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L’ancienne maire Josette Bourdeu sort de son silence et défend son bilan


Après six années de retrait de la vie publique locale, l’ancienne maire de Lourdes, Josette Bourdeu, publie un communiqué dans lequel elle répond aux critiques formulées par l’actuel maire, Thierry Lavit. Elle conteste fermement les accusations portant sur la gestion financière de la Ville durant son mandat et dénonce une « dégradation » des comptes depuis 2020.

« Après six années de silence, je prends la parole », écrit Josette Bourdeu en préambule de son communiqué. L’ancienne maire de Lourdes rappelle qu’à l’issue des élections municipales de 2020, elle avait « respecté le choix des Lourdais et laissé place à l’alternance », mettant un terme à vingt années d’engagement public. Depuis, explique-t-elle, elle s’était tenue en retrait de la vie politique locale. Mais face aux « attaques répétées et mensongères » de Thierry Lavit contre son bilan, elle estime aujourd’hui nécessaire d’apporter une réponse publique. Elle souligne d’autant plus son étonnement que l’actuel maire fut « ancien compagnon de route au PRG » et membre de son équipe d’opposition durant plus de dix ans.

Un débat centré sur l’état des finances

Au cœur de la controverse : la situation financière de la Ville de Lourdes au moment de la passation de pouvoir. Thierry Lavit aurait affirmé que l’ancienne municipalité avait laissé « les finances de la Ville dans le chaos ». Une accusation que Josette Bourdeu rejette, s’appuyant sur « les chiffres officiels de la Direction générale des finances publiques ». Elle assure que, sous son mandat, un redressement était engagé : dette en diminution dès 2019, opération de « compactage » en 2018 ayant permis de réduire le service annuel de la dette, restauration de la capacité d’autofinancement et dégagement de marges pour investir. À l’inverse, elle décrit une situation qui se serait dégradée depuis 2020, évoquant une « forte hausse des dépenses de fonctionnement », une augmentation de 25 % des charges de personnel, un déficit annuel supérieur à un million d’euros et un fonds de roulement passé de 8,87 millions d’euros en 2020 à 5 millions en 2024. « On ne peut parler ni d’économie ni de bonne gestion », écrit-elle.

Investissements : des chiffres contestés

Autre point de désaccord : le niveau d’investissement réalisé sous les deux mandats successifs. Thierry Lavit affirmerait avoir investi « deux fois plus » que son prédécesseur. Josette Bourdeu dénonce une présentation « fausse », accusant l’actuelle majorité d’inclure le remboursement du capital de la dette dans ses calculs, tout en l’excluant des siens. Selon les chiffres qu’elle avance, les travaux réalisés sous son mandat atteindraient 26,5 millions d’euros, contre 25 millions pour la période suivante. Concernant l’église du Sacré-Cœur, l’ancienne maire affirme avoir « lancé, structuré et financé le projet », estimant que son successeur s’est « contenté d’en achever partiellement l’exécution ».

Patrimoine et projets structurants

Josette Bourdeu critique également la gestion du patrimoine communal. Elle cite notamment la vente des bancs de la Grotte, qui aurait entraîné une perte de près de 900 000 euros en 2023, estimant que des « évaluations justes » et une stratégie équilibrée entre loyers et produits de cession avaient été prévues sous son mandat. Elle évoque aussi des projets financés avant 2020, comme le pont Peyramale ou la crèche municipale, qui auraient été « stoppés puis relancés plus tard et plus chers », générant selon elle un surcoût de plusieurs millions d’euros. La place Peyramale est également citée comme exemple d’une « mauvaise gestion », avec une négociation jugée insuffisante et des compensations perdues.

Organisation administrative et masse salariale

Le communiqué pointe enfin une augmentation des dépenses de personnel de l’ordre de 3 millions d’euros. Josette Bourdeu affirme que cette hausse ne s’est pas accompagnée du maintien de postes stratégiques, évoquant l’absence de directeur général des services (DGS), de directeur général des services techniques (DGST) ou de directeur financier. Elle estime par ailleurs que les primes des agents de catégorie C ont peu progressé, tandis que certains cadres auraient retrouvé des niveaux de rémunération élevés. « L’argent public est mal orienté et la transparence fait défaut », écrit-elle.

Un appel aux électeurs

L’ancienne maire considère que « les finances de Lourdes suivent une pente dangereuse » et estime que les critiques dont elle fait l’objet visent à détourner l’attention des difficultés actuelles. « Les Lourdais méritent la vérité pour voter en connaissance de cause », affirme-t-elle, précisant que son choix est « clair » : « face à l’illusion et à la manipulation », elle dit vouloir soutenir « la sincérité et ceux qui agissent dans l’intérêt réel de la Ville et des Lourdais ».

« Après six années de silence, je prends la parole. Depuis 2020, j’avais respecté le choix des Lourdais et laissé place à l’alternance, cultivant mon jardin au sens propre comme au figuré, après vingt ans d’engagement public.

Aujourd’hui, je ne peux rester silencieuse face aux attaques répétées et mensongères de Thierry Lavit contre mon bilan. Surtout venant de mon ancien compagnon de route au PRG et membre de mon équipe d’opposition pendant plus de dix ans. il affirme que j’aurais laissé les finances de la Ville dans le chaos. Les chiffres officiels de la Direction générale des finances publiques démontrent l’inverse.

Sous mon mandat, le redressement était engagé : dette en diminution dès 2019, compactage en 2018 réduisant le service annuel de la dette, capacité d’autofinancement restaurée et marges dégagées pour investir. Depuis, la situation s’est dégradée : forte hausse des dépenses de fonctionnement, +25 % de charges de personnel, déficit annuel supérieur à 1 M€, fonds de roulement passé de 8,87 M€ en 2020 à 5 M€ en 2024. On ne peut parler ni d’économie ni de bonne gestion.

Thierry Lavit prétend avoir investi deux fois plus ? C’est faux. Il inclut le remboursement du capital de la dette dans ses chiffres et exclut le mien. Sur les travaux réels, mon bilan atteint 26,5 M€, contre 25 M€ pour lui. Concernant l’église du Sacré-Cœur, j’ai lancé, structuré et financé le projet ; il s’est contenté d’en achever partiellement l’exécution.

Le patrimoine communal a été bradé : les ventes des bancs de la Grotte ont fait perdre près de 900 000 € en 2023, alors que j’avais prévu des évaluations justes et une stratégie équilibrée entre loyers perdus et produits des ventes.  Des projets financés sous mon mandat, comme le pont Peyramale ou la crèche, ont été stoppés puis relancés plus tard et plus chers, générant un gaspillage de plusieurs millions. La place Peyramale illustre également la mauvaise gestion : une négociation minimaliste, des compensations perdues, le tout au détriment des Lourdais.

Les dépenses de personnel ont augmenté de 3 M€ sans garantir la présence de postes stratégiques : pas de DGS, de DGST, de directeur financier. Les primes des catégories C ont peu progressé tandis que certains cadres retrouvaient des niveaux élevés. L’argent public est mal orienté et la transparence fait défaut.

Les finances de Lourdes suivent une pente dangereuse. Le procès en incompétence qu’il a intenté à mon encontre détourne l’attention de ses propres échecs. 

Les Lourdais méritent la vérité pour voter en connaissance de cause. Mon choix est clair : face à l’illusion et à la manipulation, je voterai pour la sincérité et ceux qui agissent dans l’intérêt réel de la Ville et des Lourdais. »



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