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Gérald Capel présente sept nouveaux colistiers et précise les axes de son programme
Vendredi 16 janvier 2026, Gérald Capel, tête de liste « Lourdes, un nouveau souffle », a organisé une conférence de presse au café-restaurant L’Epsylone, à Lourdes. L’occasion pour le candidat aux élections municipales de mars prochain de détailler plusieurs orientations de son programme en cours d’élaboration et de présenter sept nouveaux colistiers, aux profils variés, appelés à l’accompagner dans la campagne.
Devant les journalistes à Lourdes, Gérald Capel a ouvert la conférence en rappelant l’état d’avancement de sa démarche et l’esprit dans lequel il entend mener la campagne.
Une campagne « sereine et déterminée »
« Nous poursuivons notre campagne tranquillement avec sérénité et détermination », a-t-il déclaré, précisant que le programme de la liste est « en cours d’écriture » et construit « avec les Lourdais et mes colistiers ». Le candidat a ensuite rappelé plusieurs axes qu’il dit avoir déjà évoqués et qu’il souhaite voir figurer au cœur de son projet municipal.
Les priorités du programme exposées
Parmi les premières priorités avancées, Gérald Capel a insisté sur le quotidien des habitants. « Le quotidien des Lourdais passera avant les grands projets, notamment la réfection des rues et la mise en sécurité des Lourdais », a-t-il expliqué. Il propose, dès le lendemain d’une éventuelle élection, la mise en place d’« une brigade d’intervention de réparation », accompagnée d’un numéro de téléphone et d’un service numérique permettant aux habitants de signaler les problèmes. Sur le plan fiscal, le candidat s’est engagé à « un impôt foncier qui baissera de 12 points durant notre mandature ». Selon lui, cette baisse représenterait « une baisse de 30 % » pour chaque foyer et suppose « une gestion rigoureuse et transparente des finances de la ville », ainsi qu’un renforcement de la mutualisation avec la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées. Gérald Capel a également évoqué des projets autour de sites emblématiques, comme « la réouverture du Béout, le Pic du Jer, le golf et le lac », sous condition, a-t-il insisté, « que nous attirions des financements publics privés », excluant toute « prise de risque financière pour la ville ». Autres engagements rappelés : la réouverture du concept du foyer Myriam « dans un nouvel espace », une politique d’attractivité renforcée avec un « comité stratégique » associant le sanctuaire et les socio-professionnels, la maîtrise des finances publiques, et enfin « un plan habitat pour attirer de nouvelles familles ». Le candidat a conclu cette partie en appelant à « de la vérité, de la transparence pour plus de confiance et d’humanité avec tous les Lourdais », avec l’objectif « d’apaiser le climat social et politique ».
Jean Biesbrouck, un parcours éducatif et associatif dense
Premier colistier présenté, Jean Biesbrouck, 74 ans, a longuement retracé son parcours personnel et professionnel. Originaire du nord de la France, il dit connaître Lourdes depuis l’enfance et y vivre depuis cinq ans. Titulaire d’une licence, d’une maîtrise et d’un doctorat de philosophie, il a exercé comme enseignant, chef d’établissement et formateur, en France et en Afrique. Il a expliqué son engagement local actuel et sa vision pour la ville : « La ville de Lourdes elle-même pose problème : propreté, voirie, santé, commerce en ville, relation avec la paroisse et avec les sanctuaires. » Convaincu du rôle international de Lourdes, il estime qu’« il est temps que Lourdes rayonne davantage ». En rejoignant la liste de Gérald Capel, il dit croire « qu’un nouveau souffle culturel, cultuel et économique apportera au Lourdais et aux amis pèlerins un nouvel art de vivre basé sur la fraternité, sur l’amitié et sur le respect mutuel ».
Florent Delagarde, une voix issue des quartiers
Âgé de bientôt 25 ans, Florent Delagarde est né et a grandi à Lourdes, dans le quartier de l’Ophite. Chauffeur-livreur en CDI, il a évoqué un parcours professionnel marqué par plusieurs emplois locaux et un engagement associatif. « J’ai rejoint cette liste qui m’a paru être dans une dynamique sociale vis-à-vis de son programme », a-t-il expliqué, citant la « redynamisation de la ville de Lourdes » et des projets autour du Béout, du lac et du centre-ville comme motivations principales.
Chelo Féral, entre engagement professionnel et associatif
Installée à Lourdes depuis plus de 30 ans, Chelo Feral travaille actuellement au service communication du sanctuaire. Titulaire d’un bac + 5 en philologie française, elle a exercé comme traductrice pour plusieurs publications liées à Lourdes et s’est investie de longue date dans la vie associative. Elle a justifié son engagement politique par un constat critique : « Lourdes, la ville et ses habitants, ne sont pas reconnus ni respectés. » Selon elle, « les pauvres deviennent de plus en plus pauvres, les maisons tombent en ruine », appelant à « donner un nouveau souffle à cette ville pour qu’elle puisse respirer en paix ».
Thomas Manzaneque, le sport et l’associatif comme leviers
Natif de Lourdes, Thomas Manzaneque, 22 ans, est coach sportif indépendant et chauffeur-livreur. Formé dans le domaine du sport après un parcours scolaire local, il dit avoir rejoint la liste « parce que les idées me plaisent et surtout qu’elles auront un impact pluri-générationnel ». Il souhaite « amener ses idées fraîches et jeunes dans le domaine sportif et associatif ».
Suzy Dubourdieu, l’expérience et la priorité aux aînés
À la retraite, Suzie Dubourdieu a travaillé dans l’hôtellerie puis pour la Ville de Lourdes, notamment dans les écoles. Engagée depuis 15 ans comme représentante des usagers du foyer Myriam, elle a fait de ce sujet son axe principal. « Je regrette la fermeture du restaurant et la vente du foyer », a-t-elle déclaré. Elle a affirmé que « sa priorité » sera de « travailler sur ce projet avec Gérald Capel ».
Mireille Demauléon-Ikhlef, une expertise sur le stationnement
Âgée de 39 ans, Mireille Demonléon-Ikhlef se présente comme « lourdaise d’adoption ». Diplômée de géographie, elle dispose de plus de 20 ans d’expérience en ingénierie du stationnement, acquise auprès de collectivités françaises et lors de missions à Bruxelles. « La thématique du stationnement doit toujours prendre en compte l’ensemble des acteurs de la ville », a-t-elle souligné, évoquant résidents, pendulaires, visiteurs et pèlerins. Elle se dit « très honorée » d’intégrer une équipe qu’elle juge compétente pour « la vie sereine d’une ville comme la nôtre ».
Charlotte Crassus, le regard de la jeunesse lourdaise
Dernière colistière présentée, Charlotte Crassus, 22 ans, est lourdaise depuis toujours. Après une réorientation vers le tourisme, elle travaille aujourd’hui dans un camping à Argelès-Gazost. « Contrairement à beaucoup de jeunes de ma génération, j’ai toujours voulu rester à Lourdes », a-t-elle affirmé, expliquant vouloir montrer que « les jeunes sont eux aussi concernés par le développement de Lourdes ».
« Déverrouiller le repli de la ville »
Gérald Capel a salué « la diversité » des profils et des générations réunis sur sa liste. « Il y a de l’engagement, de l’envie, de la motivation et l’amour de cette ville », a-t-il résumé, affirmant que son équipe entend relever « des challenges attendus par nos concitoyens pour déverrouiller le repli de cette ville ».