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« Ici, les « insoumis » sont la principale menace » : Laurent Wauquiez en campagne dans les Hautes-Pyrénées
En visite ce 19 avril dans les Hautes-Pyrénées, Laurent Wauquiez, candidat à la présidence des Républicains, a tenu un discours musclé devant des militants conquis. Réformes institutionnelles, sécurité, critique des « insoumis » et appel à l’unité avec Bruno Retailleau : le ton est donné.
C’est une salle attentive et engagée qui a accueilli Laurent Wauquiez ce vendredi à l’aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées. Invité par la fédération Les Républicains (LR) 65, l’ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, candidat à la présidence du parti politique LR, est venu à la rencontre des adhérents bigourdans. Un retour sur le terrain marqué par un discours offensif, où La France insoumise (LFI) a clairement été désignée comme l’adversaire principal.
« Dans les Hautes-Pyrénées, la première menace, ce sont les insoumis. Et Jean-Luc Mélenchon est la première menace pour la France », a-t-il lancé, dénonçant une gauche qu’il accuse de « fracturer la République ». Le chef de file des députés LR a fustigé le comportement des insoumis à l’Assemblée nationale, qu’il a qualifié de « honteux », et a appelé les Républicains à incarner l’autorité et l’ordre.
Aux côtés de Sylvain Peretto, secrétaire départemental de la fédération LR 65, et de Romain Giral, président LR 65, Laurent Wauquiez a aussi répondu aux attentes locales. « Merci d’avoir su trouver le chemin des Hautes-Pyrénées », a glissé Romain Giral, saluant une visite perçue comme un signal fort dans un territoire souvent jugé oublié par les instances nationales.
Pendant près de 2 heures, le candidat a déroulé sa vision : réduction de la dépense publique sans augmentation des impôts, défense de la liberté économique, et réforme des institutions.
« Notre pays est en passe de devenir le plus dangereux d’Europe »

Laurent Wauquiez a notamment proposé de « faire sauter les trois verrous qui paralysent le pays » : l’excès de pouvoir des juges, la bureaucratie administrative, et les associations écologistes radicales : « Ces associations pastèque. Vertes dehors, rouges dedans, qui doivent cesser d’être subventionnées pour militer. »
Et de s’attarder sur l’un de ses thèmes de prédilection : la sécurité. N’hésitant pas à s’appuyer sur l’agression au couteau survenu jeudi, place de Verdun à Tarbes, pour illustrer ses propos. « Notre pays est en passe de venir le plus dangereux d’Europe. Il est nécessaire de construire plus de places de prison. »
Loin de s’incliner, le candidat est revenu sur sa proposition polémique de créer un centre de rétention à Saint-Pierre-et-Miquelon, pour les étrangers qui font l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). « Là-bas, hors de l’espace Schengen, on est sûr qu’ils ne reviendront pas. Nous aurons ainsi le contrôle. Si on allonge la période de rétention à un an et demi, comme le fait l’Allemagne, ils auront la volonté de rentrer par eux-mêmes dans leurs pays, qui n’auront pas d’autre choix que de les reprendre. »
Laurent Wauquiez a aussi tendu la main à son principal concurrent, l’actuel ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. »Je ne veux pas un duel, mais un duo. » Conquis, les militants interrogés ont indiqué « réfléchir à la meilleure option » pour rassembler leur famille politique, déjà fracturée avant les dernières élections législatives.