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l’ADRISE porte plainte face à une situation qui perdure
L’association ADRISE alerte une nouvelle fois sur l’ampleur des dépôts illégaux constatés derrière le Centre technique municipal de Tarbes. Entre déchets ménagers éventrés, gravats et pneus en quantité, le site du chemin d’Aureilhan et du chemin des Carrerots est régulièrement envahi. Une plainte contre X a été déposée.
À Bordères-sur-l’Échez, le problème des dépôts sauvages perdure et suscite l’inquiétude de l’association ADRISE. Une fois encore, la zone située derrière le Centre technique municipal de Tarbes, au niveau du rond-point du chemin d’Aureilhan et du chemin des Carrerots, a été retrouvée couverte d’ordures de toute nature.
Sur place, les membres de l’association constatent la présence de sacs-poubelles remplis d’ordures ménagères résiduelles, pour la plupart éventrés, répandant leur contenu à proximité du canal du Moulin. Gravats de chantier, pneus en grande quantité, laissant penser à un dépôt effectué par un professionnel, ou encore bouteilles de gaz propane complètent ce tableau déjà bien chargé.

Un impact environnemental et sanitaire avéré
Pour l’ADRISE, la répétition de ces dépôts illégaux ne relève pas seulement de la pollution visuelle. Ces amoncellements d’immondices constituent une menace directe pour l’environnement : contamination des sols, des cours d’eau, dégradation des paysages, émissions polluantes, mais aussi nuisances olfactives.
Selon l’association, ces décharges sauvages représentent également un danger sanitaire potentiel, et peuvent favoriser des risques d’incendie ou de blessures, notamment en fonction de la nature des déchets abandonnés.

L’ADRISE dépose plainte et alerte les autorités
Face à ces constats récurrents, l’ADRISE a décidé de déposer plainte contre X lundi matin au commissariat de Tarbes. L’association a également signalé la situation à la mairie de Bordères-sur-l’Échez ainsi qu’aux Sentinelles de la Nature. Pour elle, ces actes d’incivilité ne sont plus acceptables et nécessitent une réaction ferme afin de prévenir de nouveaux dépôts.

Un coût lourd pour les collectivités
Au-delà de l’atteinte à l’environnement, les dépôts sauvages ont aussi un impact financier important. D’après une enquête de l’ADEME citée par l’ADRISE, les collectivités territoriales y consacrent en moyenne près de 60 000 euros par an.
Le coût moyen par habitant, généralement autour de 5 euros, peut atteindre jusqu’à 50 euros dans certaines communes particulièrement touchées. Une charge non négligeable pour les budgets locaux.

Des sanctions prévues par la loi
Les dépôts sauvages et décharges illégales sont encadrés par l’article L415-3. Selon la gravité des faits, nature des déchets, quantité ou contexte, les sanctions peuvent aller jusqu’à 75 000 euros d’amende ou à des peines de prison.
L’ADRISE espère que ce rappel au cadre légal et les démarches engagées permettront de freiner un phénomène qui, à Bordères-sur-l’Échez comme ailleurs, impacte durablement l’environnement et la vie locale.

