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Les drones interdits de vol pendant deux jours dans plusieurs secteurs des Hautes-Pyrénées
À l’occasion de la visite d’État du président de la République, Emmanuel Macron, dans les Hautes-Pyrénées, la préfecture a pris deux arrêtés interdisant temporairement le survol de plusieurs secteurs du département par les aéronefs télépilotés. Ces mesures concernent les journées des 9 et 10 juillet 2026 et s’inscrivent dans le dispositif de sécurité mis en place autour du déplacement présidentiel.
Les deux arrêtés de la préfecture des Hautes-Pyrénées instaurent une interdiction temporaire de survol par les aéronefs circulant sans personne à bord, notamment les drones, durant la visite d’État du président de la République française, Emmanuel Macron. Ces décisions s’appuient sur plusieurs textes réglementaires, notamment les codes de la défense, de la sécurité intérieure, de l’aviation civile et des transports, ainsi que sur le Plan Vigipirate approuvé le 24 mars 2024. Dans les deux arrêtés, la préfecture justifie ces restrictions par « la nécessité d’assurer et de préserver le bon ordre et la sécurité publique » durant la visite présidentielle.
Le 9 juillet : deux zones réglementées concernées
Pour la journée du jeudi 9 juillet 2026, l’interdiction s’applique de 8 heures à 23 h 59. Elle concerne les deux zones réglementées temporaires : Arreau – Col du Tourmalet ; Col du Tourmalet – Gavarnie. Pendant cette période, le survol de ces secteurs par tout aéronef circulant sans personne à bord, y compris les drones télépilotés, est interdit. L’arrêté prévoit toutefois une exception pour les aéronefs appartenant à l’État, affrétés ou loués par celui-ci lorsqu’ils interviennent dans le cadre de missions de secours, de douane, de police ou de sécurité civile.
Le 10 juillet : plusieurs communes concernées
Un second arrêté prolonge les restrictions le vendredi 10 juillet 2026. Cette fois, l’interdiction est en vigueur de 0 heure à 16 heures et concerne les communes suivantes : Bagnères-de-Bigorre (La Mongie) ; Loudenvielle ; Germ ; Génos ; Loudervielle ; Adervielle ; Pouchergues ; Estarvielle. Comme la veille, les drones et tous les aéronefs circulant sans personne à bord ne pourront évoluer au-dessus de ces secteurs, à l’exception des appareils de l’État mobilisés pour des missions de secours, de douane, de police ou de sécurité civile.
Une mesure destinée à garantir la sécurité
Dans les deux arrêtés, la préfecture considère que cette interdiction temporaire de survol est « de nature à contribuer à la sauvegarde de la sécurité et de l’ordre public ». Pour le 9 juillet, cette justification s’applique aux zones réglementées temporaires mises en place entre Arreau, le col du Tourmalet et Gavarnie. Pour le 10 juillet, elle concerne directement les communes où le président de la République est susceptible de se déplacer dans le cadre de sa visite d’État.
Des sanctions prévues en cas de non-respect
Les deux arrêtés rappellent que toute personne contrevenant à ces interdictions s’expose aux peines et sanctions prévues par le code pénal, le code de l’aviation civile ainsi que le code des transports. Les décisions préfectorales précisent également les voies de recours possibles, qu’il s’agisse d’un recours gracieux auprès de la préfecture, d’un recours hiérarchique auprès du ministère de l’Intérieur ou d’un recours contentieux devant le tribunal administratif de Pau dans les délais prévus par la réglementation. L’exécution de ces arrêtés est confiée à plusieurs services de l’État : la directrice de cabinet de la préfecture, le directeur départemental de la police nationale et le commandant du groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées.



