Actualités Hautes-Pyrénées
L’oppsition UDR-RN demande des excuses publiques après la comparaison du maire entre Allemagne nazie et RN
Le groupe d’opposition au conseil municipal Tarbes, le temps du changement, rassemblant l’UDR et le RN, demande des excuses « claires et publiques », après les propos du maire Pascal Claverie, « qui a osé comparer le Rassemblement National à l’Allemagne de 1933 ».
Les membres de l’opposition du groupe Tarbes, le temps du changement, n’a que peu goûté à la comparaison entre la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national, et la situation politique en Allemagne, en 1933, prononcée par Pascal Claverie. Il ont voulu le faire savoir lors d’une conférence de presse, demandant des excuses publiques de la part du maire.
Mépris, insulte, stigmatisation
« De tels propos ne relèvent pas d’un simple excès de langage : ils constituent une comparaison historique particulièrement lourde de sens, qui banalise une tragédie majeure tout en jetant l’opprobre sur une partie des électeurs par l’amalgame et la caricature. Ces propos dépassent le cadre du débat politique. Ils relèvent du mépris, de l’insulte et de la stigmatisation envers des élus républicains, des adhérents, des militants et surtout des milliers d’électeurs tarbais« , avance Eric Peyrègne, accompagné des autres conseillers municipaux d’opposition. « En seulement deux mois par ses paroles et son attitude, Monsieur le Maire a choisi d’exclure et de mépriser près de 36 % des électeurs tarbais, et plus de 47% d’entre eux lors des dernières législatives à Tarbes.«
« C’est une dérive inacceptable »
Le groupe RN-UDR estime que « tenir de tels propos dans une enceinte municipale est particulièrement grave. C’est une dérive inacceptable pour un élu qui prétend être le maire de tous les Tarbais”. C’est pour cela que les conseillers municipaux demandent « des excuses claires et publiques. Des excuses pas uniquement envers nos élus et nos sympathisants, mais envers tous les Tarbais qui se sont sentis insultés et méprisés par ces déclarations indignes du débat démocratique. Nous sommes des femmes et des hommes respectables, engagés pour notre ville et pour nos concitoyens, que cela plaise ou non à Monsieur Claverie. Le respect des électeurs et du pluralisme politique n’est pas une option dans une démocratie.«
Et Eric Peyrègne d’en remettre une couche sur son appréciation de la gestion de Pascal Claverie de l’opposition et sûr son rôle de maire : « Quand un maire tient de tels propos, il engage sa responsabilité publique. Un élu est censé apaiser le débat, élever les échanges et faire preuve de discernement ! Et lorsqu’il est contredit, l’emportement ne fait que confirmer l’absence de recul et de posture attendue d’un maire . La fonction impose de la maîtrise, de la mesure et du respect. Sur un sujet aussi grave, on attend de la hauteur, pas des outrances.«