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Le terrain du nouveau commissariat acquis, selon le syndicat UN1TÉ 65


Le syndicat UN1té 65 annonce sur sa page Facebook que le terrain destiné à la construction d’un nouveau commissariat à Tarbes est désormais acquis. L’information a été communiquée lors du comité social d’administration (CSA) des Hautes-Pyrénées du 12 mars 2026, une réunion marquée également par des discussions sur l’état des bâtiments actuels et sur les risques psychosociaux auxquels sont confrontés les agents de la police nationale.

La réunion du comité social d’administration (CSA) des Hautes-Pyrénées, tenue le 12 mars 2026 à Tarbes, a donné lieu à la présentation du rapport rédigé à la suite de la visite de la formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail du comité social d’administration de réseau de la police nationale. Ce document évoque plusieurs problématiques liées à la fois aux conditions matérielles de travail et à l’organisation des services. Le rapporteur de la commission a pris la parole afin d’exposer les difficultés identifiées lors de cette visite. Selon le syndicat UN1té 65, ce rapport ne refléterait toutefois pas entièrement le ressenti de certains agents, qui attendaient un récit jugé plus complet sur leur situation et leur mal-être au travail. Au cours de la réunion, les réponses et propositions ont été présentées par le préfet des Hautes-Pyrénées. 

Un nouveau commissariat en projet

Parmi les informations communiquées lors de la réunion figure l’avancée d’un projet de nouveau commissariat à Tarbes. D’après les éléments transmis par le préfet et relayés par le syndicat UN1T2É 65 sur sa page Facebook, le terrain destiné à accueillir ce futur bâtiment est désormais acquis. Les services travaillent actuellement à l’évaluation financière du projet. Cette perspective a également des conséquences sur certains travaux envisagés dans les bâtiments actuels. La réalisation de certains aménagements pourrait être différée en raison de leur coût, dans l’attente d’une éventuelle construction du nouvel équipement. Le préfet a également évoqué l’hypothèse d’une participation des futures équipes municipales à ce projet, les élections municipales à venir pouvant, selon lui, faciliter sa mise en œuvre.

Des difficultés organisationnelles et des risques psychosociaux évoqués

Au-delà de la question immobilière, la réunion a également porté sur les risques psychosociaux au sein des services de la direction départementale de la police nationale (DDPN 65). Selon l’organisation syndicale, plusieurs agents font état d’une fatigue morale et physique importante. Les représentants du personnel ont indiqué que de nombreuses restructurations, décidées de manière unilatérale selon eux, auraient contribué à déstabiliser les équipes. Certains fonctionnaires exprimeraient également un sentiment de perte de confiance envers leur hiérarchie et le sentiment de ne plus être entendus. L’assistante sociale a également évoqué des agents « sur le fil », malgré le passage de la commission en juin 2025. D’après ces témoignages, certains policiers auraient le sentiment d’avoir perdu le sens de leur travail et souhaiteraient davantage de reconnaissance et d’écoute.

Un plan d’action proposé par le préfet

Face à ces constats, le préfet a présenté un plan d’action, adopté à l’unanimité lors de la réunion. Ce dispositif prévoit notamment : un suivi écrit tous les six mois des actions engagées, transmis à la commission ; l’organisation d’une visite de site sur les questions immobilières, associant les agents concernés, le médecin, l’inspecteur santé et sécurité au travail (ISST) ainsi que les organisations syndicales ; une série de rencontres avec l’ensemble des agents de tous les services, afin d’écouter leurs préoccupations et d’évaluer précisément les difficultés rencontrées. Selon le préfet, l’objectif de ces échanges n’est pas de permettre aux agents de « déverser leur colère sur la chaîne hiérarchique », mais de recueillir leurs doléances afin de rechercher des solutions susceptibles d’améliorer leurs conditions de travail.

Un calendrier de suivi déjà fixé

Deux premières dates doivent être arrêtées au cours du mois d’avril, afin de préparer un premier compte rendu à la commission prévu en juin 2026. Par la suite, des bilans seront réalisés tous les six mois, avec une nouvelle communication attendue en décembre 2026. À l’origine de la mise en place de cette commission, le syndicat UN1té 65 indique qu’il suivra attentivement la visite du préfet et les prochains bilans annoncés.

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