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Le procès de Gérard Trémège et 9 autres personnes fixé du 17 au 21 novembre 2025
Le maire de Tarbes (Hautes-Pyrénées), Gérard Trémège, ainsi que neuf autres personnes sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Pau le 17 novembre 2025. Le procès doit se tenir jusqu’au 21 novembre.
Le procès tant attendu du maire de Tarbes (Hautes-Pyrénées), Gérard Trémège, et de neuf autres personnes se tiendra enfin du 17 au 21 novembre devant le tribunal correctionnel de Pau. Cette décision marque une étape clé dans une affaire judiciaire qui a débuté il y a plus de dix ans.
Mis en examen depuis 2015, Gérard Trémège, maire de Tarbes, est accusé de prise illégale d’intérêt et de favoritisme dans le cadre des marchés publics de la ville. L’affaire avait commencé par l’ouverture d’une information judiciaire contre X en 2013, suivie de perquisitions au sein de la mairie. En 2015, le maire et plusieurs de ses proches, avaient été placés en garde à vue avant d’être mis en examen.
L’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel avait été rendue le 11 juillet 2023, et la date du procès a été fixée le lundi 3 juin 2024. Le tribunal judiciaire de Pau avait retenu la période du 3 au 7 mars 2025 pour juger cette affaire complexe. Mais faute de magistrats disponibles en renfort et au regard du volumineux dossier, le tribunal judiciaire de Pau n’avait pas été en mesure d’organiser les débats à cette date. Il aura finalement lieu du 17 au 21 novembre confirme le président du tribunal judiciaire de Pau.
Ce procès marquera la fin d’un long feuilleton judiciaire et pourrait potentiellement mettre un terme à des années d’incertitudes et de spéculations pour la municipalité de Tarbes.
Un long processus judiciaire
L’enquête, qui a débuté en 2013, a été un processus long et ardu. Les perquisitions initiales et les gardes à vue de 2015 ont été suivies de nombreuses procédures judiciaires, rendant ce procès particulièrement complexe. La fixation des dates du procès pour ce mois de novembre 2025 représente l’aboutissement de ce long cheminement judiciaire.
Le tribunal correctionnel de Pau sera donc le théâtre de ce procès et pourrait être déterminant pour l’avenir politique de Gérard Trémège.
Ce qu’avait déclaré en juillet 2023, Gérard Trémège, après son renvoie devant le tribunal correctionel
Gérard Trémège s’était exprimé longuement le vendredi 21 juillet 2023 après la décision du juge d’instruction de le renvoyer devant le tribunal correctionnel de Pau. « Enfin, il était temps ! » Voilà les premiers mots qui avaient été déclarés par Gérard Trémège, en réaction à sa convocation au tribunal de Pau. Un procès qu’il disait aborder sereinement, car il n’avait « rien à se reprocher ».
Le maire tarbais était revenu sur cette affaire, adoptant un discours très combatif : « Il y a des années que je demande que cette affaire arrive. 10 ans d’insultes, 10 ans de diffamation, 10 ans pour alimenter toutes les suspicions sur mon honnêteté et mon intégrité. Imaginez les dégâts dans mon entourage. Les amis qui vous tournent le dos, etc. Je voudrais rappeler comment cette affaire a été engagée il y a 10 ans : d’abord, une instruction orientée d’une brutalité incroyable à l’égard de tous les prévenus, avec des ravages dans toutes les familles. Des accusations sans preuve basées sur une lettre anonyme et une presse nationale qui plonge dans les poubelles des sous-entendus et s’en délecte… Vous pouvez imaginer la carapace qu’il faut pour supporter tout ça pendant 10 ans. On fera le bilan à la fin et nous verrons si le déploiement de moyens énormes, les menaces proférées et tout le temps écoulé valaient la peine. »
« Vous verrez, quand l’affaire sera jugée, que la montagne accouchera d’une souris »
Dans la décision du tribunal, Gérard Trémège voyait également des points très positifs. D’abord, plusieurs personnes mises en examen ont bénéficié d’un non-lieu. Ensuite, en ce qui le concerne, plusieurs chefs d’accusation, probablement les plus importants, font aussi l’objet d’un non-lieu (trafic d’influence, corruption, détournement de fonds publics). « Dans mon dossier, il reste aujourd’hui des délits de favoritisme et quelques prises illégales d’intérêt. Je l’ai toujours dit : je serai condamné pour des délits de favoritisme, qui ont été commis dans la forme mais en aucun cas délibérément, souligne le maire. En commission, on n’a pas le temps, ni les compétences d’éplucher tous les dossiers. On se fie à l’avis des services. Et dans certains cas, il manquait des pièces. Ces dossiers auraient dû donc être rejetés au profit d’autres… Une entreprise a été choisie alors qu’elle n’aurait pas dû l’être, c’est un délit de favoritisme. J’en assume la responsabilité en tant que maire. Mais je ne suis jamais intervenu pour que telle entreprise ait tel marché ! »
Un procès attendu
Gérard Trémège clamait ainsi haut et fort son innocence, martelant qu’il n’avait rien à se reprocher sur ce dossier judiciaire : « Vous verrez, quand l’affaire sera jugée, que la montagne accouchera d’une souris. Est-ce que ça valait la peine de mener tous ces combats pendant 10 ans, avec tout le mal que ça a fait autour de moi et à moi-même, pour que l’accusation la plus importante, sur laquelle beaucoup ont spéculé, fasse l’objet d’un non-lieu total ? Je suis un honnête homme ! Je n’ai bénéficié d’aucun avantage, ni d’aucun intérêt. Il y a des années que je le dis. »
Ce sera désormais au tribunal de juger sa responsabilité.