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Hommage à Barbazan-Debat : le village se souvient du docteur Lansac, résistant déporté à Buchenwald et maire après-guerre
La mémoire de la déportation reste vive à Barbazan-Debat. Chaque année, la commune honore le docteur Jean Lansac, résistant et ancien maire, déporté à Buchenwald sous le matricule 44710.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la déportation est le symbole de ce qui représente l’horreur, la férocité, l’indicible commis par des êtres humains sur leurs semblables. Souhaitons tous, que cela ne se reproduise jamais.
Au village, la municipalité et les Anciens Combattants ont gagné les allées de l’ancien cimetière afin de se recueillir et rendre hommage au docteur Lansac, résistant et déporté.
Qui était Jean Lansac ?
Les présents se sont recueillis devant sa tombe, M. Pedeboy, maire, a fait un petit discours et une minute de silence fut observée. Le groupe a ensuite regagné la mairie où un vin d’honneur a été servi.
Mais qui était Jean Lansac ? Le docteur Lansac est né le 27 juin 1909, il obtient, après avoir passé ses études au lycée Théophile Gautier à Tarbes, le baccalauréat en 1924 et a continué ses études pour devenir médecin généraliste.
Il entre dans la Résistance en 1942 et milite avec Pierre Dumas dans le mouvement Combat. Son cabinet médical, avenue de la Marne, fut un lieu de rendez-vous à partir de 1943.
Déporté médecin à Buchenwald sous le matricule 44710, il sera dirigé vers l’infirmerie de la médecine externe. Le docteur Jean Lansac fut le 10e maire de Barbazan-Debat, le pays était à la fin de la IIIe République lors de ce premier mandat.
Son deuxième mandat se fera sous la IVe République (1946-1958) ; et son troisième mandat se fera sous la Ve République suite à la Constitution du 4 octobre 1958. C’est tout de suite, après son retour de captivité, que Jean Lansac s’est investi pour son village en en devenant le premier magistrat en 1945. Il a assumé pleinement son rôle jusqu’à l’année 1960, date de son décès.
Depuis, chaque année, la commune se souvient. L’on se recueille et l’on fleurit sa tombe à chaque date anniversaire de la déportation.