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les premières verbalisations tombent dans les Hautes-Pyrénées


Depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté préfectoral interdisant la consommation, la détention sans motif légitime et le transport de protoxyde d’azote dans les Hautes-Pyrénées, les forces de l’ordre ont multiplié les contrôles. Plusieurs verbalisations et saisies ont déjà été réalisées. Les autorités entendent poursuivre leur action pour lutter contre une pratique dont les risques sanitaires sont régulièrement rappelés.

Publié le 12 mai 2026, l’arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées interdit sur l’ensemble du département la consommation, la détention sans motif légitime et le transport de protoxyde d’azote. Le texte prohibe également l’abandon de cartouches et de bonbonnes dans l’espace public. Quelques semaines après son entrée en vigueur, les premiers contrôles menés par les forces de l’ordre ont conduit à plusieurs verbalisations et saisies. Police nationale et gendarmerie ont déjà constaté plusieurs infractions dans des contextes variés, allant de troubles à l’ordre public à des interventions pour nuisances de voisinage.

Deux interventions de la police nationale aboutissent à des saisies

La direction départementale de la police nationale a procédé à plusieurs constatations au cours des derniers jours de mai. Le 30 mai 2026, aux alentours de 4 heures du matin, des policiers intervenaient pour une rixe impliquant plusieurs individus. À l’occasion des contrôles réalisés sur place, cinq bonbonnes de protoxyde d’azote ont été découvertes. Trois étaient détenues par un premier individu et deux par un second. L’ensemble des bonbonnes a été saisi et deux procès-verbaux ont été établis. Le lendemain, le 31 mai vers 2 h 30, un autre contrôle a permis de découvrir une bonbonne de protoxyde d’azote en possession d’un individu. Celui-ci a été verbalisé.

À Lannemezan, sept jeunes adultes verbalisés

La gendarmerie a également été confrontée à des situations liées à l’usage du protoxyde d’azote. Dans la nuit du 27 mai 2026, la brigade de gendarmerie de Lannemezan est intervenue pour des troubles de voisinage provoqués par un groupe de sept jeunes adultes. Selon les constatations réalisées sur place, les personnes contrôlées présentaient un état second consécutif à la consommation de protoxyde d’azote. Les bouteilles retrouvées ont été saisies et les sept intéressés ont été verbalisés.

Des contrôles renforcés dans les lieux festifs

Les autorités annoncent que les opérations de contrôle vont se poursuivre dans les semaines à venir. Une attention particulière sera portée aux abords des lieux festifs et des espaces de rassemblement où ce type de consommation est susceptible d’être constaté. L’objectif affiché est de faire respecter l’arrêté préfectoral tout en limitant les risques liés à l’usage détourné de cette substance.

Un produit souvent perçu à tort comme inoffensif

Plus connu sous les appellations de « gaz hilarant » ou de « proto », le protoxyde d’azote est utilisé dans différents secteurs, notamment à des fins professionnelles ou alimentaires. Cependant, son usage est parfois détourné dans un cadre récréatif. Inhalé, il provoque des effets rapides tels que l’euphorie, des rires, une sensation de légèreté ou encore des vertiges. Cette consommation connaît depuis plusieurs années une progression, particulièrement chez les jeunes adultes, avec parfois des usages répétés voire quotidiens. Cette banalisation inquiète les pouvoirs publics en raison des conséquences qu’elle peut entraîner.

Des risques sanitaires et des accidents graves

Le préfet des Hautes-Pyrénées rappelle que l’arrêté départemental s’inscrit dans une démarche de protection de la population, en particulier des plus jeunes. Les risques associés à l’usage détourné du protoxyde d’azote peuvent être importants. Les autorités évoquent notamment des troubles neurologiques ainsi qu’un risque accru d’accidents de la route ou d’autres accidents liés à l’altération des capacités physiques et de la vigilance. À travers les contrôles engagés depuis la mi-mai, les services de l’État entendent ainsi prévenir les comportements à risque tout en faisant respecter une réglementation désormais applicable sur l’ensemble du territoire départemental.

https://www.drogues.gouv.fr/lusage-detourne-du-protoxyde-dazote-une-pratique-risques-de-plus-en-plus-repandue

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