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« Les promesses deviennent des actes » : cent jours après son élection, Pascal Claverie présente son premier bilan
Cent jours après son élection à la mairie de Tarbes, Pascal Claverie a souhaité dresser un premier état des lieux de son action municipale. Lors d’une conférence de presse organisée le 8 juillet, le maire est revenu sur les premières décisions prises par son équipe, autour des trois axes qu’il avait placés au cœur de son programme : protéger les Tarbais, améliorer le cadre de vie et l’attractivité de la ville, et préparer l’avenir. Plus qu’un bilan d’étape, il a présenté ce rendez-vous comme un exercice de responsabilité démocratique, destiné à rendre compte des engagements pris devant les électeurs.
D’entrée de jeu, Pascal Claverie, le maire de Tarbes, a donné le ton de son intervention. Le maire a rappelé qu’il s’était engagé, le soir de son élection, à revenir devant les Tarbaises et les Tarbais cent jours plus tard. « Il y a cent jours, je demandais votre confiance. Aujourd’hui, je viens vous rendre des comptes. » Pour lui, ce rendez-vous ne devait pas être une simple étape symbolique du début de mandat. « Pas pour célébrer une date symbolique. Pas pour faire un discours d’autosatisfaction. Pas pour annoncer une nouvelle série de promesses. Pour rendre des comptes. » Il a expliqué que cette démarche correspond à sa conception de la démocratie locale. « Parce que je crois profondément que c’est cela la démocratie locale. La confiance ne se demande pas une fois tous les six ans. » Le maire a également rappelé l’investissement quotidien que représente sa fonction. « Depuis cent jours, avec mon équipe, je consacre toute mon énergie, tout mon temps et tout mon cœur à cette ville. Être maire n’est pas une fonction. C’est un engagement de chaque instant. » Tout en reconnaissant qu’« une ville ne se transforme pas en cent jours », il estime néanmoins qu’il est possible « de changer une méthode, de montrer une volonté, d’engager un mouvement et surtout de prouver que les engagements deviennent des actes. » Avant d’aborder les différents dossiers, Pascal Claverie a tenu à remercier les agents municipaux, saluant « leur professionnalisme, leur disponibilité et leur sens du service public », ainsi que les élus de la majorité municipale, qu’il a décrits comme « pleinement engagés ».
Sécurité : « la première des libertés »
Le premier chapitre du bilan concerne la sécurité. « J’ai toujours considéré que la sécurité était la première des libertés. Sans sécurité, il n’y a ni tranquillité, ni attractivité, ni qualité de vie. » Le maire explique avoir souhaité agir rapidement dès son installation. Il évoque ainsi un renforcement de la présence sur le terrain, une nouvelle dynamique de travail avec les services de l’État ainsi qu’une concentration des moyens sur plusieurs secteurs jugés prioritaires, notamment Verdun et l’Arsenal. Selon lui, plusieurs opérations coordonnées ont été engagées afin de « marquer une rupture avec les habitudes ». Il a également insisté sur le lancement de l’opération « Place Nette ». « Place Nette, ce n’est pas une simple opération de nettoyage. C’est une nouvelle façon de travailler. » Dans ce dispositif, tous les services municipaux sont appelés à intervenir de manière coordonnée. « Les interventions sont plus rapides. Plus visibles. Plus efficaces. » Le maire résume l’objectif de cette politique en quelques mots. « Une ville plus propre. Une ville mieux entretenue. Une ville dont chacun puisse être fier. Parce que la propreté est aussi une forme de respect envers les habitants. Et parce que chacun doit prendre sa part de responsabilité. » Il a insisté sur le fait que sécurité et propreté ne relèvent pas d’actions ponctuelles mais d’une politique appelée à se poursuivre pendant tout le mandat.
Stationnement, commerce, crèches : plusieurs chantiers ouverts
Le maire a ensuite dressé la liste de plusieurs dossiers engagés depuis le début du mandat. Il a évoqué la nouvelle politique de stationnement, la nouvelle formule des samedis piétons, les premières mesures destinées à soutenir l’attractivité commerciale ainsi que la réflexion engagée autour d’une foncière commerciale. Il a également cité un premier dispositif destiné aux actifs ainsi qu’une réflexion concernant les critères d’attribution des places en crèche. À ses yeux, ces différents dossiers poursuivent un même objectif. « Rendre la ville plus agréable. Plus dynamique. Plus attractive. » L’ambition affichée est claire. « Je veux que l’on revienne vivre, travailler, entreprendre et investir à Tarbes. Parce qu’une ville attractive est une ville qui crée de l’emploi, attire des familles, respecte ses aînés et prépare son avenir. »
Bel-Air, Stado et les dossiers de fond
Le troisième axe de son intervention était consacré aux dossiers structurels. « Les cent premiers jours, ce sont aussi des dossiers dont on parle moins parce qu’ils sont complexes. Pourtant, ce sont souvent les plus importants. » Le premier exemple cité est celui du renouvellement urbain du quartier Bel-Air. Selon Pascal Claverie, ce projet présentait des fragilités lors de son arrivée. « Lorsque nous sommes arrivés, l’avenir de cette opération de renouvellement urbain était fragilisé. Il fallait sécuriser les financements et convaincre nos partenaires. Nous avons immédiatement repris ce dossier en main. Aujourd’hui, son financement est sécurisé. » Il rappelle que cette opération doit permettre la rénovation des logements, la requalification des espaces publics, la modernisation des équipements et l’amélioration du cadre de vie des habitants. Autre dossier évoqué par le maire : la situation du Stado. Sans entrer dans le détail des mesures prises, Pascal Claverie a affirmé que la municipalité avait joué un rôle pour éviter une issue qu’il considère comme particulièrement préoccupante. « Nous avons évité un dépôt de bilan qui aurait constitué un traumatisme pour notre ville. » Cette référence au club illustre, dans son discours, l’importance accordée aux structures qui participent à l’identité et au rayonnement de Tarbes. Le maire a ainsi inscrit ce dossier parmi les actions menées depuis son arrivée, aux côtés des autres interventions destinées à préserver les forces vives du territoire.
Aller chercher les décisions à Paris
Pascal Claverie a également longuement expliqué ses déplacements fréquents dans la capitale. « Depuis cent jours, je multiplie les déplacements à Paris. Je rencontre les ministères. Les industriels. Les responsables de la santé. Les investisseurs. Les décideurs. » Une présence qui suscite parfois des interrogations, reconnaît-il. « Certains me demandent pourquoi je vais aussi souvent à Paris. Ma réponse est simple. Parce que l’avenir de Tarbes se joue aussi là où se prennent les décisions. » Il revendique pleinement cette stratégie. « Je ne resterai jamais dans mon bureau à attendre que les choses arrivent. J’irai chercher les financements. J’irai chercher les entreprises. J’irai chercher les médecins. J’irai défendre Tarbes partout où cela sera nécessaire. Je considère que c’est mon devoir de maire. » Au-delà des projets eux-mêmes, le maire estime avoir engagé une évolution de la méthode municipale. « Faire ce que nous disons. Dire ce que nous faisons. Assumer nos choix. Rendre compte. » Il rappelle que la majorité municipale a choisi de diminuer les indemnités des élus dès son installation. Il indique également que la préparation du budget est engagée « avec sérieux » et qu’elle reposera sur des arbitrages. « Nous ferons des choix. Nous fixerons des priorités. Parce que chaque euro d’argent public doit être utile aux Tarbaises et aux Tarbais. » À la rentrée, la municipalité prévoit de présenter un plan d’action pluriannuel destiné à donner une vision globale des transformations envisagées pendant le mandat.
« Le plus important est devant nous »
Pascal Claverie a estimé que ces cent premiers jours constituaient avant tout un test. « Les cent premiers jours sont désormais derrière nous. Ils n’étaient pas une fin. Ils étaient un test. Le test de notre capacité à agir vite. Le test de notre capacité à tenir nos engagements. Le test de notre capacité à remettre Tarbes en mouvement. » Il considère avoir apporté « une première réponse », tout en reconnaissant que les transformations profondes d’une ville exigent du temps. « Le plus important est devant nous. Les transformations profondes prennent du temps. Elles exigent de la constance. De la méthode. Du travail. Et de la persévérance. » Le maire affirme vouloir poursuivre son action « avec toute son énergie, toute son exigence et tout son cœur », avec une ambition qu’il résume ainsi : « Que, dans quelques années, les Tarbaises et les Tarbais puissent regarder le chemin parcouru et dire simplement : « Ils avaient promis d’agir. Ils ont agi. » » Avant de quitter la tribune, Pascal Claverie a rappelé une formule qui résume, selon lui, sa ligne de conduite : « Mon objectif n’est pas d’occuper l’actualité. Mon objectif est de transformer Tarbes. » Il a enfin conclu sur une référence à l’emblème de la ville. Évoquant « Tarbes la Hussarde », il y voit l’image d’une ville qui « chevauche, surmonte les obstacles, a la force d’agir, se bat et gagne », avant de conclure : « Je veux que Tarbes gagne ! Vive Tarbes ! Vive la Hussarde ! »