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Hautes-Pyrénées – Un Tarbais condamné dans l’affaire de cyberharcèlement visant Brigitte Macron
Dix personnes, âgées de 41 à 61 ans, ont été condamnées lundi 5 janvier par le tribunal correctionnel de Paris pour des faits de cyberharcèlement à l’encontre de Brigitte Macron. Parmi les prévenus figure un employé de 46 ans domicilié à Tarbes. Cette affaire très médiatisée portait sur la diffusion et le relais, sur les réseaux sociaux, d’une infox affirmant que l’épouse du président de la République aurait été autrefois un homme.
Huit hommes et deux femmes avaient comparu devant le tribunal correctionnel de Paris du lundi 27 au mardi 28 octobre pour des faits de cyberharcèlement. Les dix prévenus, poursuivis pour avoir publié ou partagé des contenus jugés transphobes, étaient soupçonnés d’avoir participé à une campagne en ligne visant Brigitte Macron.
Au cœur du dossier, une rumeur persistante, qualifiée d’infox par la justice, affirmant que l’épouse du chef de l’État aurait changé de sexe par le passé. Des publications et partages sur les réseaux sociaux avaient contribué à la diffusion de cette affirmation, selon l’accusation.
Un Tarbais parmi les personnes jugées
Parmi les personnes condamnées figure Jérôme C., 46 ans, employé domicilié à Tarbes (Hautes-Pyrénées). Il faisait partie des sept prévenus présentés par le parquet comme des « suiveurs », accusés d’avoir relayé ou approuvé certains contenus litigieux.
Outre ce Tarbais, les personnes poursuivies étaient issues de plusieurs régions françaises. Le panel des profils était varié, allant de l’informaticien à l’enseignant, en passant par un élu local et un gestionnaire immobilier.
Des profils influents sur les réseaux sociaux
Trois des prévenus ont été présentés comme les figures les plus influentes de cette affaire. Il s’agit notamment du publicitaire Aurélien Poirson-Atlan, 41 ans, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Zoé Sagan », de Delphine J., 51 ans, se présentant comme « médium », « journaliste » et « lanceuse d’alerte », connue sous le nom d’Amandine Roy, et du galeriste Bertrand Scholler.
Ces derniers ont été qualifiés d’« instigateurs » par le procureur de la République, Hervé Tétier, en raison de leur audience et de leur rôle présumé dans la diffusion des messages incriminés.
Des « suiveurs » poursuivis pour leurs partages
Les sept autres prévenus, parmi lesquels figure le Tarbais, ont été décrits comme des internautes ayant « suivi » le mouvement. Selon l’accusation, certains se seraient contentés de relayer des publications ou de cliquer sur des mentions « j’aime », sans être à l’origine des messages.
À l’audience, plusieurs ont exprimé leur surprise d’être poursuivis pour des publications qu’ils estimaient « satiriques ». Ils ont invoqué la liberté d’expression ou le droit d’informer, affirmant avoir voulu révéler une vérité qu’ils jugeaient « cachée ».
Des peines de prison et des dommages et intérêts
À l’issue du procès, des peines allant de trois à douze mois de prison avec sursis, assorties d’amendes pouvant atteindre 8 000 euros, avaient été requises contre l’ensemble des dix prévenus.
Lundi 5 janvier, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement. Les dix personnes poursuivies ont été reconnues coupables de cyberharcèlement. Les peines prononcées vont de six mois de prison ferme pour l’un des condamnés à jusqu’à huit mois de prison avec sursis pour les autres. Ils ont également été condamnés à verser des dommages et intérêts à Brigitte Macron.
Un harcèlement jugé caractérisé
Dans sa décision, le tribunal a estimé que le harcèlement moral aggravé était bien constitué. Les juges ont considéré que les messages publiés et partagés par les prévenus « ont eu pour effet une dégradation des conditions de vie de Brigitte Macron » et que « l’altération de sa santé physique et mentale était avérée ».
Cette condamnation marque l’issue judiciaire d’une affaire emblématique des dérives liées à la diffusion de fausses informations et au cyberharcèlement sur les réseaux sociaux, y compris lorsque les auteurs ou relais se trouvent loin de Paris, comme ce prévenu domicilié à Tarbes.