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sur-l’Echez – Le « trait vert » transformé en dépotoir : l’association ADRISE tire la sonnette d’alarme
À Bordères-sur-l’Échez, ce qui devait être un agréable coin de promenade est devenu un site de dépôts sauvages. L’association ADRISE dénonce l’ampleur du phénomène et appelle les collectivités à agir face à une pollution qui défigure le paysage et menace l’environnement.
Le « trait vert », cette zone de nature aménagée à proximité de Bordères-sur-l’Échez, devait être un lieu propice à la détente et à la balade. Pourtant, la réalité est bien différente. Selon l’association ADRISE, ce secteur s’est transformé en une véritable annexe de la déchèterie du SYMAT.
Sur place, les bénévoles constatent des amas de détritus : déchets ménagers, gravats, encombrants et autres résidus divers jonchent les fossés et les bas-côtés.
Des clichés pris par l’association montrent l’étendue du problème :
Photos 1 et 2 : chemin d’Aureilhan, derrière le CTM, près du rond-point de la rocade.

Photos 3 et 4 : toujours sur le chemin d’Aureilhan, à proximité du chemin d’Andrest.


Une pollution multiple et dangereuse
Ces dépôts sauvages ne sont pas qu’une nuisance visuelle. L’association rappelle qu’ils constituent une menace directe pour l’environnement et la santé publique.
Les déchets abandonnés entraînent la pollution des sols, des eaux et de l’air. Ils dégradent les paysages et peuvent provoquer des incendies, des intoxications ou encore des blessures pour les promeneurs et les animaux.
Pour l’association ADRISE, la situation est intolérable : « Marre de tous ces gros porcs qui balancent leurs déchets n’importe où ! » peut-on lire sur la face Facebook de l’association, exprimant la colère de nombreux habitants face à ce comportement irresponsable.
Un acte d’incivisme puni par la loi
Le dépôt sauvage de déchets n’est pas seulement une question morale : c’est un délit.
Depuis la loi du 15 juillet 1975, tout dépôt de déchets sur la voie publique ou sur le terrain d’autrui est strictement interdit.
Les contrevenants s’exposent à des amendes allant de 68 € à 1 500 €, conformément aux articles R.632-1 et R.635-8 du code pénal.
Par ailleurs, l’article L.541-3 du code de l’environnement confère aux maires un pouvoir de police spécifique pour assurer l’élimination des déchets et faire respecter la réglementation.
Des sanctions encore trop rares
Malgré ce cadre légal, la répression reste insuffisante. « Pas vus, pas pris ! » résume amèrement ADRISE, qui constate un sentiment d’impunité chez les pollueurs. L’association appelle les collectivités locales à « passer à la vitesse supérieure » en renforçant les contrôles et les sanctions. Pour ses membres, seule une action coordonnée entre communes, police municipale et services de collecte permettra de préserver les espaces naturels du territoire.
Un appel à la responsabilité citoyenne
Au-delà des sanctions, ADRISE invite chacun à adopter un comportement respectueux de l’environnement. Les déchèteries du SYMAT sont accessibles et gratuites pour la plupart des dépôts courants. Les habitants ont donc les moyens de se débarrasser de leurs déchets proprement.