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régulation des sangliers à Tarbes et les communes voisines jusqu’au 31 mai
Face à la présence régulière de sangliers et aux risques pour la sécurité et les cultures, la préfecture des Hautes-Pyrénées autorise, depuis le 1er mai et jusqu’au 31 mai 2026, des opérations de régulation sur plusieurs communes autour de Tarbes. Encadrées par les lieutenants de louveterie, ces interventions pourront avoir lieu de jour comme de nuit.
Le préfet des Hautes-Pyrénées a pris un arrêté autorisant la régulation du sanglier sur les communes de Tarbes, Bordères-sur-l’Échez, Bazet, Bours, Aureilhan et Séméac. Cette décision s’inscrit dans le cadre du code de l’environnement et du plan national de maîtrise du sanglier. Les autorités justifient cette mesure par « un danger réel pour la sécurité routière » ainsi que par la présence régulière de sangliers dans des zones urbanisées, artisanales et sur des propriétés privées. Les dégâts potentiels sur les cultures, notamment les maïs et les prairies, sont également évoqués.


Des interventions possibles en tout temps
L’arrêté prévoit que les opérations de régulation puissent être menées en toute saison, y compris en période de chasse fermée, et à toute heure, de jour comme de nuit. Cette flexibilité est jugée nécessaire pour répondre efficacement à la surabondance des animaux. Les modalités d’intervention sont larges : tirs à l’approche, à l’affût ou en battue. De nombreux équipements sont autorisés, parmi lesquels les dispositifs de vision nocturne ou thermique, les systèmes GPS pour le suivi des chiens ou encore différents moyens de communication.
Les lieutenants de louveterie en première ligne
La conduite des opérations est confiée au lieutenant de louveterie de la 1ère circonscription. Il pourra être assisté d’autres lieutenants de louveterie ou de tireurs issus des sociétés de chasse locales. Ces agents, conseillers techniques de l’administration, disposent de prérogatives spécifiques, notamment la possibilité d’organiser des battues y compris sur des propriétés privées. Leur rôle est d’adapter les méthodes d’intervention en fonction du terrain, de la saison et du contexte local.
Un cadre strict pour les opérations
Chaque intervention devra respecter un protocole précis : établissement d’une liste de participants, vérification des permis de chasser et assurances, port obligatoire d’un gilet fluorescent, et briefing de sécurité. Les lieutenants de louveterie sont également tenus d’informer en amont les forces de l’ordre ainsi que les maires des communes concernées. Un compte rendu devra être transmis dans les 24 heures suivant chaque opération à la direction départementale des territoires. Certaines zones sensibles font l’objet de précautions particulières. Ainsi, aucune intervention ne pourra être menée à proximité du site Nexter sans autorisation préalable du responsable sécurité.
Destination des animaux et suivi administratif
Les animaux prélevés pourront être remis aux victimes de dégâts, aux sociétés de chasse locales ou à toute autre personne désignée par les organisateurs. Enfin, l’arrêté précise que toute contestation peut être portée devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois après sa publication. Cette décision s’inscrit dans une politique plus large de gestion de la faune sauvage. Le plan national de maîtrise du sanglier vise à encadrer les actions départementales pour limiter les risques liés à la prolifération de l’espèce. Dans les Hautes-Pyrénées, la multiplication des signalements en zones habitées a conduit l’État à renforcer les mesures, avec l’objectif affiché de concilier sécurité publique, protection des cultures et équilibre écologique.




