouverture de la ligne ferroviaire Morcenx–Bagnères-de-Bigorre soit intégrée au futur Contrat de plan État-Région (CPER) de 2028.

Un projet présenté comme une réponse aux enjeux de demain

Face au représentant de l’État, les membres du collectif ont développé les arguments qui, selon eux, justifient pleinement la remise en service de cette liaison ferroviaire. Ils ont souligné qu’à l’heure où la décarbonation des transports est présentée comme un levier majeur de lutte contre le dérèglement climatique, où les besoins de mobilité continuent de croître et où l’équilibre des territoires ruraux constitue un enjeu d’aménagement, la réouverture de cette ligne apparaît pertinente. Pour le collectif, ces considérations dépassent la seule question des déplacements et s’inscrivent dans une réflexion plus large sur les politiques publiques de transport et l’avenir des territoires.

L’État invoque des contraintes financières

Selon le compte rendu du collectif, le représentant de l’État n’a pas remis en cause l’intérêt du transport ferroviaire. Il a toutefois indiqué que les moyens financiers disponibles imposaient des arbitrages et que la réouverture de la ligne Morcenx–Bagnères-de-Bigorre n’était pas considérée, à ce jour, comme prioritaire. Il a également rappelé que les études économiques consacrées à cette ligne ne plaidaient pas actuellement en faveur de sa réouverture.

« Mettre les actes en cohérence avec les discours »

Des arguments que le collectif dit connaître de longue date, mais qu’il juge insuffisants. Ses représentants estiment que les engagements affichés en matière de lutte contre le dérèglement climatique doivent désormais se traduire par des investissements concrets dans le ferroviaire. Ils considèrent également que les décisions publiques ne devraient pas reposer uniquement sur des critères de rentabilité économique. Le collectif rappelle que plusieurs pistes de financement ont été évoquées lors de la conférence gouvernementale « Ambition France Transport » en 2025, notamment la mobilisation d’une partie des bénéfices des concessions autoroutières au profit des infrastructures ferroviaires. À ses yeux, ces évolutions demeurent toutefois insuffisantes au regard des besoins et de l’urgence climatique.

Une mobilisation appelée à s’élargir

À ce stade, le collectif estime que les échanges intervenus à la préfecture ne permettent pas d’envisager que la réouverture de la ligne figure parmi les dossiers inscrits aux futures discussions du CPER 2028. Loin d’y voir un point d’arrêt, ses membres y trouvent une raison supplémentaire de poursuivre leur action. Convaincus qu’une issue favorable reste possible, ils souhaitent désormais élargir la mobilisation. Une plaquette argumentaire est actuellement en préparation. Elle sera diffusée à la rentrée auprès des habitants, des élus et des acteurs économiques afin de défendre l’idée que le ferroviaire ne représente pas seulement un coût, mais constitue un investissement pour l’avenir et pour l’intérêt général. Dans le prolongement de cette démarche, le collectif annonce également l’organisation d’une action symbolique et médiatisée au mois d’octobre.



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