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Elles se font voler entre 1000 et 2000 €, quatre personnes âgées victimes d’arnaque aux faux coursiers


l’essentiel
Quatre personnes âgées domiciliées dans les Hautes-Pyrénées ont été abusées par des escrocs à la carte bleue. Le préjudice porte sur 1000 à 2000 € par personne. Les gendarmes des Hautes-Pyrénées poursuivent leurs investigations pour tenter d’identifier les auteurs. Ils rappellent qu’il ne faut jamais donner ni carte bancaire, ni code à quiconque.

Le scénario est bien rodé. Une personne âgée est contactée directement sur son téléphone. Un opérateur se présente comme appartenant au service antifraude de la banque et informe la future victime que des mouvements suspects ont été relevés sur son compte en banque.

« L’opérateur est capable de lui donner et de confirmer avec elle des informations personnelles comme sa date et son lieu de naissance, son adresse…. cela est destiné à mettre la victime en confiance » explique le colonel Hugo Louis, commandant du groupement de la gendarmerie des Hautes-Pyrénées.

Le faux opérateur a un argumentaire au point. Il parvient, parfois, à convaincre sa future victime de l’urgence de la situation. « Il informe la personne âgée qu’il va falloir faire opposition sur la carte bancaire » indique le patron des gendarmes. Cette opposition, c’est le service soi-disant antifraude qui va s’en occuper. Et c’est là que tout bascule. Le faux opérateur bancaire indique qu’il doit récupérer la carte bancaire et le code pour pouvoir faire opposition. Pour ce faire, il va dépêcher un coursier chargé de récupérer la carte et le code mis sous pli. Pour rendre la chose encore plus crédible, le coursier devra donner à la victime un mot de passe qui l’identifiera.

Une fois la personne âgée mise en confiance, un homme vêtu d’un gilet jaune se présente à son domicile. La carte et le code récupérés, il va se dépêcher de faire le tour des distributeurs pour retirer le maximum d’argent cash possible.

Les personnes âgées escroquées de 1000 à 2000€

« Dans les Hautes-Pyrénées, les préjudices portent sur des sommes allant de 1000 à 2000 € » précise le colonel Louis. Une somme importante pour des retraités pas forcément fortunés. À quelques semaines de Noël, des personnes âgées mobilisent leurs moyens pour faire des cadeaux. C’est notamment cet argent qui est visé par les escrocs.

Une fois la carte envolée, les victimes redescendent. Quand elles commencent à se douter de quelque chose, il est malheureusement trop tard. Quand elles appellent leur banque, elles se rendent compte qu’elles ont été victimes d’une escroquerie pour leur plus grand désarroi. Il faut alors réellement faire opposition à la carte.

Quatre plaintes ont été enregistrées sur différentes brigades de gendarmerie des Hautes-Pyrénées sur le seul week-end du 11 novembre. Des personnes d’Ordizan, Cauterets ou Barbazan-Debat notamment ont été escroquées. Il pourrait y en avoir d’autres. « Nous mettons en garde les personnes âgées entre 65 et 85 ans. Elles sont vulnérables et sont ciblées par les escrocs. Il ne faut jamais donner ni sa carte bancaire, ni son code à quiconque. Dans tous les cas, une banque ne demandera jamais son code confidentiel à l’un de ses clients » détaille-t-il.

Des réseaux organisés

Les escrocs sont au point. « Ils achètent des données sur des réseaux cryptés. Ils ciblent les personnes âgées en priorité. Si les faux opérateurs ne sont pas forcément basés ici, le ou les coursiers agissent sur les Hautes-Pyrénées. Nous appelons les gens à la vigilance pour nous signaler tout comportement suspect » indique encore le colonel Louis.

Les gendarmes poursuivent leurs investigations. Ils exploitent les images des distributeurs automatiques de billets. La personne qui effectue les retraits, sans doute le faux coursier, s’arrange pour ne pas être reconnue en portant une casquette, et un masque sanitaire notamment. Dans deux cas, le coursier correspond au même signalement d’un homme jeune, brun, portant un gilet jaune. » Les gendarmes tentent également d’identifier le ou les véhicules utilisés.

Au moindre doute, il est recommandé aux personnes ciblées d’appeler le 17, la brigade de gendarmerie ou le commissariat le plus proche.



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