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Il passait son temps à appeler la police… sans rien dire


À Tarbes, un homme de 39 ans a été interpellé après avoir multiplié les appels au commissariat entre janvier et février. Pas moins de 3 274 coups de fil ont été enregistrés. Une affaire aussi étonnante que chronophage pour les forces de l’ordre.

Au standard de la police nationale de Tarbes, les opérateurs ont cru, au départ, à un simple bug. Entre janvier et février, les appels se sont accumulés. Puis multipliés. Puis emballés. Au total, 3 274 appels ont été passés au commissariat. Oui, vous avez bien lu. Et le plus déroutant dans cette histoire ? À l’autre bout du fil, rien. Pas un mot. Pas un souffle. L’opérateur n’entendait rien. Silence radio. Certaines nuits, le phénomène prenait des proportions spectaculaires : jusqu’à une centaine d’appels sur une seule nuit. De quoi sérieusement perturber les lignes du commissariat, monopolisant le standard et compliquant la gestion des véritables urgences.

Des lignes perturbées au commissariat

À force de voir le téléphone clignoter pour… du vide, les policiers ont compris qu’il ne s’agissait ni d’un hasard ni d’un dysfonctionnement technique. Ces appels répétés ont perturbé les lignes du commissariat, mobilisant inutilement les agents du standard. Pendant que le combiné restait accroché à un silence obstiné, d’autres appels, eux, pouvaient peiner à passer. Face à la répétition des faits, une enquête a été ouverte. Les enquêteurs ont patiemment analysé les données, et ont finalement réussi à localiser l’origine des appels.

Un homme de 39 ans interpellé

Lundi 23 février, un individu a été interpellé. Il s’agit d’un homme de 39 ans, résidant à Tarbes. Placée face aux éléments recueillis, la personne a reconnu les faits reprochés. Les milliers d’appels provenaient bien de lui. Reste la question que tout le monde se pose : pourquoi appeler la police… pour ne rien dire ? Sur ce point, l’enquête n’a pas livré davantage de détails.

Une comparution en septembre

L’homme est désormais convoqué dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité le 4 septembre prochain. En attendant cette échéance judiciaire, l’affaire rappelle une évidence : les lignes de la police ne sont pas faites pour tester le silence. Derrière chaque appel inutile, ce sont des agents mobilisés… et potentiellement une urgence retardée. À Tarbes, le standard devrait, pour un temps au moins, retrouver un peu de tranquillité.



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