Actualités Juillan

« Si tu commences à ne plus bouger, t’es mort » : à 90 ans, elle continue de randonner contre le cancer


l’essentiel
En mars dernier, Josette Pérès, âgée de 90 ans, a participé à une randonnée de 9 km pour récolter de l’argent pour la recherche contre le cancer. Cette Juillanaise est un exemple pour tout son club de randonneur.

Tous les ans, l’ex petit groupe des Montagnards Aguerris rebaptisé Les Joyeux Amis de la Montagne s’associe à une marche contre le cancer organisée depuis des années par les Montagnards Argelésiens à Ouzous. Par ce biais, ils collectent une contribution de chaque randonneur pour la recherche.

En cette matinée du 22 mars anormalement chaude avec 27°, sur un circuit de 9 km pas faciles, Josette Pérès n’a pas cédé. « Le cancer, c’est nécessaire de le suivre pour l’éliminer. Bravo aux bénévoles qui s’en occupent. » Son endurance et son enthousiasme génétique sont inspirants pour le cercle de marcheurs juillanais puisque « Josette c’est notre Mascotte ».

En 1955, elle est devenue Juillanaise par mariage avec Roger Pérès d’une famille d’ici. Il était en formation technique à l’école militaire de Bourges. Elle travaillait dans le bar-hôtel de ses parents. Ils s’y sont rencontrés, puis trois mois fiancés, à six mariés et place faite à Juillan sans regrets pour le Berry dont elle a gardé l’accent.

« J’adore Juillan, les Pyrénées et la région rêvée qui m’ont adoptée. » Les missions de son mari militaire qu’elle accompagnait ne l’en ont jamais détournée. Elle aimait la vie d’avant dans leur maison de la Mariguère. « On se parlait. Avec la modernité, smartphone à la main, les gens n’ont plus de conversation. On ne connaît plus les jeunes. » Ceci dit sans amertume car Josette se dit gâtée par la vie avec Roger hélas décédé, ses enfants et petits-enfants.

À 90 ans, elle assure. « Je ne me sens pas vieillir et je n’ai pas peur de la vieillesse. Je marche même avec mal aux genoux pour ne pas rester confinée sur mon fauteuil. C’est dans la tête. Si tu commences à ne plus bouger t’es mort. J’ai été élevée chez les religieuses, ça forme le caractère et l’éducation. »

Josette est partie à Tarbes mais sa résidence principale affective reste au village. Elle y a tout : les amis de la marche et les sorties de plaisir, les connaissances toujours là, le cimetière où l’on prend son temps pour partager les nouvelles de ceux qui ont encore à dire et faire le tour des marbres de la famille.

Pour les 90 ans de Mascotte, sur un précieux album de photos, les Joyeux Amis de la Montagne ont récapitulé ses marches dont elle a tiré une certitude « En montagne, on n’est pas esclave des autres. »

Souhaitons à Josette Pérès de pouvoir reprendre ses chaussures et ses bâtons avec « ce petit noyau qui me tient bien », comme elle le dit.



Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *