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Bordères-sur-l’Échez / Tarbes – Décharge sauvage : l’alerte pressante de l’ADRISE face à une situation qui s’aggrave
À la limite entre Tarbes et Bordères-sur-l’Échez, le site du chemin des Carrerots s’enfonce dans une crise environnementale préoccupante. Malgré de multiples démarches engagées depuis plusieurs mois, l’association ADRISE dénonce l’inaction des pouvoirs publics face à une décharge sauvage qui ne cesse de s’étendre.
Derrière le centre technique municipal (CTM) de Tarbes, le constat est sans appel chemin des Carrerots à Bordères-sur-l’Échez : ce qui n’était autrefois qu’un dépôt ponctuel s’est transformé en un véritable point noir environnemental. Les déchets s’accumulent, débordent et gagnent du terrain. Selon l’association ADRISE, la situation ne connaît aucune amélioration. Bien au contraire, la décharge continue de s’agrandir, renforçant les inquiétudes en matière de salubrité publique et de protection de l’environnement.
Des démarches restées sans réponse
Face à cette dégradation, l’ADRISE a multiplié les initiatives. Dernière en date : l’envoi d’un courrier recommandé à la mairie de Bordères-sur-l’Échez. Dans ce document, l’association rappelle les obligations légales des collectivités en matière de gestion des déchets, de salubrité et de préservation de l’environnement. À ce jour, aucune réponse n’a été apportée. En parallèle, un courrier a également été adressé à la mairie de Tarbes. Rédigé dans un esprit « constructif et respectueux », notamment dans le contexte d’une nouvelle mandature, ce message vise à encourager une prise de conscience et une action concertée.

Un site à la frontière, symbole d’un blocage
La localisation du site, à la jonction entre deux communes, accentue la complexité du dossier. Mais pour l’ADRISE, cette situation ne peut justifier l’inaction. « Ce n’est plus un simple dépôt », alerte l’association, qui évoque désormais « un véritable point noir environnemental » donnant « une image déplorable du territoire ».
Dialogue engagé, action attendue
Depuis plusieurs mois, l’association affirme avoir privilégié une approche collaborative. Elle met en avant : sa patience, sa volonté de dialogue, son travail en lien avec différents acteurs, dont le SYMAT, le SMTD 65 et PSI Environnement. Pour l’ADRISE, le constat est clair : le temps de la concertation ne peut plus se substituer à celui de l’action.

L’urgence d’intervenir
Si le coût d’un nettoyage est reconnu, l’association insiste sur la nécessité d’agir rapidement. « À un moment donné, il faut agir », souligne-t-elle, rappelant que la salubrité publique et le respect de l’environnement ne peuvent être différés indéfiniment. Aujourd’hui, la situation est jugée urgente. Les déchets débordent et les risques associés, sanitaires, environnementaux et paysagers, s’intensifient.
Un appel aux collectivités
L’ADRISE estime avoir pleinement rempli son rôle d’alerte et de médiation. Elle appelle désormais les collectivités concernées à s’engager avec la même détermination pour mettre en œuvre des solutions concrètes et rapides. Tout en réaffirmant son ouverture au dialogue, l’association insiste sur un point : l’heure est à l’action.
Préserver le cadre de vie
Au-delà du cas des Carrerots, c’est la question plus large de la gestion des dépôts sauvages qui est posée. Pour l’ADRISE, la mobilisation collective est indispensable. « Ensemble, préservons notre cadre de vie », conclut l’association, dans un appel à la responsabilité partagée entre citoyens et institutions.