Actualités Hautes-Pyrénées
Hautes-Pyrénées – Ressource en eau
Face à la baisse des débits de plusieurs cours d’eau, la préfecture des Hautes-Pyrénées a publié un recueil spécial comprenant six arrêtés préfectoraux relatifs à la gestion de la ressource en eau. Quatre d’entre eux placent différents secteurs du bassin de l’Adour en phase de vigilance, tandis que deux autres instaurent des interdictions immédiates de prélèvements sur des bassins particulièrement fragilisés.
Publié le 26 juin 2026, le recueil spécial rassemble six arrêtés pris les 24 et 25 juin par le préfet des Hautes-Pyrénées. Ils concernent plusieurs secteurs du bassin de l’Adour et traduisent une adaptation progressive des mesures de gestion de la ressource selon la situation hydrologique de chaque territoire. Quatre arrêtés déclenchent la phase de vigilance sur différents bassins. Deux autres vont plus loin en interdisant les prélèvements d’eau sur des secteurs où la situation est jugée plus préoccupante.
Arros-Estéous placé en vigilance
Le premier arrêté déclenche la phase de vigilance du plan de crise du bassin de l’Adour pour la zone d’alerte Arros-Estéous. Cette décision constitue le premier niveau du dispositif de gestion de la sécheresse. Elle vise à sensibiliser les usagers à une utilisation économe de l’eau tout en renforçant le suivi de la situation hydrologique. À ce stade, l’objectif est d’anticiper une éventuelle aggravation de la situation avant d’éventuelles mesures de restriction plus contraignantes.


La zone Gabas-Lées rejoint également la phase de vigilance
Le deuxième arrêté place la zone d’alerte Gabas-Lées au même niveau de vigilance. Comme pour Arros-Estéous, cette décision s’inscrit dans le cadre du plan de crise du bassin de l’Adour et marque une surveillance renforcée de l’évolution des débits. Cette mesure appelle l’ensemble des usagers à adopter des comportements économes afin de préserver la ressource.

Le bassin du Louet concerné à son tour
Le troisième arrêté concerne la zone d’alerte Louet, également placée en phase de vigilance. Cette décision étend les mesures de prévention à un troisième secteur du bassin de l’Adour. La phase de vigilance ne s’accompagne pas automatiquement de restrictions générales, mais prépare une éventuelle montée en puissance des mesures si les conditions hydrologiques venaient à se dégrader.

Vigilance sur le bassin de l’Adour non réalimenté
Le quatrième arrêté déclenche la phase de vigilance sur le bassin de l’Adour non réalimenté. Cette appellation désigne les secteurs qui ne bénéficient pas d’un soutien artificiel des débits par des retenues ou ouvrages spécifiques. Là encore, la préfecture met en œuvre le premier niveau du plan de gestion de crise afin d’encourager une consommation raisonnée de la ressource.



L’Ousse et ses affluents soumis à une interdiction des prélèvements
La situation est plus restrictive sur le bassin de l’Ousse et de ses affluents. Par l’arrêté, la préfecture interdit les prélèvements d’eau sur ce secteur. L’arrêté rappelle également les mesures applicables aux différents niveaux de gravité concernant les usages de l’eau prélevée en milieu naturel. Les annexes précisent notamment les règles relatives à l’arrosage, au remplissage des piscines, au lavage des véhicules, aux activités industrielles, aux installations hydroélectriques, aux manœuvres de vannes, aux plans d’eau ou encore aux fontaines publiques et privées selon le niveau de restriction en vigueur.

Interdiction également sur le bassin amont de l’Échez
Enfin, un sixième arrêté, signé le 25 juin, interdit les prélèvements d’eau sur le bassin amont de l’Échez. Cette mesure intervient un jour après les précédents arrêtés et traduit une situation nécessitant une protection immédiate de la ressource sur ce secteur. L’ensemble de ces décisions illustre une gestion territorialisée de la ressource en eau. Alors que quatre secteurs sont placés sous surveillance renforcée au travers de la phase de vigilance, deux bassins font déjà l’objet d’interdictions de prélèvements, signe d’une situation plus tendue.

La préfecture des Hautes-Pyrénées franchit une nouvelle étape dans la gestion de la sécheresse. Par arrêté du 24 juin 2026, les prélèvements d’eau sont désormais interdits sur l’Ousse et ses affluents. Cette décision traduit une dégradation de la situation hydrologique sur ce bassin et s’accompagne de nombreuses mesures destinées à préserver les milieux aquatiques et les usages prioritaires de la ressource.
Une mesure exceptionnelle face à une situation plus tendue
Publié dans le Recueil des actes administratifs spécial du 26 juin 2026, l’arrêté préfectoral interdit les prélèvements d’eau sur l’Ousse et ses affluents. Contrairement aux arrêtés de vigilance pris simultanément sur d’autres secteurs du département, cette décision instaure directement une mesure de restriction applicable sur ce bassin versant. Elle témoigne d’une situation hydrologique jugée suffisamment préoccupante pour nécessiter des mesures de protection renforcées de la ressource en eau.
Un arrêté inscrit dans le dispositif de gestion de la sécheresse
Comme les autres décisions publiées par la préfecture, cet arrêté s’appuie sur les dispositions du Code de l’environnement, les orientations du bassin Adour-Garonne ainsi que sur le plan de crise du bassin de l’Adour. Ce dispositif prévoit une adaptation progressive des mesures en fonction de l’état des cours d’eau. Sur le bassin de l’Ousse, la situation conduit cette fois à la mise en œuvre d’interdictions de prélèvements afin de préserver les débits résiduels et les équilibres des milieux aquatiques. L’objectif est de garantir le maintien des usages prioritaires tout en limitant les pressions exercées sur la ressource.
Des annexes détaillant les mesures applicables
L’arrêté est accompagné d’annexes qui rappellent les mesures de limitation ou d’interdiction des usages de l’eau prélevée en milieu naturel selon le niveau de gravité de la situation. Ces dispositions concernent aussi bien les particuliers que les entreprises, les collectivités et les exploitants agricoles. Les tableaux précisent les règles applicables à de nombreux usages de l’eau, qu’il s’agisse de l’arrosage, du lavage, des loisirs, des activités économiques ou encore du fonctionnement de certains ouvrages hydrauliques. Ils constituent un document de référence permettant d’identifier les mesures applicables selon le niveau de gestion de la sécheresse.
Des règles précises pour les usages domestiques
Les annexes rappellent notamment les mesures concernant les usages quotidiens de l’eau. Elles abordent les conditions d’arrosage des jardins potagers, des pelouses, des massifs fleuris, des espaces verts, des terrains de sport et des golfs. Le document détaille également les règles applicables au lavage des véhicules, au nettoyage des façades, des voiries ou des surfaces imperméabilisées. Le remplissage des piscines privées de plus d’un mètre cube ainsi que celui des piscines accueillant du public figure également parmi les usages concernés par les mesures de limitation ou d’interdiction selon le niveau de gravité retenu. Les annexes distinguent les dispositions applicables en vigilance, en alerte, en alerte renforcée et en crise.
Préserver les milieux aquatiques
À travers cette décision, la préfecture poursuit un objectif de protection des milieux naturels. La limitation des prélèvements doit permettre de maintenir un débit suffisant dans les cours d’eau afin de préserver les écosystèmes aquatiques ainsi que les différents usages prioritaires de l’eau. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la gestion équilibrée de la ressource prévue par le Code de l’environnement. Elle repose sur une adaptation progressive des mesures en fonction de l’évolution de la situation hydrologique. L’arrêté concernant l’Ousse et ses affluents illustre la stratégie retenue par les services de l’État. Alors que plusieurs secteurs des Hautes-Pyrénées ont été placés au même moment en simple phase de vigilance, ce bassin fait désormais l’objet d’une mesure beaucoup plus contraignante. Cette différence traduit les disparités observées entre les différents bassins versants du département. Les décisions sont ainsi prises au cas par cas, en fonction des données hydrologiques disponibles et de l’état de la ressource.
Un dispositif appelé à évoluer selon les conditions
Comme l’ensemble des mesures de gestion de la sécheresse, cet arrêté pourra être adapté si la situation évolue. Les services de l’État poursuivent le suivi des débits des cours d’eau et de l’ensemble des indicateurs hydrologiques. Selon les observations réalisées dans les prochaines semaines, les restrictions pourront être maintenues, renforcées ou levées. La préfecture rappelle ainsi que la gestion de la sécheresse repose sur une évaluation régulière de la situation afin d’assurer la protection de la ressource tout en conciliant les différents usages de l’eau. L’interdiction des prélèvements sur l’Ousse et ses affluents constitue ainsi une mesure de préservation destinée à répondre à une situation locale plus sensible que sur d’autres secteurs du département, où seule la phase de vigilance a, pour l’heure, été déclenchée.








Face à une situation hydrologique nécessitant une protection renforcée de la ressource, le préfet des Hautes-Pyrénées a signé, le 25 juin 2026, un arrêté interdisant les prélèvements d’eau sur le bassin amont de l’Échez. Cette décision vient compléter les mesures prises les jours précédents sur plusieurs bassins du département et marque un renforcement du dispositif de gestion de la sécheresse sur ce secteur.
Une nouvelle mesure de restriction dans les Hautes-Pyrénées
Publié dans le Recueil des actes administratifs spécial du 26 juin 2026, l’arrêté préfectoral interdit les prélèvements d’eau sur le bassin amont de l’Échez. Cette décision intervient au lendemain de plusieurs arrêtés plaçant différentes zones du bassin de l’Adour en vigilance ou instaurant déjà des restrictions sur d’autres cours d’eau. Avec cette nouvelle mesure, la préfecture adapte la gestion de la ressource à la situation spécifique observée sur le bassin amont de l’Échez.
Une réponse à l’évolution des conditions hydrologiques
L’arrêté s’inscrit dans le dispositif départemental de gestion des épisodes de sécheresse. Comme les autres décisions prises ces derniers jours, il repose sur les dispositions du Code de l’environnement, les orientations applicables au bassin Adour-Garonne ainsi que sur le plan de crise du bassin de l’Adour. Le principe de ce dispositif est de mettre en œuvre des mesures proportionnées à l’état de la ressource. Lorsque les débits des cours d’eau deviennent insuffisants ou que les conditions hydrologiques l’exigent, le préfet peut décider de limiter, voire d’interdire certains prélèvements afin de préserver les milieux aquatiques et les usages prioritaires.
Une interdiction destinée à protéger le cours d’eau
L’arrêté prévoit l’interdiction des prélèvements d’eau sur le bassin amont de l’Échez. Cette mesure vise à réduire la pression exercée sur un cours d’eau dont les ressources nécessitent une protection renforcée. L’objectif est de maintenir un débit compatible avec le bon fonctionnement des milieux aquatiques et de préserver la ressource dans un contexte de tension hydrologique. Cette décision constitue l’un des niveaux les plus contraignants prévus par le dispositif de gestion de la sécheresse.
Une gestion adaptée à chaque bassin versant
Les arrêtés publiés par la préfecture montrent que la gestion de la sécheresse n’est pas uniforme à l’échelle du département. Chaque bassin versant fait l’objet d’un suivi spécifique. Ainsi, certains secteurs sont actuellement placés en phase de vigilance, tandis que d’autres connaissent déjà des restrictions importantes ou des interdictions de prélèvements lorsque leur situation apparaît plus fragile. Cette approche permet d’ajuster les mesures aux réalités locales plutôt que d’appliquer les mêmes règles sur l’ensemble du territoire. Le bassin amont de l’Échez fait désormais partie des secteurs où les mesures les plus protectrices sont mises en œuvre.
Une surveillance permanente de la ressource
L’arrêté s’inscrit dans un dispositif évolutif. Les services de l’État poursuivent un suivi régulier des débits des cours d’eau, de l’évolution des conditions météorologiques et de l’état général des ressources en eau. Ces observations permettent d’adapter les mesures en fonction de la situation. Selon l’évolution des conditions hydrologiques, les restrictions pourront être maintenues, renforcées ou levées. Cette gestion dynamique vise à concilier la préservation des milieux naturels avec les différents usages de l’eau.
Préserver les usages prioritaires
En limitant les prélèvements, la préfecture cherche à garantir le maintien des usages considérés comme prioritaires tout en protégeant les écosystèmes aquatiques. Cette stratégie repose sur le principe d’une gestion équilibrée de la ressource en eau, qui constitue l’un des fondements de la réglementation environnementale. Elle vise également à éviter une aggravation de la situation si les conditions météorologiques sèches devaient se prolonger.



