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Gérald Capel présente trois nouveaux colistiers
Dans le cadre de la campagne des élections municipales à Lourdes, trois nouveaux colistiers de Gérard Capel ont été présentés lors d’une rencontre avec la presse vendredi 2 janvier.
Trois nouveaux colistiers de Gérald Cappel ont été présentés lors d’une rencontre avec la presse ce vendredi 2 janvier 2026 : Gilles Fonts, Bruno Gabellieri et Pascal Crassus.

Gilles Fonts, hôtelier-restaurateur lourdais, a détaillé son parcours personnel et professionnel ainsi que les raisons de son engagement aux côtés de Gérald Capel.
Un parcours personnel et professionnel ancré à Lourdes
Âgé de 54 ans, Gilles Fonts s’est présenté comme un professionnel profondément attaché à Lourdes. Arrivé dans la cité mariale à l’âge de 14 ans pour des raisons professionnelles familiales, il y a suivi sa scolarité au collège puis au lycée de La Serre de Sarsan, où il a obtenu son baccalauréat. Il a ensuite poursuivi ses études à Bordeaux avec un BTS de comptabilité et gestion, avant de revenir dans les Hautes-Pyrénées pour se spécialiser en gestion hôtelière à l’IRTH de Tarbes, où il a obtenu une mention complémentaire.
« Ma carrière a toujours été celle d’un hôtelier-restaurateur », a-t-il rappelé, évoquant un début de parcours marqué par un « Tour de France » professionnel dès l’âge de 20 ans, au sein d’une société de restauration. Cette expérience l’a conduit successivement à Bordeaux, Lyon, Clermont-Ferrand, Toulouse et Orléans.
Le choix d’un retour durable à Lourdes
C’est à Orléans que naît sa fille aînée, un événement personnel qui l’incite à revenir s’installer durablement à Lourdes. Après une année de travail avec ses parents, Gilles Fonts fait le choix de l’entrepreneuriat.
« J’ai décidé d’acquérir un premier établissement, un hôtel-restaurant rue Massabielle, que je tiens depuis plus de vingt ans », a-t-il expliqué. Plus récemment, il a élargi son activité en reprenant un second établissement situé avenue Peyramale, il y a deux ans.
Aujourd’hui père de deux enfants, une fille de 24 ans et un garçon de 20 ans, il poursuit son activité tout en s’investissant de manière croissante dans la représentation collective des professionnels du tourisme et de la restauration. Au-delà de son activité d’hôtelier-restaurateur, Gilles Fonts a détaillé un engagement de longue date au sein des instances socioprofessionnelles locales.
Lors de sa prise de parole, le futur colistier a tenu à préciser le sens de son engagement. « Tous mes engagements n’ont pas pour but une gloriole personnelle, mais visent uniquement à défendre l’intérêt et la parole des socioprofessionnels de Lourdes », a-t-il déclaré.
Il a expliqué avoir longuement réfléchi avant de s’engager dans la campagne municipale, notamment en raison du temps que cela représente. Cette décision a été prise en concertation, afin que « la voix des socioprofessionnels soit enfin écoutée au sein de la prochaine équipe municipale ».
Une critique du manque de concertation lors des précédents mandats
Gilles Fonts a également porté un regard critique sur le mandat qui s’achève. « Je trouve déplorable que lors de ce dernier mandat avec Monsieur Thierry Lavit, il n’y ait plus eu de socioprofessionnels présents dans la liste », a-t-il affirmé, estimant indispensable que ces acteurs soient associés aux décisions municipales.
Il a évoqué des pratiques qu’il juge problématiques : « Je déplore qu’au cours de ce dernier mandat, nous ayons été mis devant le fait accompli de décisions unilatérales qu’il fallait valider alors qu’il était déjà trop tard. Sans animosité, je dis “stop aux sachants autodéclarés” qui imposent des décisions arbitraires. »
Une motivation tournée vers la décision collective
Pour Gilles Fonts, sa présence sur la liste conduite par Gérald Capel répond à un objectif précis. « La seule motivation de ma présence sur cette liste est de mettre fin à cela, afin de participer concrètement à des décisions réfléchies, établies et mises en route », a-t-il conclu devant la presse.

Bruno Gabellieri a ensuite exposé son parcours personnel, ainsi que les raisons de son engagement aux côtés de Gérald Capel et la vision qu’il porte pour l’avenir de la ville.
Une installation progressive à Lourdes
Âgé de 71 ans, Bruno Gabellieri est marié et père de quatre enfants. Il est également grand-père de dix petits-enfants, un onzième étant attendu pour en 2026. Son lien avec Lourdes remonte à 2008, à l’occasion d’un pèlerinage d’anciens combattants.
En 2011, il acquiert une première maison de vacances. Il s’installe définitivement à Lourdes il y a cinq ans, au moment de sa retraite. L’achat d’une seconde maison attenante lui permet alors d’accueillir l’ensemble de sa famille, notamment durant la période de la crise sanitaire liée au Covid-19.
Un parcours atypique
Le parcours de Bruno Gabellieri débute de manière peu conventionnelle. Initialement jugé peu apte à suivre des études supérieures, il effectue son service militaire à l’âge de 18 ans. Ses capacités sont alors repérées, ce qui lui permet d’intégrer, dès 19 ans, les Élèves Officiers de Réserve (EOR). Une blessure en service le contraint à quitter l’armée avec le grade de sergent. C’est toutefois durant cette période, qu’il découvre le droit, en consultant par hasard un ouvrage juridique d’un camarade de chambrée.
Cette découverte marque un tournant décisif. Il entame alors un brillant cursus universitaire. Parallèlement à ses études et à sa carrière professionnelle, Bruno Gabellieri poursuit un engagement militaire au titre de la réserve.
La carrière professionnelle de Bruno Gabellieri débute en 1980 à Paris, où il intègre la l’action sociale collective de la caisse du BTP. Il rejoint ensuite le groupe Apri. Le groupe connaît une croissance importante, passant de 160 à 7 000 salariés. Il achève sa carrière au sein du groupe Malakoff Humanis, où il exerce les fonctions de directeur des relations extérieures et des affaires européennes. Installé à Lourdes, Bruno Gabellieri s’implique rapidement dans la vie associative locale.
Les motivations d’un engagement politique local
Lors de sa présentation à la presse, Bruno Gabellieri a expliqué les raisons de son engagement politique aux côtés de Gérald Capel. Il a indiqué ne pas avoir d’« historique » ni de différend politique local, n’ayant pas connu la vie politique lourdaise avant son installation dans la ville.
Sa décision est motivée, selon lui, par la volonté de s’investir dans la vie publique locale, dans un contexte qu’il juge marqué par la montée des extrêmes, et par le souhait de mettre son expérience au service de l’intérêt général.
Une vision pour le développement et le rayonnement de Lourdes
Bruno Gabellieri souhaite mobiliser son réseau et son expérience autour de plusieurs axes pour l’avenir de Lourdes. Sur le plan culturel, il évoque la volonté de redonner une place à la musique sacrée et ancienne, s’inspirant d’initiatives qu’il a pu conduire à Blois.
Concernant le patrimoine et l’environnement, il met en avant la réhabilitation des sentiers du Pic du Jer et du Béout, avec l’idée d’un projet de téléphérique à long terme. Sur le plan économique, il envisage de valoriser le potentiel de l’aéroport et de l’agglomération en s’appuyant sur ses contacts avec des dirigeants de grands groupes industriels. Enfin, en matière de rayonnement international, il souhaite renforcer les jumelages.

Pascal Crassus a enfin pris la parole pour retracer son parcours personnel, professionnel et associatif. Lourdais de naissance, engagé de longue date dans le bénévolat, il a expliqué les raisons de son engagement aux côtés de Gérald Capel dans le cadre des élections municipales.
Un Lourdais de naissance, attaché à ses quartiers
Pascal Crassus s’est d’abord présenté comme un enfant de Lourdes, profondément enraciné dans la ville. « Je suis né à Lourdes où j’ai toujours vécu. Mes parents sont nés à Lourdes ainsi que mes grands-parents », a-t-il rappelé.
Âgé de 56 ans, marié et père de deux enfants, il est connu de nombreux habitants sous le surnom de « Cracra cuisine», popularisé durant la période du Covid par des vidéos de cuisine diffusées sur les réseaux sociaux. Il a également évoqué son parcours résidentiel, marqué par plusieurs quartiers de la ville : « J’ai vécu pendant douze ans au quartier de Lannedaré puis une dizaine d’années au Turon de Gloire avant de faire construire à Lourdes. »
Une activité professionnelle tournée vers l’accueil et le handicap
Sur le plan professionnel, Pascal Crassus exerce aujourd’hui des fonctions de cadre au sein d’une association basée au Royaume-Uni.
« Mon travail, je suis cadre dans une association du Royaume-Uni qui fait venir à Lourdes des enfants handicapés de tout le Royaume-Uni pour faire des pèlerinages dans la cité mariale », a-t-il expliqué.
Une activité qu’il inscrit dans une continuité logique avec son engagement personnel, Lourdes occupant une place centrale dans l’accueil de pèlerins venus du monde entier.
Un engagement associatif de longue date
Le nouveau colistier a longuement insisté sur son attachement au bénévolat et au tissu associatif local. « J’ai 56 ans et depuis l’âge de 18 ans, je suis bénévole dans plusieurs associations », a-t-il souligné.
Parmi ses engagements successifs, il a rappelé avoir été pendant une dizaine d’années moniteur de secourisme à la Croix-Rouge de Lourdes, éducateur au Football Club de Lourdais, secrétaire de la Saint-Hubert Club Lourdais, ainsi que membre d’un comité des fêtes durant plusieurs années. « Pour moi, c’était un peu normal », a-t-il résumé.
Le Trail des Gypaètes, un engagement sportif et territorial
Pascal Crassus est également connu pour son implication dans l’organisation du Trail des Gypaètes, une course de montagne qu’il a présentée comme emblématique du territoire lourdais.
« C’est une course qui se déroule sur les trois pics, le pic du Jer, le Béout et le Pibeste, sur un parcours de 30 kilomètres », a-t-il précisé.
Cette manifestation sportive rassemble environ 700 coureurs et met en lumière les paysages naturels entourant Lourdes. Il a toutefois évoqué les constats faits par les participants et les images relayées, montrant selon lui certains sites « en décrépitude », notamment autour du pic du Jer et du Béout.
Une parole critique sur le soutien aux associations
Au cours de son intervention, Pascal Crassus a également exprimé une préoccupation concernant la situation financière des associations locales. « Durant le Covid, la mairie de Lourdes a enlevé 25 % des subventions à toutes les associations. Pour 2020, c’était compréhensible, mais ça a continué. Ça fait quatre ans que les associations ont 25 % en moins de leur subvention », a-t-il déclaré.
Il a souligné les difficultés que cette baisse prolongée peut engendrer :
« C’est assez délicat, parce que les associations, pour vivre, ont besoin de sang neuf et de moyens. »
Selon lui, le monde associatif joue un rôle central dans la vie locale :
« L’association permet aux habitants de développer leur pouvoir d’agir au travers de projets vecteurs de lien social et de vivre ensemble. »
Les raisons d’un engagement politique
C’est dans ce contexte que Pascal Crassus a expliqué son choix de rejoindre la liste conduite par Gérald Capel. « C’est pourquoi je rejoins aujourd’hui l’équipe de Gérald Capel, “Lourdes, un nouveau souffle”, qui a su s’entourer d’une intelligence collective et d’un esprit d’équipe », a-t-il déclaré. Il a conclu en faisant le lien entre son parcours personnel et cet engagement : « L’esprit d’équipe, ça me parle. J’ai joué au rugby et j’ai toujours vécu en équipe depuis que je suis petit. »
Avec ces prises de parole, la liste « Lourdes, un nouveau souffle » poursuit la présentation de profils issus de la société civile et du monde associatif local, à l’approche des élections municipales.